07/11/2012

Barack Obama réélu: Romney s’est flanqué le doigt de Dieu dans l’œil

 

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Le Plouc lâche une larme de crocodile sur toutes les punaises de sacristie américaines qui ont prié pour que leur candidat à la mord-mon Mitt Romney triomphe de l’affreux afrosocialiste Barack Obama, le président sortant que leurs actions de disgrâce n’ont donc pas réussi à sortir.

 

Le pire pour ces mômiers flingolâtres et leur héros désormais Mitté est qu’ils se sont flanqué le doigt de Dieu dans l’œil. Ils attendaient un signe du Très-Haut pour assurer la victoire. Ce signe est bien venu du Ciel, avec autant d’éclat que de violence, sous la forme de l’ouragan Sandy. Mais c’est à Obama qu’il a profité. Certes, il serait un peu court d’attribuer à cet unique facteur la victoire du démocrate. Mais il y a contribué. La photo (voir ci-dessus) de Barack en train de consoler les victimes de Sandy a marqué les esprits à une époque où les Américains, comme les autres, éprouvent le besoin d’être rassurés dans un monde devenu aussi dingue que la météo.

 

Pendant que le président en exercice - revêtu d’un blouson d’aviateur pour marquer la présence du Chef au combat – pataugeait dans la boue avec des citoyens en plein désarroi, son adversaire multimilliardaire était photographié en train de monter en souriant sur l’échelle de coupée d’un jet flambant neuf. La comparaison s’est révélée assassine pour le camp républicain.

 

Sans doute est-ce trop lui demander, mais Mitt Romney aurait dû se rappeler la mésaventure d’Edmund Stoiber, aspirant malheureux à la Chancellerie fédérale allemande en 2002. Fin août, ce candidat conservateur de la CDU-CSU caracolait en tête des sondages devant le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (41% contre 34% des intentions de vote). Une telle avance à cinq semaines du scrutin aurait dû lui valoir la chancellerie sans coup férir. C’était sans compter sur les éléments déchaînés et les pluies torrentielles qui avaient inondé l’Allemagne en septembre.

 

Gerhard Schröder a aussitôt mis au point un programme d’urgence et, pour le superviser, enfilé un ciré et des bottes purs Plouc en sillonnant l’Allemagne. Dans les régions les plus touchées, le chancelier se trouvait en première ligne des caméras affrontant les rues transformées en fleuve. Les caméras en ont fait leur miel. Le candidat CDU, lui, n’a pas réagi tout de suite et s’est ridiculisé lorsqu’il a enfin pris le chemin des villages et quartiers dévastés. Descendant de sa Mercedes au bord d’une route détrempée, Stoiber risquait d’un air dégoûté sa paire d’escarpins vernis et son pantalon noir au pli impeccable, avant de manquer se casser la figure. Dans la République fédérale transformée en vaste Venise, tous les spectateurs se sont gondolés. Résultat: Gerhard Schröder a été réélu.

 

Mitt Romney, vos bottes étaient trop bien cirées pour pouvoir entrer dans la Maison-Blanche.

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

"les punaises de sacristie américaines"
Seriez-vous "christianophobe" ou "mormonophobe" ou seulement "phone" des "punaises" made en Occident?

Écrit par : Mère-Grand | 07/11/2012

"les punaises de sacristie américaines"
Seriez-vous "christianophobe" ou "mormonophobe" ou seulement "phobe" des "punaises" made en Occident?

Écrit par : Mère-Grand | 07/11/2012

Le conservatisme a triomphé avec un coup de pouce du ciel ("Sandy"), oui mais pas seulement ..

Mitt Romney, vos bottes étaient trop bien cirées pour pouvoir entrer dans la Maison-Blanche !

Oui, il a fait des maladresses incompréhensibles, pas digne d'un futur Président.

Que l'Amérique s'occupe dans son futur un peu plus de sa politique et économie intérieure qu'extérieure. Le surendettement des Yankees prend des proportions catastrophiques, notamment avec les cartes de crédit, après le subprimes.

J'en ai marre de Wallstreet et ses speculateurs qui nous mènent la guerre. Nous, le maillon faible, allons continuer à souffrir avec de nombreux licenciements à la clé et je crains que ce n'est qu'un début.

Pourquoi ne pas nous tourner vers nos ennemis d'antan au lieu de toujours loucher vers l'Ouest ? Le péril jaune ne nous fait plus peur, mais le péril masqué (musulmans fanatiques), comme au temps des réligions ...

Écrit par : Bruno Mathis | 07/11/2012

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