12/12/2012

Capitalisme sauvage, islam radical et dépénalisation du cannabis

 

L’actualité en France démontre presque chaque jour à quel point la porosité s’est installée entre l’économie souterraine et le terrorisme inspiré par l’intégrisme musulman le plus extrémiste.

 

Les bandes de «lascars» — ils se nomment ainsi — sévissant dans les quartiers «chauds» des banlieues ou des grandes métropoles ont développé un capitalisme qui, pour être sauvage, n’en est pas moins structuré de façon pyramidale. La denrée de base est, bien sûr, le cannabis avec 1,2 million de consommateurs réguliers en France, selon un rapport de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue. Sans oublier les autres stupéfiants.

 

Au sommet de la pyramide trône l’importateur qui fournit le semi-grossiste, roitelet de sa barre HLM. Celui-ci y fait régner sa loi, rendant aléatoire toute opération de police. D’autant plus qu'il gagne à lui seul, en moyenne, un demi-million d’euros par an. Son entreprise est souvent le commerce le plus important du quartier et donne du travail à divers intermédiaires jusqu’aux revendeurs de rue. Ces derniers ne gagnent pas grand-chose mais espèrent, bien entendu, s’élever au sein de cette stupéfiante PME.

 Allez donc expliquer à un «lascar» qu’il doit se lever à 5 heures du matin, se coltiner deux heures de train et de métro avant d’aller trimer pour toucher son SMIC, le salaire minimum qui stagne en France à 1 118.00 euros net par mois!

 

Dans une économie de marché, souterraine ou non, la concurrence fait rage. Chaque «roitelet cannabiste» défend donc son territoire de façon quasi militaire et les litiges commerciaux se règlent à la Kalachnikov qui est au «lascar» ce que le tournevis est au mécano.

 

Les contre-valeurs du capitalisme sauvage — cupidité, cynisme, barbarie — sont donc complètement intégrées. Cela dit, l’homme, y compris le « lascar », ne vit pas que de pain, même fourré au haschisch. En prison — passage obligé pour obtenir ses galons — il se rend compte que ces contre-valeurs ne sont d’aucune aide pour remplir son vide intérieur. C’est alors que les musulmans radicaux — imams ou codétenus — lui instillent un islam rudimentaire, simpliste à l’extrême. Cette propagande donne au détenu une raison de vivre que le capitalisme sauvage ne saurait lui offrir. Pour les islamoterroristes, il est la proie rêvée. Le «lascar» connaît le maniement des armes, les tactiques policières et dispose de réseaux souterrains. Ce qui sert au cannabis peut être utilisé à d’autres fins.

 

Pour lutter sérieusement contre ce double fléau, il faudrait commencer par dépénaliser le cannabisme, afin d’assécher l’économie souterraine. Mais la société française n’est pas prête à prendre une telle décision. Et lorsqu’elle le sera, il sera sans doute trop tard.

 

Jean-Noël Cuénod

 

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Commentaires

dépénalisé le cannabis..bof et si on offrait à ces mômes l'éducation, le savoir, la capacité critique ? Peut être resteraient-ils des lascars... mais conscients que le monde peut changer et leur offrir quelque chose de plus gratifiant que les galons de la prison ?

Écrit par : lulu la nantaise | 12/12/2012

Cher Jean-Noël, vous avez juste 30 ans de retard !

(premièrement ce n'est pas vraiment 1,2 million de consommateurs, mais plutôt 1,2 millions de dealers qui sévissent sur le territoire français et entre 10 et 20 millions de consommateurs)

Mais où le bas blesse, c'est que ces dealers hors pair, ne font pas que dealer, ils touchent toutes les prestations sociales, premièrement pour ne pas se faire repérer et deuxièmement pour que les fourgons des sociétés de transport de fonds n'arrivent pas vides quand ils se font braquer par les mêmes bandes de "lascars" comme vous les appelez !

Maintenant quand vous parlez de prison, il n'y a que 67'000 places disponibles dans les prisons françaises, donc, ces "lascars" pour obtenir le droit d'y séjourner, il en passe de l'eau sous les ponts, faites le calcul, le gouvernement affiche 3,1 millions de chômeurs, sans compter les RMI 1,2 millions et autres particules (RSA, 2 millions) cachant la triste réalité sociale de ce pays en chute libre, dont 25% de jeunes parmi la première catégorie (jeunes) et vous aurez plus ou moins en divisant par 2 ou 3 exactement le nombre dealers en France !

