• SOUTERRAIN

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    métauxfusion.jpg

    Misère

    Des métaux

    Or fondu

    Airain mort

    Fer Maudit

    Racines

    Privées d'air

    Et de suc

     

    Entrailles

    Pesantes

    Au sous-sol

    De l'homme

     

    Mais à quand

    Le retour

    Des pluies

    Le velours

    Du dégel?

    Et le sein

    Des fanges

    Réchauffé

    Par nos mains?

     

    Jean-Noël Cuénod

     

    Livres de poésie de l'auteur disponibles:

     
    Dans les librairies Payot ou auprès de l'éditeur Samizdat (Denise Mützenberg, 8 chemin François-Lehmann - 1218 Grand Saconnex):

    - Circonstances

    - Le Goût du Temps (Prix Festival Rilke 2012)

    Disponibles sur les sites FNAC, Amazon,

     - Matriarche (Editions Editinter Paris)

    - Liens (Editions Editinter Paris)

    - Amour Dissident (Editions Editinter Paris. Coécrit avec Christine Zwingmann - Médaille du Sénat)

     

     

     

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  • IL Y A TOUJOURS QUELQUE CHOSE QUELQUE PART

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    nuages.jpg

    Photo prise sur http://byebyebog.com

     

    Un vol de moineaux

    Fait naître l’inquiétude

    Dans le petit parc

     

                   Comme un sort jeté aux hommes

                   Par des dieux oubliés

     

     

    Le long du ruisseau

    Le cheval rouge galope

    Dans sa solitude

     

                   Yeux fous bouche d‘écume

                   Sur le cou aucun licol

     

    Miroir du ciel

    La plaine allume ses feux

    Et tend ses champs noirs

     

                   Fusion confusion

                   Terre porteuse de nuages

     

     

     Joie dans les nuages

    Il fait beau il faut partir

    Un soleil au cœur

     

                   Et toujours il y aura

                   Quelque chose quelque part

     

     Jean-Noël Cuénod

     

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  • Danse avec la nature, danse avec les animaux

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    grandjetédroitegrand.PNG

    Le Plouc et la Plouquette verdissent au Périgord, à Beaurecueil, entre Saint-Sulpice-de-Mareuil et Rudeau. Danseuse, poète, chorégraphe, danse-thérapeute, Christine Zwingmann Cuénod, alias La Plouquette, vous présente quelques bons bonds et rebonds. Voilà donc un grand jeté "aller" au bord de la Nizonne.

    Les ragondins qui abondent dans cette rivière, en sont restés baba. Quel est ce superbe animal qui prend son envol? Un félin heureux de l'être? Un oiseau inconnu qui va décrocher la lune?

    Et voilà le grand jeté "retour". Les ragondins commencent à se rêver rats de l'opéra.grandjetégauche.PNG La Plouquette ne part pas à la conquête de la nature. Elle en est un élément, à l'image des iris qui frissonnent sous la brise, des herbes de marais qui respirent le soleil comme si c'était la dernière fois, de la buse qui tourne et retourne vers cette proie qui bouge trop, de la rivière assoupie par août et repue par les pluies de juillet. Christine vous donne rendez-vous sur le site qu'elle vient d'ouvrir: http://christine-zwingmann.com. En attendant voilà une vidéo de la danse qu'elle vient d'improviser dans le somptueux décors verdo-périgordin.

    ESPACE VIDEO

     

     

     

     

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  • Jacques Vergès, l'extrême avocat

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    «Mais comment pouvez-vous défendre de pareilles fripouilles?» A cette remarque assénée par les honnêtes gens aux avocats pénalistes, le défenseur de Landru, Me Vincent de Moro Giafferi répondait: «Ah, mais je défendrais bien volontiers les enfants de Marie, hélas ils ne peuplent guère les Cour d’assises!»

     

    Jacques Vergès, qui vient de décéder à Paris, a défendu les pires monstres, y compris le «boucher de Lyon», le SS Klaus Barbie (ci-dessous, la vidéo de sa plaidoirie). Et il aurait été prêt à défendre Hitler, «à la condition qu’il plaide coupable», ajoutait-il. Cet engagement de l'extrême avocat n’était pas que pose provocatrice. Il traduisait ce qui forme l’essence, la raison d’être de la défense.

