01/08/2013

Succès franco-suisse au Festival du mime de Périgueux : «Les Paraconteurs» démontrent qu’au paradis aussi, l‘enfer c’est les autres

 

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Pas de feu du 1er-Août mais une chaleur torride à Périgueux, ville du sud-ouest de la France qui, désormais, est moins renommée pour ses foies gras que pour son Festival international des arts du mime et du geste "Mimos", le plus important en Europe dans cette spécialité par essence transfrontalière. Il a commencé lundi et se terminera demain. Entre «Off» et «In», le spectacle est permanent à Périgueux qui, depuis 30 ans, a donné au mime toute son éloquence.

 

Parmi les spectacles du «In», celui du duo franco-suisse de clowns «Les Paraconteurs» - a fait un tabac. Ce qui, après tout, est normal puisqu’il y est notamment questions de cendres. La partie française du duo est représentée par Eric Druel (à gauche sur la photo) et le côté suisse est assumé par le Genevois de Paris Mathieu van Berchem qui est aussi, dans son autre vie, journaliste et signe de nombreux articles à la « Tribune de Genève » et à « 24 Heures ».

 

Dans un espace théâtral situé en forêt, aux environs de Périgueux, «Les Paraconteurs» ont fait, jeudi après-midi et soir, salle comble. Et comblée. «Cela fait longtemps que je n’ai plus autant ri à un spectacle», s’exclame une spectatrice à l‘éventail frénétique et enthousiaste. « Digne de Marceau » commente un autre.

 

Leur spectacle intitulé «ConSéquences» se présente sous la forme de saynètes sans paroles qui s’enchâssent pour former un récit qui subvertit les codes des rapports entre humains. Parmi les mises en situation, une évocation de la mort qui réussit à être hilarante sans provocation. La seule provocation est celle qui pousse le spectateur à faire de son rire un sujet de réflexion. Il apprendra ainsi qu’au paradis aussi, l‘enfer c’est les autres. Et que les cendres funéraires ne sont que ce qu’elles sont, de la poussière et rien d‘autres.

Le terme de clowns est-il approprié pour qualifier ce spectacle tout en finesse? Mathieu van Berchem l’assume tout en mesurant l’ambiguïté du mot: «Contrairement aux autres amuseurs, le clown révèle toujours quelque chose de lui-même, de ses faiblesses et fait rire à ses dépens».

Les amuseurs de la Télécratie, eux, font rire au dépens des autres.

 

 Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Franco-suisse ? Vous êtes sûr ?
Faites attention à votre vocabulaire. Vous n'êtes pas sans savoir qu'accoler ces deux adjectifs constituent, à l'heure actuelle, pour certains, une grossièreté...

Au paradis, je ne sais pas, mais à Genève, l'enfer, ce sont les frontaliers paraît-il.

Écrit par : Michel Sommer | 02/08/2013

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