Par contre, si le cannabis est légalisé en France, c'est la guerre civile assurée ou alors le trafique des matériaux radioactifs qui prend la relève, parfois il faut choisir, c'est ce que le gouvernement français à fait et au passage, certains hauts technocrates et flics ripoux se servent dans la foulée !

Faut dire qu'avec des salaires de 1'600 euros les flics n'ont pas grand chose à perdre !!!

Écrit par : Corto | 12/12/2012

C'est claire, dès que le commerce du cannabis sera légalisé les 'lascars' vont poser les AK47, abandonner leurs situations de petits barons pour et "se lever à 5 heures du matin, se coltiner deux heures de train et de métro avant d’aller trimer pour toucher son SMIC"

Aucune chance qu'ils se recyclent dans le braquage et le rackette a une échelle encore inconnue, la kidnapping, le deal d’héroïne ou crack, la traite des blanches etc... A moins que vous ne vouliez légaliser tout ça aussi ?

Franchement vous ne vous sentez pas un peu benêt ???

Écrit par : Eastwood | 12/12/2012

Eastwood, j'ai bien peur que vous vous trompiez ?!=ü!

D'abord, il n'y a pas assez d'emplois et ensuite c'est bien pour cette raison que le gouvernement ne dépénalisera pas le cannabis ni les autres drogues !

Et comme je l'ai dit, il s'agit de réseaux impliquant des acteurs allant du "chouv" de 12 ans au roi du Maroc en passant par des personnages influents y compris dans la politique française. Les politiques n'ont jamais crachés sur leurs revenus non déclarés et le roi du Maroc ne traite pas avec des "lascars" !

Regardez l'affaire du chef des stups de Lyon, il est libre et son compte (ou ses comptes) genevois, personne n'en parle, l'un d'eux affichait 7 millions d'euros, pour un fonctionnaire, ça fait pas mal, alors imaginez ceux qui sont en dessus de lui et qui l'on fait libérer ????

Le jour où le cannabis sera dépénalisé, ce sera la guerre civile et les dealers de shit vendrons des kalashs à tous les coins de rues !!!

Écrit par : Corto | 13/12/2012

http://www.youtube.com/watch?v=lGnq-IcCnBg

Écrit par : Corto | 13/12/2012

Pourquoi décriminaliser est-elle la bonne solution ?

Dire que la décriminalisation améliore les problèmes liés à l'usage de drogue peut sembler contre-intuitif.

1/ Quand un gouvernement menace de transformer en criminels les consommateurs de drogues, un mur de la peur est élevé entre responsables politiques et citoyens. Ce mur - la stigmatisation et la peur qu'il provoque - était le principal obstacle à l'efficacité des programmes d'éducation et de traitement dans les années 1990 au Portugal.

2/ Le traitement de la toxicomanie comme un problème de santé, et pas comme une infraction pénale, est plus efficace que la prison pour détourner les toxicomanes de la consommation de drogue.

3/ Quand un gouvernement n'engloutit plus des quantités excessives d'argent public dans la poursuite, l'arrestation et l'incarcération des consommateurs de drogues, cet argent public peut être utilisé dans des programmes et services de traitement efficaces (cliniques de méthadone, etc.).

Quelle que soit notre opinion sur la libéralisation des lois encadrant et criminalisant l'usage et le commerce de la drogue, il convient que ce débat soit fondé sur des preuves empiriques et non sur la spéculation et la peur.

Sources : Tim Lynch pour Cato@Liberty et Glenn Greenwald pour le Cato Institute

Lire l'article Drogues sur Wikiberal et ses liens externes

Écrit par : Berrekla kamel | 13/12/2012

"dépénalisé (sic!) le cannabis..bof et si on offrait à ces mômes l'éducation, le savoir, la capacité critique ?"
Sous quelle forme leur offrir tout cela, qu'ils ont certainement déjà refusé une fois, pour qu'ils soient tentés? A moins d'instaurer de camps de rééducation à la chinoise, la proposition me paraît tenir d'une naïveté dont je n'ose vous soupçonner, si vraiment vous êtes qui votre signature le laisse entendre (et cela malgré la "faute de frappe" du début.

Écrit par : Mère-Grand | 13/12/2012

Les dernières conclusions d'experts au niveau international, donc hors Tribune de Genève, concluait aussi que la légalisation serait la solution pour couper l'herbe sous les pieds des trafiquants.