     

     L’avocat est une digue entre l’Etat de droit et l’état de barbarie. Détruisez cette digue, et l’état de barbarie submergera l’Etat de droit. Dès lors, empêcher Hitler d’avoir un avocat, c’est lui donner raison, c’est admettre que son entreprise de destruction de la civilisation démocratique a réussi. En ce sens, Jacques Vergès nous défend de la barbarie en plaidant pour les barbares.

     

     Certes, l’initiateur des «procès de rupture» n’avait pas de mots assez durs pour fustiger la société capitaliste et ce qu’il considérait comme sa façade démocratique. Mais à tout prendre, il vaut mieux une démocratie, même de façade, à l’absence totale de démocratie. En mettant en lumière les hypocrisies et les contradictions de notre société, en dénonçant ses reniements, en mesurant l’écart entre les beaux discours consensuels et les réalités brutales qu’ils dissimulent, l’avocat défunt a participé à la renforcer, alors qu’il voulait la détruire. Ce n’est pas le moindre paradoxe de cette vie pleine de fureurs et de mystères.

     

    Sans doute, Jacques Vergès était bien conscient de cet humour de l’Histoire et devait en sourire, entre deux bouffées de havane offert par Fidel Castro.

     

    Jean-Noël Cuénod

     

    ESPACE VIDEO

     

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  • Un ambassadeur "beurgeois" attaque le Quai d'Orsay

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    Kedadouche.jpg

    Ambassadeur de France en Andorre, d’origine algéro-kabyle et ancien footballeur professionnel, Zaïr Kédadouche (à gauche sur la photo, sous le maillot du Red Star) dénonce les discriminations dont il est victime au Quai d’Orsay, ce nid à particules nobiliaires. Un nid de vipères aussi, à en croire la lettre indignée que l’ambassadeur vient d’envoyer à son patron, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, dont voici ce passage:

     

    «Le manque d’ouverture et d’innovation du Ministère (…) empêche de valoriser de nouveaux parcours, en particulier celui des Français issus de l’immigration maghrébine dont vous savez bien que malgré les plus grands efforts possibles d’intégration, ils continuent à subir des rejets et des discriminations feutrées. Je les ai, à nouveau, subies dans les palais dorés du Quai d’Orsay».

     

    Il faut dire que le Ministère des affaires étrangères est traditionnellement l’apanage des rejetons de la noblesse française. Mais si la particule ne vaut plus diplôme, l’empreinte aristocratique ne s’est pas effacée pour autant. Trempant sa plume dans une encre plus sulfurique que diplomatique, l’ambassadeur Kédadouche, en porte témoignage dans sa conclusion:

     

    «J’ai le sentiment que le Quai d’Orsay, dans sa partie la plus influente, trace sa route dans un isoloir, cherchant à éliminer toute trace génétique risquant de compromettre la reproduction sociale des élites».

     

    Lorsqu’il se trouvait en poste à Liège en tant que consul général, Zaïr Kédadouche avait déjà essuyé des actes de harcèlement moral de la part de ses collègues aux patronymes à rallonges. Elevé en mai 2012 au rang d’ambassadeur auprès de la Principauté d’Andorre (dont la souveraineté est partagée entre la France et l’évêque catalan d’Urgell), le diplomate n’a pas été épargné pour autant et a eu maille à partir avec un de ses collaborateurs contre lequel, il a envisagé de déposer plainte, jusqu’à ce que l’Inspection générale du quai d’Orsay l’en dissuade. En revanche, M. Kédadouche a saisi le Défenseur des droits, Dominique Baudis qui va mener une enquête.

     

    Soucieux de calmer les esprits, le ministre Fabius a répondu à son ambassadeur qu’il était «disposé à l’écouter plus en détail».

