17/09/2012

DUNIQUES

 

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C'est un signe du destin. Nous sommes les enfants égarés dans un désert peuplé d'ombres. Pour nous guider, nous avons la boussole de notre amour qui ne perd jamais le Nord et nous ne marchons pas en rond sur nos traces. Nous avançons sur le sable, vierge de pistes. Nous inventons nos chemins et les effaçons derrière nous. Que personne ne nous précède. Que personne ne nous suive.

 

Nous sommes duniques. Deux et uniques dans les dunes.

 

Nous regardons le ciel qui reste muet de chaleur et ne s'intéresse à rien d'autre qu'à espérer que le soir tombe un peu plus vite que d'habitude. Le ciel fait son travail de ciel. Sans plus. Que l'on ne compte pas sur lui pour accomplir des heures supplémentaires. Ciel, c'est un métier d'avenir; on y jouit d'une position élevée. Mais c'est un peu monotone comme activité, au fond.

 

Je préfère la condition d'homme perdu dans le désert. A la condition que tu tiennes à mes côtés. Etre égaré avec toi, c'est retrouver tous les chemins de ma vie.

 

Jean-Noël Cuénod

14:01 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, prose | |  Facebook | | |

Commentaires

Magnifique billet! Merci. Dans le désert, assoiffés de mirages, et trouvant toute l'O du monde pour abreuver nos coeurs de cet Amour jouant dans les dunes. Grande, la destinée humaine, petite notre ombre sur le sable et ce silence qui nous habite en remuant nos âmes vers des sommets de Lumière. Pas d'heures supplémentaires. Juste le Temps et l'Espace qui coulent exactement sous le soleil dans cette relativité bienfaisante baignée de la clarté des sages. Dunique!

Bonne journée à vous.

Écrit par : pachakmac | 17/09/2012

Vous êtes un poète d'une grande classe!

Écrit par : Jules | 17/09/2012

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