12/06/2013

Extrême droite et extrême gauche, même violence?

Après la mort en France d’un jeune militant antifasciste frappé par un membre des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, le président de l’UMP Jean-François Copé a mis l’extrême droite et l’extrême gauche dos à dos.

 

Les violences de ces deux extrémismes sont-elles de nature identique et doivent-ils être jetés dans le même panier de crabes aux pinces tranchantes? Non. Une fois encore, les politiciens français parlent plus vite qu’ils ne pensent. Du moins, quand ils pensent.

 

Certes, recevoir un coup provenant d’un néofasciste ou d’un anar du «Black Bloc» fait mal dans les deux cas. L’auteur de ces lignes peut témoigner, dans sa chair, de la brutalité du service d’ordre de la CGT, à l’époque où ce syndicat servait de courroie de transmission au Parti communiste. De même, les méthodes des hitlériens et des staliniens se rejoignent dans le totalitarisme.

 

Mais nous ne vivons plus dans les années 1920-1930, lorsque l’extrême gauche et l’extrême droite étaient de taille à peu près équivalente dans de nombreux pays d’Europe. Aujourd’hui, l’extrême droite atteint un volume plus important que celui de l’extrême gauche et la dépasse nettement en virulence. En France, l’extrême gauche n’a que rarement débordé les manifs mises sur pied par les syndicats, notamment contre le régime des retraites. En revanche, la plupart des défilés menés par les catholiques et la droite contre le mariage homosexuel se sont terminés en violences organisées par des groupes néofascistes qui ont cherché, de façon systématique, l’affrontement avec la police.

 

Aujourd’hui, en France et partout en Europe, le danger, c’est l’extrême droite. La Hongrie nous en offre un sinistre exemple. Mais le phénomène magyar ne se circonscrit pas qu’à ce pays.

 

Certes, les «Black blocs» qui sévissent dans les cortèges de gauche ne sont pas des bisounours aux auréoles couleur pastel. Mais on ne saurait les comparer aux meutes bien entraînées, organisées, dressées des groupes néofascistes. Leur idéologie centrée sur le chef constitue d’ailleurs un gage quant à l’efficacité de leur violence. Alors qu’en face, c’est plutôt l’anarchie qui règne. Par ce seul aspect, confondre les deux violences relève donc de l’absurde.

 

Pour les extrémistes de gauche non pacifiques, la violence est un moyen et non pas une fin, le but idéal étant d’atteindre la justice sociale. Cette attitude est périlleuse et erronée, comme l’Histoire nous l’a montré, des moyens violents conduisant à instaurer une société violente.

 

Mais l’état d’esprit qui la guide n’est pas le même que celui qui anime les extrémistes de droite pour qui la violence est toujours une fin. Elle est revendiquée comme le ferment d’une société organisée en fonction d’une hiérarchie rigide et fondée sur la discrimination raciste et sexiste, cette violence des violences.

 

Jean-Noël Cuénod

ESPACE VIDEO

L'avis d'un spécialiste de l'extrême droite interviewé par France 3. A noter son constat: les policiers français se sont plus occupés des extrémistes de gauche que de ceux de droite.

 

13:03 | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : fascisme, communisme, néofascisme, vidéo | |  Facebook | | |

Commentaires

Amnésie Inetrnationale:
l'hypothèse d'un accident impliquant un Djeune non encarté inconnu des bataillons néo-fascistes , avec à leur tête"sic" S.Ayoub brave fils d'une magistrate a fait long feu.
Des images montrent ce Mussolini distribuant des tracts de soutien à Marine , de même Marine a aimablemnt déjeuné au Bar de l'Ayoub quelques temps auparavant.
Ayoub que l'on peut également voir sur la dernière livrée du Canard Enchainé en discussion avec le présumé agresseur de Clément Méric, charmant "gamin" qu'il ne connait pourtant pas
Tout ce petit monde cependant ne se souvient de rien des pépères et des mémères selon Metro news sans danger hormis quelques broutilles qui ont pour nom Karim Diallo, James Dindoyal, Brahim Bouarram qui ont eu le tort de naître du mauvais côté de "l'ethnodifférence"
à propos faites gaffe si vous achetez des polos Fred Perry au rab . c'est la marque favorite des manieurs de batle de baseball.

Écrit par : briand | 12/06/2013

Je n'aurais su mieux dire :-)

Écrit par : Ilépartou Lecardinal | 12/06/2013

Se souvenir de l'édifiant bidonage des services secrets français pour coffrer un "extrémiste" de gauche pour avoir écrit un livre ! http://www.bloom0101.org/pdf_Insurrection.pdf

Evidemment, le procès des responsables dans les rangs des RG, de la police et des politiques UMP attend toujours ...