Le seul problème c'est que tous le monde le sait et qu'aucun n'ose le faire. Ca se voit dans les électeurs. Une fois de plus la peur fait son travaille. Si on légalise ca va être racket, kidnapping, guerre civile etc... La traite des blanches ou des noirs, je préfère dire la TRAITE HUMAINE, qui est plus équitable. Ceci existe déjà c'est pas pour autant que l'on a envie de faire quelque chose. L'héro, le crack oui...ben comme tout les dealers, jusqu'à présent rien de nouveau.

Enfin, depuis la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la liberté individuelle est plus qu'importante surtout quand on emmerde personne. Depuis la nuit des temps l'être humain se drogue. Il continue aujourd'hui avec de la drogue légal (médicament, clope alcool et autre substance) et illégal.

La solution est dans la légalisation et la consamation personnel. De plus, plus de recette pour l'Etat. Mais je ne m'en fais pas car dans quelque temps les libéraux seront content car ils verront l'avantage sur les caisses de l'Etat. Il ne faut pas oublier qu'avec ces gens, les liberaux de gauche et droite, il faut leur parler chiffre car il ne comprenne pas le fonctionnement de l'être humain.
Pour preuve j'ai cité il y a quelques temps qu'un aménagement de quartier (moins couteux que la police) pouvait avoir un effet plus que positif pour déplacer le deal(car on ne peut que le déplacer). Après l'aménagement de la rue de Zurich, je peux le déclarer, les dealers ne viennent plus comme avant dealer dans cette rue.
1 pour la pédagogie 0 pour les supporters de mettre plus de flics.

Écrit par : plume noire | 13/12/2012

Mohamed, treize fois condamné, défie la police et la justice

En 2003, lorsqu’il arrive à Genève où habite sa mère, il obtient une autorisation de séjour. Il a alors 19 ans et « occupe très fréquemment les services de police » :

Condamnation à 7 mois de prison en janvier 2006 pour dommage à la propriété et vol.
Condamnation à 60 jours de prison en novembre 2006 pour des faits similaires.
En novembre 2006, condamnation à 9 mois de prison pour lésions corporelles, menaces, et violation de domicile.
En 2008, Mohamed est condamné trois fois, en février, mars et mai pour voies de fait, injures, menaces, vol, et violation de la loi sur la circulation routière. Il écope de »jours-amende » et de travaux d’intérêt général.
En janvier 2009, 30 mois de prison pour incendie intentionnel, recel, violation de domicile, menaces et injures.
En janvier 2010, l’Office de la population refuse de renouveler son autorisation de séjour et prononce son renvoi.
En juin, lorsqu’il sort de prison, Mohamed refuse de monter dans l’avion à destination d’Alger, ce qui est son droit. Son explication: il ne veut pas retourner dans son pays sans son fils, qu’il n’a pas reconnu.
Relâché, il récidive en novembre. Et prend 4 mois pour vol.
En mars 2011, lorsqu’il sort de prison, il s’oppose une nouvelle fois à son expulsion.
Un mois après sa libération, il est de nouveau arrêté : 30 jours de prison pour infraction à la Loi sur les étrangers et violation de domicile.
En septembre puis en octobre, retour à la case prison.
En février 2012, à peine sorti de prison, il refuse pour la troisième fois de prendre l’avion pour Alger.
Trois jours plus tard, il est arrêté à la Coop de Vernier pour vol à l’étalage et condamné à 3 mois ferme.
Le 5 novembre, à 16 h, une escorte policière est prévue pour l’inciter à monter dans l’avion. Il refuse.

Mohamed saisit alors le Tribunal administratif de première instance, il dit vouloir obtenir un permis de travail en Suisse pour y ouvrir un petit commerce.

Dans son arrêt du 28 novembre, la Cour relève qu’il s’est opposé quatre fois à son renvoi et qu’il n’a pas d’enfant malgré ses dires.

Mohamed est maintenant détenu à Frambois en Suisse. Tous les deux mois, il lui sera demandé s’il est d’accord pour rentrer en Algérie. En cas de refus, il restera dans ce centre pendant dix-huit mois.

Et après ?

Il viendra peut-être en France…

Ils sont des centaines comme lui, des maghrébins « inexpulsables ». Et la population locale est à bout.

Écrit par : Corto | 14/12/2012

Au nom de la "paix sociale" !!

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=O_-ENQrnlDU

Écrit par : Corto | 14/12/2012

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