     Le parcours de Zaïr Kédadouche est exceptionnel et démontre qu'être élevé en banlieue peut mener vers les hautes sphères. Mais le chemin est plus semé de rosseries que de roses. Il est né à Tourcoing (Nord de la France) en 1957 dans une famille kabyle de six enfants qui a fuit la misère de l'Algérie encore coloniale. Son père milite au Front national de libération qui lutte pour l'indépendance algérienne, est emprisonné et meurt alors que le petit Zaïr n'a que 5 ans. Sa mère, qui sait à peine lire et écrire, décide de rester en France.

    La famille Kédadouche vit alors dans un bidonville d'Aubervilliers, en banlieue parisienne. Durant sa jeunesse, Zaïr fait tous les métiers qui lui tombent sous la main, coursier, gardien de musée et... footballeur professionnel, tout en continuant à suivre des cours du soir. Il occupe le milieu de terrain défensif à Sedan de 1975 à 1977, puis au Paris FC de 1977 à 1983 avant de rejoindre le Red-Star à Saint-Ouen, tout près de Paris, entre 1984 et 1988. Il décroche un diplôme d'Etat d'éducateur sportif puis d'autres parchemin en sciences humaines, en gestion des entreprises et administrations, échoue d'un poil à l'Ecole nationale d'administration (ENA) et devient professeur certifié en technologie gestion.

    Il appartient désormais à cette «beurgeoisie» qu’il décrit dans un de ses ouvrages «La France et les Beurs» (son autre livre s'intitule "Zaïr le Gaulois", tout un programme!)

    Zaïr Kédadouche se lance en politique dès 1985; il siège au conseil municipal à Aubervilliers pendant dix ans, au Conseil régional d'Ile-de-France, de 1992 à 1998 et est élu maire adjoint du 17ème arrodissement à Paris. Il a commencé ce parcours sous les couleurs de Génération Ecologie, mouvement de Brice Lalonde, avant de se rapprocher du RPR (ancêtre de l'UMP), attiré par la personnalité de Jacques Chirac. Il se définit toujours comme un "chiraquien de gauche" et a appelé à voter François Hollande à la dernière élection présidentielle.

     Nommé en octobre 2002 membre du Haut Conseil à l'intégration, il devient conseiller en cette matière du ministre de la Ville Eric Raoult, puis du président Chirac. Parlant anglais et ancien "Young Leader" du programme d'échanges organisé par la Fondation américaine German Marschall, Kédadouche sait cultiver ses relations internationales et parvient à s'inscrire dans le circuit très fermé de la diplomatie française.

    Son ami d'un autre bord politique mais d'une commune origine, le socialiste Malek Boutih, déclare à son propos: "S'il veut un jour accéder au premier rang, Zaïr va devoir apprendre à montrer les dents".

    Avec cette lettre à Fabius, il semble que l'ambassadeur n'a plus besoin de leçon.

    Jean-Noël Cuénod

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  • ENSEMENCÉ D'ÉTOILES

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     Sens-tu mon frère le vent du Sud

     Et sa poigne d’étrangleur des sables ?

     L’air sec et cassant brise ton souffle

     Dos courbé tu poursuis ta route

     Pas lourd sac léger sel sur les lèvres

     La couche et la source t’appartiennent

     Mais l’air te manque tes poumons brûlent

     

     La nuit ouvrira ta poitrine

    Pour frayer un passage au zéphyr

     Tu seras ensemencé d’étoiles

     Au matin tu reprendras la route

     Guidé par le Sud et son haleine

     A midi plein le magnolia

     Offrira son ombre parfumée

     

    Au sein de ta sieste un sein

    Douce colline de chair dorée

    Rassasié  de dattes et d’amour

    Tu tailleras la route solaire

                   

    Jean-Noël Cuénod         

     

    Livres de poésie de l'auteur disponibles dans les librairies Payot ou auprès de l'éditeur Samizdat (Denise Mützenberg, 8 chemin François-Lehmann - 1218 Grand Saconnex):

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  • Christine Boutin, Stephanie Banister et les lapins crétins de la politique

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    Boutin.jpg

     