Écrit par : Djinus | 12/06/2013

Violence. Mode d'emploi, l'acte dont on parle concerne un groupe qui revendique l'usage de la violence à des fins politiques , cela concerne "3ème voie ainsi que d' autres mouvements révolutionnaires et nationalistes , Dans cette nébuleuse on trouve des Skins des Ultra du PSG des universitaires tel que GUD , plus ou moins autonomes sévices d'ordre à usage multiple pour des" ultra catho" pour certaines sections du FN etc.
On peut parfaitement s'opposer à ces mouvements sans être dans une stratégie impliquant des actions violentes et préméditées . cela n'a pas toujours été le cas .que l'on se souvienne des années de plomb en Italie, des mouvements séparatistes en Espagne, la lutte armée représentait l'alpha et l'oméga de la pratique politique. Ce n'est plus le cas .
l'ETA a renoncé à cette forme de lutte .
En conclusion: En France actuellement la droite considère le gouvernement comme illégitime "entré par effraction" cela entretient un climat détestable , qui pèse , et excite des allumés des sports de combat les incite au passage à l'acte.

Écrit par : briand | 12/06/2013

Plus près de chez moi et loin de l'Acropole : mais concernant l'extrême droite, quand Stauffer cessera d'émettre?

Écrit par : briand | 12/06/2013

Merci pour votre point de vue.
Allez ensuite expliquer a la famille d'Aldo Moro, Georges Besse, général Audran et aux victimes de ce branleur de Cesare Batisti qu'ils sont morts pour la bonne cause de l'extrême gauche.
La violence organisée en tortue romaine façon extrême droite ou en guérilla urbaine façon extrême gauche est dans les deux cas violente.
Comment qualifiez vous la violence de Pol Pot, extrême gauche, extrême droite, extrême connerie?Extrêmement pourrie en tout les cas!
Votre démonstration est très orientée.

Écrit par : Éric Marcollin | 12/06/2013

Et pourquoi ne pas parler de la violence du silence, celui des partis politiques démocratiques (que je soutiens pourtant) mais qui par leur silence, leur "laisser faire" sur un nombre croissant de sujet (montée de l'islam, délinquance, immigration illégale,..) ne font rien ou plutôt font semblant..

Cette violence du silence de l'ignorance des problèmes, cette impossibilité à décider et légiférer fermement sur des sujets comme le renvoi d'étrangers criminels (du dealer, aux grands mafieux russes), l'interdiction de la burqa ou du voile (à GE par ex.), la limitation des activités islamistes en Europe, .... ouvre la porte à la violence de l'extrême droite. J'en suis attristé (et apeuré aussi..)

Est-il trop tard pour redonner confiance aux Suisse, aux français, aux européens, que leur culture, leur liberté n'est pas en danger (et ça ne se fera pas seulement avec de beaux discours..)... car aujourd'hui si tout le monde se sent impuissant fasse aux délocalisations des industries, au cours de la bourse, aux manoeuvres des flibustiers de la finance...il y a un domaine ou les gens souhaitent pouvoir agir : préserver leur culture et leur identité... voilà ce qui reste au peuple quand on lui prend sa dignité...

Merci pour votre blog-article

Écrit par : Léon | 13/06/2013

L'extrême-droite dira ce qu'elle voudra, mais c'est quand même la première fois que le meurtre d'un "de-souche" par un immigré déclenche un tel tonnerre politico-médiatique...

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 13/06/2013

droite-gauche, le casque et la plume , comment avancer masqué dans la blogosphère
une écrivaine russophile , des commentaires convenus, de la bien pensance , qui nous livre quelques leçons de chose sur le Naturel , le biologique , in fine derrière l'Autel se cache l'époux probable franciscon bien connu de nos services genre catho intégriste Dreuz reconnaitra les siens
c'était mon conte de Noël, une énigme qu'avec quelques clics sur Google on trouve la tête à clac derrière le Bush ardent

Écrit par : briand | 13/06/2013

Et que penser de cet article, Jean-Noël Cuénod? Orienté ou décrivant une situation différente de celle que vous analysez pour la France?

http://www.nationspresse.info/rapport-sur-la-securite-en-suisse-lextreme-gauche-est-la-plus-dangereuse/

Cela dit, la récupération médiatico-politique de l'affaire Clément Méric n'est pas non plus à sous-estimer. Et vous avez peut-être lu mon billet à cet égard.

Merci et bien à vous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 14/06/2013

Une histoire de bagarre qui tourne mal... rien de plus. Des voyous politisés qui s'insultent et se provoquent... puis le drame. Drame savamment récupéré par la gauche. A noter que la différence entre les deux protagonistes, mis à part leur appartenance politique, est leur origine sociale. Clément était un universitaire de bonne famille et Esteban un prolo aux origines espagnoles...... Les stéréotypes habituels sont explosés par ce constat. Comment un jeune d'origines étrangères et qui ne roule pas sur l'or prend le chemin de la droite dur? Là, la gauche n'a pas vraiment d'explications. Peut-être que les raisons seraient à trouver dans le multiculturalisme.... Il y a ceux qui le vivent à travers des théories à l'Uni et ceux qui l'encaisse chaque jour.

