30/09/2013

Les Roms, ingrédients pour cuisine politique

 

La polémique qui sévit au sein du gouvernement français à propos des Roms, démontre à quel point la classe politique est incapable d’avoir à leur sujet une vision à la fois réaliste et humaniste. Et ce constat ne se limite pas à Paris.

 

 En assimilant les Roms à la délinquance, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls stigmatise tout un peuple, ce qui ne fait qu’attiser un problème déjà brûlant au lieu de chercher à l’éteindre. Mais en niant l’exaspération des populations locales qui ne supportent plus les troubles provoqués par les campements sauvages, sa collègue écologiste Cécile Duflot fait preuve d’une impardonnable cécité.

 

Ils ne s’intéressent pas aux Roms mais s’adressent tous deux à leur électorat respectif. Manuel Valls veut conforter son image de ministre protecteur de la loi et de l’ordre, apte à capter des voix d’électeurs excédés par la délinquance. De son côté, Cécile Duflot, après toutes les couleuvres que lui a fait avaler le président Hollande en matière de politique environnementale, doit se refaire une beauté gauchisante pour conserver son emprise sur le parti Europe Ecologie -Les Verts.

 

Au lieu de touiller dans leur petite gamelle politicienne, les gouvernants feraient mieux d’examiner les questions liées aux Roms avec sérénité.

 

Les responsabilités sont multiples, à commencer par celles des pays d’origine de ce peuple, la Roumanie, la Bulgarie, la Croatie notamment. Que fait Bucarest des 2,2 milliards d’euros que son gouvernement reçoit, chaque année, de l’Union européenne pour améliorer le sort désastreux réservé à ses deux millions de Roms?

 

Apparemment rien ou très peu de chose, les Roms préférant dormir sur un trottoir parisien plutôt que de retrouver la misère hostile qui les attend dans leur pays. C’est donc sur le plan européen que cette question doit être réglée, en exigeant des Etats concernés qu’ils engagent enfin à bon escient les fonds qui leur sont généreusement alloués.

 

Jean-Noël Cuénod

 

 

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Commentaires

La tragédie des Roms interpelle aussi sur le préjugé, en général. Lä où je vis, il y eut vols à l'étalage... Comme on ne surprit personne "la main dans le sac" mais qu'il y avait quelques Roms habitant un peu plus haut que la grand surface en question, on "décida" qu'il ne pouvait s'agir que d'eux... Dans une maison d'enfants un enfant arrive avec la réputation d'être un voleur. Aux alentours de Pâques, les enfants recevaient des paquets avec des oeufs et du chocolat. La directrice rangeait le tout dans un meuble pour redistribuer aux goûters... Il y eut du chocolat de volé... La directrice se vanta: elle trouverait rapidement le ou les coupables... Finalement, n'ayant trouvé personne... elle "sut"! c'était forcément l'enfant à la réputation de voleur nouvellement arrivé... Il fallait qu'elle "sache" sans quoi elle perdait la face... Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 01/10/2013

Faits divers à l'identique tel celui du commentaire précédent mais remontant aux années 50 qui eux fustigeaient les Jenishs Suisses .De nos jours il suffit d'être écoterroriste ou savoir militer pour une cause inconnue afin d'honorer et conjuguer le verbe voler à tous les temps

Écrit par : lovsmeralda | 02/10/2013

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