    A la manière de leurs lointains cousins de la famille oryctolagus cuniculus, les lapins crétins prolifèrent aussi en politique. Un jeune spécimen (spéciwoman dans le cas présent) paraît des plus prometteurs: Stéphanie Banister, 27 ans, candidate de l’extrême droite australienne à l’élection législative de Brisbane. Son intervention télévisée fait un beuze mémorable grâce au nombre impressionnant d’idioties qu’elle profère en un laps de temps réduit. Les médias anglo-saxons la sunomment déjà la «Sarah Palin australienne», évoquant ainsi la reine des lapins crétins, ex-candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis.lapincretin3.jpg

     

    Il est, en effet, difficile de battre Stéphanie Banister sur ce terrain pourtant bien disputé (voir notre Espace Vidéo). Qu’on en juge: «Je ne m'oppose pas à l'Islam en tant que pays mais j’ai le sentiment que leurs lois ne devraient pas être les bienvenues ici en Australie». L’islam est donc un pays. Elle confond aussi la nourriture «haram» (proscrite par l’islam) et «halal» (autorisée) et dans la foulée se lance dans les hautes sphères de la théologie: «Les juifs ne suivent pas le haram. Ils ont leur propre religion, qui suit Jésus Christ». Qu’en pense le Grand Rabin d’Australie?

     

    lapincretin2.jpgL’alimentation halal-haram trouble d’ailleurs sa digestion intellectuelle. Sur des boîtes de conserve vendues dans un supermarché, la Banister avait collé des étiquettes, «Attention, la nourriture halal provoque le terrorisme», ce qui lui vaut des ennuis judiciaires. Les lapins crétins politiques sont de grands incompris!

     

    La France tient en Christine Boutin (photo), un élément sûr dans l’élevage intensif de cette espèce qui est loin d’être en voie de disparition. Avec en plus, une mutation génétique tout à fait étonnante, car dans le cas Boutin, la grenouille de bénitier s’est muée en lapin crétin. Une grenouille qui a de grandes oreilles et un lapin qui a des pattes palmées, vous imaginez le monstre?lapincretin5.jpg

     

    Ce batracien lapinesque s’est attaqué à Nelson Mandela en affirmant que si «Madiba» était célébré par les médias du monde entier, ce n’est pas parce qu’il a purgé 27 ans de prisons pour s’être opposé à l’apartheid, ni pour avoir fondé la nouvelle République d’Afrique du Sud. Non, tout le monde se trompe. Si Mandela est célèbre, c’est pour avoir introduit le mariage gay et l’avortement dans sa constitution. Voici le texte intégral de l’intervention de la présidente démissionnaire des chrétiens-démocrates français devant l’Institut de la démocratie et de la coopération.

     

    On ne saurait conclure sans rendre un vibrant hommage au pape des lapins crétins, l’inusable Deubelyou Bush. Voici quelques extraits bruts de ses célèbres «buscheries». A mourir. Mais pas que de rire, hélas.

     

    L’ancien président a ainsi salué «le roi Abdullah de Jordanie, roi du Maroc»           

     

    Tout au désir de caresser Tokyo dans le sens du poil, l’Inoubliable s’est exclamé: «Depuis maintenant un siècle et demi, l'Amérique et le Japon ont formé l'une des plus grandes et des plus fortes alliances des temps modernes. De cette alliance est née une ère de paix dans le Pacifique». Durant un siècle et demi, il y a bien eu quelques petits malentendus entre le Japon et les Etats-Unis mais ce ne fut que broutilles: Pearl Harbor, quatre ans de guerre, Hiroshima, Nagasaki.

     

    Et maintenant passons à ses maximes gravées dans le marbre de la philosophie politique:

     

    -        «Cet argent est le vôtre. Vous avez payé pour l'avoir».

     

    -        «Le futur sera meilleur demain»

     

    -        «Je crois que nous sommes d'accord, le passé est fini».