La violence de gauche semble être légitimée, car dénuée de haine envers d'autres individus ou "groupes sociaux victimaires" (étrangers, juifs, homo, musulmans,...). Toutefois, la gauche dur c'est la haine du riche, du patron ou de celui qui ne pense pas comme elle... ce dernier se retrouve souvent affublé de l'insulte "facho". D'ailleurs les politiciens n'étaient pas les bienvenus à l'hommage de Clément Meric... tous des vendus ou des fachos, cela va de soit.

Je finirais, tout de même, que la violence en France n'est pas exclusivement le fruit de la droite extrême. Il suffit de regarder les familles des prisonniers qui se rendent aux parloirs des établissement pénitentiaires.....

Écrit par : Riro | 14/06/2013

Je ne puis m'empêcher d'essayer d'imaginer ce qu'auraient été les réactions et les commentaires si un extrémiste de gauche avait battu à mort un extrémiste de droite. Impression bizarre que les donneurs d'explications auraient trouvé facilement les arguments pour dire que c'est la victime qui avait en fait été responsable .... impression, oui, mais je n'arrive pas à m'en défaire !
Serait-ce que la violence de gauche est toujours légitimée par ceux-là même qui hurlent contre la violence de droite ?
Je préférerais, pour ma part, que l'on ait un discours plus clair contre toute violence, peu importe les étiquettes car cette violence là est intolérable, injustifiable, inqualifiable.

Écrit par : uranus2011 | 14/06/2013

Bien sûr qu'en aucun cas la violence ne peut être cautionnée.

Dans ce sens et comme je l'ai rappelé sur mon blog, il aurait aussi été juste de mobiliser les medias de la même manière pour François Noguier, battu à mort le 4 juin par un Nord Africain qui a ensuite courageusement pris la fuite.

Quant à l'affaire Clément Méric, je vous invite à lire cet article: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/221304888/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 14/06/2013

@uranus2011 à écrit :
"Serait-ce que la violence de gauche est toujours légitimée par ceux-là même qui hurlent contre la violence de droite ?"

Le petit problème avec votre raisonnement, et de celui de ceux qui essayent de minorer la gravité de l'acte dont nous parlons, c'est qu'il repose sur le postulat éminemment FAUX qu'il existerait une violence de l' "extrême-gauche" équivalente à celui des mouvements nationalistes en France. Or je suis désolé, mais les faits sont tétus : les ratonates ont pour cible, l'écrasante majorité du temps des homosexuels, des militants antifa, des syndicalistes, des musulmans, des blacks, etc.

Donc, merci de cesser de renvoyer les militants de gauche dos-à-dos avec les fascistes au prétexte que les media les qualifient les deux d' "extrêmistes".




(*) Front de gauche, antifa, syndicas,

Écrit par : Djinus | 14/06/2013

@Djinus
La violence de l'extrême gauche existe. D'ailleurs lorsqu'on s'intéresse un peu au milieu skinhead on s'aperçoit que certains de droite passent à gauche.... ou même le contraire. La seule constance dans les extrêmes est la violence, la radicalité sans discussion possible. Les skins de gauche agressent les apolitiques, car ils leurs reprochent de tolérer ceux de droite. C'est typiquement de la violence "gauchiste", car elle s'en prend à des gens qui pensent différemment sans pour autant être des nazis, racistes... ou autre. Mais voilà, t'es pas des notre... donc t'es un vendu ou un faf.

Concernant la violence, je pense que la violence vient surtout des cités. Le nombre de ratonnades doit être ridiculement bas à comparer au racket ou agressions pour une cigarette.... Je connais pas de noir ou d'arabes qui se plaint du climat d'insécurité, vis à vis de leur origines ou couleur de peau, en France. Là faudrait plutôt aller voir en Corse... je vois mal Mélanchon, Flamby ou SOS racisme s'en prendre aux Corses. Par contre le petit blanc paumé, il en prendra plein le dos pour un drame dont il n'est pas le seul protagoniste et donc responsable.

Écrit par : Riro | 14/06/2013

"Donc, merci de cesser de renvoyer les militants de gauche dos-à-dos avec les fascistes au prétexte que les media les qualifient les deux d' "extrêmistes"."

http://le.raid.free.fr/action-direct.htm

Bien evidement que ces deux engences se valent et d'ailleurs les anciens d'Action Directe ne valent pas mieux que les "nouveaux"

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/30/01002-20080630ARTFIG00266-rouillan-besancenot-la-rencontre-qui-derange.php

Pour les extrêmes-gauche italiens, les marxisto-arabes et autres révolutionnaires sans frontières tels que Carlos on laisse tomber, la liste serait longue comme un jour sans pain. Cela dit, ces gaillards finissent tous par tomber le masque et verser dans le droit commun, le banditisme.

Écrit par : Giona | 14/06/2013

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