07/09/2012

Vices et insolence… Mais de quelle cité s’agit-il ?

Il s’agit d’une cité (…) qui est pleine de pièges, où la tromperie règne, où les vices de tous genres sont nombreux, où il faut supporter l’insolence, l’orgueil blessant, la malveillance, les dédains, le caractère antipathique et les importunités de tant de gens.

 

Il m’apparaît qu’il faut beaucoup de sagesse et d’habileté – quant on vit au milieu de vices si divers et si graves d’une si nombreuse population - pour éviter de mécontenter, de tomber dans les pièges tendus (…)

 

Alors de quelle ville s’agit-il ?

 De Paris, après une journée passée dans le métro ?

 De New-York, vu par un évangéliste frais débarqué du Dakota ?

 Non, de Rome. Et, malgré les apparences, de la Rome antique.

 

 Ce texte a été rédigé en 64 avant J-C par Quintus Cicéron, à l’intention de son frère Marcus, le célèbre orateur. Il est paru en français sous le titre « Lettre à mon frère pour réussir en politique » (Editions Les Belles Lettres). Tout candidat à un poste politique pourrait encore en faire son miel.

Quid novi sub sole?

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Inscription babylonienne (plus de 3000 av.J-C) : « Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. »
Prêtre égyptien (2000 av. J-C) :
Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut être très loin.
SOCRATE (470-399 av. JC) :
« Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe; ils sont mal élevés, méprisent l’autorité, n’ont aucun respect pour leurs aînés, et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. »
PLATON (347 av. J-C) :
« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire leurs enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte des paroles des pères,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves, et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au dessus d’eux, l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

" Je n'ai plus aucun espoir pour l'avenir de notre pays, si la jeunesse
d'aujourd'hui prend le commandement demain, parceque cette jeunesse est
insupportable, sans retenue, simplement terrible"
Cette citation est d'Hésiode(720 avantJ.C)

Écrit par : koloss | 07/09/2012

Ah bon, car selon vous la barabarie serait une invention récente ?

Écrit par : Fabio Abate | 08/09/2012

Si je comprends bien, il y a au moins 4000 ans que les vieux sages se plaignent des jeunes et de leurs comportements désastreux. J'en déduis donc que parmi cette jeunesse pourrie. il y a eu quelques jeunes moins mauvais que les autres qui sont devenus de vieux sages capables de critiquer cette jeunesse qu'ils ont eux-mêmes engendrée !

Est-ce cela qu'on appelle le mouvement perpétuel ?

Écrit par : Michel Sommer | 12/09/2012

Mais bien évidemment Michel! La vie n'est qu'un éternel recommencement.

Écrit par : tatou | 12/09/2012

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