10/12/2013

Avec Mandela, l’Afrique au cœur du monde

 

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Cette fois-ci, Nicolas Sarkozy et son scribe Henri Guaino ne peuvent plus prétendre que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. » Tous les chefs d’Etat de la planète – et même les ex à l’instar du ci-devant président français ­– se réunissent maintenant au stade de Soweto pour y honorer la mémoire de Nelson Mandela. Quelle figure autre que celle de « Madiba » pourrait aujourd’hui réunir le monde autour de son cercueil ?

 

Certes,  Mandela a incarné la lutte de tout un peuple et le combat contre l’apartheid compte d’autres héros. Mais il reste celui qui a tendu la main à ses geôliers et initié le processus d’une réconciliation qui semblait impossible après des siècles de haine entre blancs et noirs.

Le grand humain n’est rien sans le peuple qui l’a créé. Mais les peuples ne peuvent rien sans figure fédératrice. Le grand humain, c’est celui qui dit non quand tout incline à dire oui et qui dit oui quand tout pousse à dire non. Mandela a dit non à l’apartheid, alors que la domination blanche semblait invincible. Contre ceux des siens qui rêvaient de vengeance, il a dit oui à la réconciliation.

 

L’Afrique occupe désormais le cœur des préoccupations des principaux décideurs de la sphère globalisée… Surtout depuis que les économistes ont désigné ce continent comme la force productrice et consommatrice de demain ! Naguère encore, elle n’intéressait personne, hormis les organisations de bienfaisance. Aujourd’hui, la voilà courtisée. On peut en ricaner avec amertume. Mais sans doute est-ce mieux ainsi. L’Afrique avait encore plus besoin de respect que de compassion.

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Comme vous avez raison, de même, si nous regardons autour de nous, combien de personnes auraient encore plus besoin de respect, en tout premier lieu, que de compassion?! Faut-il évoquer ici, les "clientèles" des milieux scolaires ou sociaux, comme les CMS!!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/12/2013

La Cour des Comptes de l’UE dénonce le paiement du salaires de faux fonctionnaires palestiniens !
Publié le : 11 décembre 2013
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L’Union Européenne a payé les salaires de milliers de fonctionnaires de la bande de Gaza qui n’ont pas travaillé depuis six ans, selon un rapport sur l’aide de plusieurs milliards d’euros d’aide aux palestiniens par l’Union Européenne.

Le rapport de la cour des compte, qu’à pu voir le Financial Times, catalogue de graves lacunes dans les gestion, par Bruxelles, de l’aide internationale.

Alors que la Commission européenne a défendu son programme de paiements comme un « instrument politique » pour maintenir en vie l’objectif d’une solution à deux Etats, la cour des comptes dénonce les dérives et les gaspillages des fonds des contribuables européens.

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Depuis 2007, l’Union européenne a accordé environ 2,9 milliards d’euros (aide directe) à des projets dans les territoires palestiniens, ce qui représente près de 20% de toute l’aide destinée à la « politique de voisinage. »

Le principal élément du programme palestinien qui coûte cher- nommé Pegase -, représente 1.4 milliard d’euro depuis 2007.

Pegase est une subvention directe de la masse salariale des fonctionnaires palestiniens.

« Alors que Pegase est destiné à soutenir les services publics au profit de la population palestinienne, le paiement des fonctionnaires qui ne travaillent pas ne fait pas parti de cet objectif » indique le rapport.

Les rapporteurs demandent « d’entreprendre une refonte majeure du système de financement des fonctionnaires au chômage, d’introduire une mise en concurrence lors des constitutions des groupes de surveillance pour surveiller les paiement. »

« Toute décision de cesser de contribuer aux salaires dans la bande de Gaza devrait être politiquement très sensible, » ajoute le rapporteur de l’UE.

Ingeborg Grässle, un membre de la commission de contrôle budgétaire du Parlement européen, a déclaré qu’elle trouvait » insupportable » que l’UE ait versé cet argent à des fonctionnaires alors qu’ils se tournent le pouce toute la journée… »

Enfin, le rapport de dénonce le remboursement de la TVA, à hauteur de 2.5 millions d’euros, pour un hôtel 5 étoiles de la Bande de Gaza, ce qui représente 25% de tous les paiements effectués aux entreprises. Alors que ces paiement sont censés fournir un « service public. » Le rapport note que lorsque les enquêteurs ont visité l’hôtel, en octobre 2012, l’hôtel « ne fonctionnait presque pas. »

Écrit par : Corto | 12/12/2013

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