     Jean-Noël Cuénod

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  • Le tiercé gagnant de Jean-Jacques Goldman (vidéos)

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    Le chanteur Jean-Jacques Goldman, 61 ans, a été désigné personnalité préférée des Français, hier, par le Journal du Dimanche. Deux fois par an, cet hebdomadaire consacre une enquête d’opinion pour désigner celle ou celui qui règne sur le cœur de nos voisins. Ceci explique-t-il cela ? Depuis douze ans, le créateur de « Quand la musique est bonne » s’est placé dans l’ombre des projecteurs. Il ne donne que de rares concerts de charité, notamment lors de la traditionnelle tournée des « Enfoirés » destinée à soutenir les Restos du Cœur. Et n’a plus sorti d’album, tout en continuant à écrire des succès, notamment pour Céline Dion et Johnny Hallyday.

     Or, le public apprécie les vedettes qui « ne se la joue pas ». Mais il ne faut pas pour autant se faire complètement oublier. L’an passé, l’album « Génération Goldman », reprises des « tubes » du sexagénaire par de jeunes vedettes, a fait un tabac fumant.

     Les Français apprécient aussi que Jean-Jacques Goldman place sa famille avant sa carrière. Le rythme fou de ses grandes années de succès, au cours des décennies 80 et 90, avait brisé son premier mariage (trois enfants de 28 à 38 ans). Après ses secondes noces avec une mathématicienne (trois enfants aussi, de 6 à 9 ans), Goldman en a tiré leçon en quittant Paris pour Marseille et en privilégiant la chaleur des siens aux feux de la rampe.

     En retrait, mais pas trop, actif dans le domaine de la solidarité, la famille comme valeur principale, voilà le tiercé gagnant de Jean-Jacques Goldman.

    A la deuxième place de ce podium de la popularité, figure l’ancien premier de classe, le comédien des « Intouchables », Omar Sy. La star Sophie Marceau n’est pas loin, de même que le comique Gad Elmaleh. Il est intéressant de constater que ces citoyens les plus populaires ne ressemblent guère à la majorité des parlementaires, Français de souche et  venant de la ruralité ou des villes cossues.

     Jean-Jacques Goldman est le fils d’un résistant juif communiste. Son demi-frère Pierre fut un militant gauchiste célèbre dans les années 70, accusé de braquages ; il a été assassiné en 1979 par un groupe d’extrême-droite « Honneur de la Police » dont les membres n’ont jamais été identifiés. Omar Sy est un Français de la banlieue, né dans une famille sénégalaise et mauritanienne. Sophie Marceau est issue d’une famille ouvrière et a grandi à Gentilly, symbole de la banlieue parisienne restée « rouge ». Quant à Gad Elmaleh, il est né de parents séfarades à Casablanca.

    « Et tout ça, ça fait d’excellents Français ! », comme le chantait Maurice Chevalier.

    Jean-Noël Cuénod

  • DESORIENTE

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      Ô mon amour de paille et de ventsolitaire.jpg

    Je suis perdu dans tes brindilles

    Le Nord me fuit le Sud me jette

    L’Est s’est éteint l’Ouest disparaît

    Le Centre de la terre est scellé

    Et le Ciel m’est inaccessible

     

    Ma solitude comme un bâillon

    Mon errance pour seule boussole

     

    Je vais dormir dans tes bras absents

    Et m’enrouler dans nos souvenirs

    Pour me préparer à recevoir

    Les étreintes glacées de l’aurore

    En moi aucun songe ne naîtra

    Mes rêves sont trop lourds à porter

     

    Ma solitude comme une force

    Mon errance pour seul sentier

     

     Jean-Noël Cuénod

     

     Livres de poésie de l'auteur disponibles:

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  • Banlieues et politique de la Ville : 36 ans d’échec. Pourquoi ?

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    clichy-sous-bois-la-foresti-1260725706.jpg

     

    36 ans de politique de la Ville en France. 36 ans d’échec. Depuis le premier plan d’aide aux cités des banlieues défavorisées, adopté par le premier ministre Raymond Barre en 1977, chaque gouvernement y est allé de son « plan Marshall » pour calmer ces quartiers qui, régulièrement, flambent en émeutes. Les uns croyaient aux miracles de la rénovation urbaine, les autres ne juraient que par le renforcement des dispositifs policiers, d’aucuns misaient sur l’aide sociale. Aucune de ces mayonnaises, montées à gauche ou à droite, n’a pris.

    Le président Hollande table aujourd’hui  sur la concentration des ressources vers les zones les plus pauvres. Gageons que ces louables intentions seront aussi vouées à l’insuccès que celles de ses prédécesseurs.

    Cette impressionnante succession de défaites démontre que ce problème ne se limite pas aux banlieues mais qu’il se rapporte à la conception même du pouvoir en France.

     Ce pays est le plus centralisé du monde démocratique. C’est le centre qui décide de tout, aux échelons inférieurs d’appliquer les directives de Paris. Et ces directives concernent les situations les plus diverses. Or, il n’y a pas une, mais des cités. Les échelons locaux sont donc bien mieux placés pour débrider les plaies dont souffrent certains de leurs quartiers. Mais voilà, ces échelons n’ont pas de ressources qui leur sont propres et sont obligées de quémander l’aide du centre qui l’accorde ou non selon ses critères.

     La France n’aime pas le fédéralisme. Les réformes entreprises pour dégonfler le centre des décisions se sont révélées bien timides et ont favorisé l’émergence de roitelets provinciaux qui se satisfont des apparences du pouvoir. Mais sans une véritable décentralisation, la politique de la Ville restera lettre morte.

    Jean-Noël Cuénod

     

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  • Succès franco-suisse au Festival du mime de Périgueux : «Les Paraconteurs» démontrent qu’au paradis aussi, l‘enfer c’est les autres

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    LES_PARACONTEURS_ConSequences_anges.jpg

    Pas de feu du 1er-Août mais une chaleur torride à Périgueux, ville du sud-ouest de la France qui, désormais, est moins renommée pour ses foies gras que pour son Festival international des arts du mime et du geste "Mimos", le plus important en Europe dans cette spécialité par essence transfrontalière. Il a commencé lundi et se terminera demain. Entre «Off» et «In», le spectacle est permanent à Périgueux qui, depuis 30 ans, a donné au mime toute son éloquence.

     

    Parmi les spectacles du «In», celui du duo franco-suisse de clowns «Les Paraconteurs» - a fait un tabac. Ce qui, après tout, est normal puisqu’il y est notamment questions de cendres. La partie française du duo est représentée par Eric Druel (à gauche sur la photo) et le côté suisse est assumé par le Genevois de Paris Mathieu van Berchem qui est aussi, dans son autre vie, journaliste et signe de nombreux articles à la « Tribune de Genève » et à « 24 Heures ».

     

    Dans un espace théâtral situé en forêt, aux environs de Périgueux, «Les Paraconteurs» ont fait, jeudi après-midi et soir, salle comble. Et comblée. «Cela fait longtemps que je n’ai plus autant ri à un spectacle», s’exclame une spectatrice à l‘éventail frénétique et enthousiaste. « Digne de Marceau » commente un autre.

     

    Leur spectacle intitulé «ConSéquences» se présente sous la forme de saynètes sans paroles qui s’enchâssent pour former un récit qui subvertit les codes des rapports entre humains. Parmi les mises en situation, une évocation de la mort qui réussit à être hilarante sans provocation. La seule provocation est celle qui pousse le spectateur à faire de son rire un sujet de réflexion. Il apprendra ainsi qu’au paradis aussi, l‘enfer c’est les autres. Et que les cendres funéraires ne sont que ce qu’elles sont, de la poussière et rien d‘autres.

    Le terme de clowns est-il approprié pour qualifier ce spectacle tout en finesse? Mathieu van Berchem l’assume tout en mesurant l’ambiguïté du mot: «Contrairement aux autres amuseurs, le clown révèle toujours quelque chose de lui-même, de ses faiblesses et fait rire à ses dépens».

    Les amuseurs de la Télécratie, eux, font rire au dépens des autres.

     

     Jean-Noël Cuénod

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