26/07/2012

L'Iran poursuit méthodiquement ses persécutions religieuses

Les persécutions religieuses ne cessent de croître en Iran. L'actuel régime nazislamiste use de la force brutale et procède aussi à l'éradication culturelle des groupes et communautés qui lui déplaisent. La plus récente victime connue a pour nom Aziz Samandari, un informaticien de 40 ans, qui a été arrêté le 7 juillet dernier. Il est incarcéré à la prison d'Evin, sise au nord de Téhéran, pénitencier réservé aux prisonniers politiques. Son père l'avait précédé il y a juste vingt ans, avant d'y être pendu le 18 mars 1992. Les Samandari père et fils ont commis un «crime» impardonnable aux yeux des damnés du turban: professer la foi baha'ie, une religion qui a la non-violence pour principe d'action. Les ayatollahs lui reprochent d'avoir été créée en Iran par Baha'u'llah au XIXe siècle. Or, pour les musulmans, Mohamed clôt le cycle de la prophétie et aucune religion révélée ne peut légitimement apparaître à la suite de l'islam. Dès lors, si les juifs et les chrétiens sont - théoriquement - tolérés en Iran, il n'en va pas de même pour les baha'his qui sont systématiquement poursuivis.

 

Cela dit, fort de 300 000 fidèles en Iran (chiffre communiqué par la communauté internationale de cette religion), le baha'isme  ne peut être aisément effacé par la dictature chiite. Dès lors, la tyrannie cléricale tente de l'éradiquer culturellement en interdisant aux baha'his l'accès aux universités. Pour leur permettre de recevoir tout de même un enseignement supérieur, le père d'Aziz Samandari a participé à la fondation d'un institut. Il l'a payé de sa vie. Impliqué, lui aussi, dans cet «Institut baha'i pour l'enseignement supérieur», son fils a donc été incarcéré pour le même motif. En outre sept baha'is, au moins, ont été condamnés, il y a peu, à des peines de 4 à 5 ans de prison, à la suite d'une descente de police dans les locaux de cet institut. (Le site ci-joint donne de plus amples renseignements).

 

En outre, les persécutions du régime s'abattent aussi sur des communautés qui, selon la loi islamique, devraient être «protégées». Ainsi, les protestants iraniens sont-ils visés. Leur pasteur Youssef Nadarkhani attend depuis octobre 2009 d'être exécuté pour avoir quitté l'islam et converti des musulmans au christianisme. Sa condamnation à mort a été suspendue. Il devra repasser en jugement le 8 septembre prochain.

 

Les confréries ésotériques, comme les «tariqa» soufies, sont également pourchassées car l'islam qu'elles proposent est considéré comme «déviant» par le clergé chiite. S'attachant à l'esprit plus qu'à la lettre, les ordres soufis ne peuvent que déplaire au pouvoir qui considère la religion, non comme une voie vers la vérité, mais en tant qu'instrument destiné au bourrage de crâne. Accusés de penser trop librement, quelque cent derviches gonabadi ont été arrêtés durant l'automne 2011.

 

D'une manière plus générale, ce rapport 2012 d'Amnesty International décrit l'étendue de la répression en Iran.

 

Les moyens pour s'opposer à la dictature nazislamiste restent limités. Mais Téhéran est soucieux de son image, comme la plupart des pays dans un monde globalisé. C'est là le point faible de la dictature enturbannée. Dès lors, la circulation de plus en plus intense de ce genre d'informations devient l'une des rares armes pour entamer, ne serait-ce qu'à long terme, sa superbe.

 

 

Jean-Noël Cuénod

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21/07/2012

Circoncision: antisémitisme chafouin et islamophobie hypocrite

 La circoncision est donc déclarée illégale par un Tribunal allemand. Et voilà que par effet de contagion, une clinique zurichoise lui a emboîté le pas et qu'un hôpital saint-gallois s'apprête à l'imiter. Cela fait des milliers d'années qu'elle est pratiquée par les juifs et près de quatorze siècles par les musulmans. Si elle était nuisible à la santé, cela se saurait, depuis un tel laps de temps! En outre, de nombreuses études scientifiques - notamment celle-ci - assurent qu'elle peut limiter les maladies sexuellement transmissibles. Dès lors, les raisons médicales sur lesquelles s'appuient les juges allemands paraissent aussi fumeuses que fumistes. Sur cette lancée, pourquoi n'ont-ils pas interdit la Sainte Cène des Eglises protestantes sous le prétexte que le vin bu par les pratiquants serait de nature à provoquer l'alcoolisme?

Et comme l'écrit fort justement l'excellent collègue Denis Etienne dans la «Tribune de Genève» de samedi 21 juillet 2012, on ne saurait confondre la circoncision - prescription religieuse mais aussi médicale dans certains cas - avec l'excision qui a pour but d'amputer la femme de son plaisir et qu'aucune religion, y compris l'islam, n'ordonne.

Personne ne barbotant dans le cerveau des magistrats teutons, il est impossible de connaître les motivations réelles de leur décision. Une chose au moins apparaît: ils n'ont pas mesuré les dégâts que ce genre de jugement peut provoquer à une époque où le racisme déferle tous azimuts.

 Les juifs et les musulmans se voient donc, une fois de plus, discriminés. Certes, nous sommes très loin des pogroms, rafles et autres ratonnades avec un tel jugement. Mais sous le masque de chirurgien qu'ont pris les juges allemands, il est difficile de ne pas y voir le visage de l'antisémitisme chafouin et de l'islamophobie hypocrite. Il faut toujours se méfier lorsque le pouvoir judiciaire se pique de science. Il s'arroge un rôle qui n'est pas le sien. Et cette dérive peut mener aux pires égarements. Que le juge reste à sa place.

 

Jean-Noël Cuénod

 

 

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15/07/2012

SPECIAL COPINAGE! "Daydream" ou "Rêveries" revisité par un ami belge

SPECIAL COPINAGE! Le plouc cède son clavier (dans tous les sens du terme) à un lecteur du "Blogue d'un plouc chez les Bobos". Il s'agit de l'auteur-compositeur belge Guy de Bels qui a sorti une nouvelle adaptation de Rêveries (amis de Clo-Clo bonsoir) appelé chez les Angles, Saxons et assimilés sous le titre: Daydream.Voici sa présentation et in fine un petit son pour vous faire une idée.

Tout le monde a dansé au moins une fois sur le tube de The Wallace Collection, Daydream. Ce succès qui a fait la notoriété de la formation belge est tiré de l'album Laughing Cavalier enregistré en 1969 dans les fameux studios des Beatles, Abbey Road.
Le titre , déjà repris par Claude François sous le titre Rêveries, connaît aujourd'hui une nouvelle adaptation officielle écrite et orchestrée par Guy De Bels, auteur-compositeur musicien une belle histoire affective entre une institutrice et son élève interprétée par Babylone un jeune chanteur belge,également pianiste talentueux diplômé du conservatoire royal.



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11/07/2012

Les aphorismes du plouc (6). De vie et de mort

  • Il faut savoir chanter ses angoisses pour les dissoudre.

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  • Un seul point fixe: la mort.
  • Je vois des oiseaux traverser ma mort
  • Le cercueil est une matrice; la matrice est un cercueil.
  • Le plouc mourra en pleine possession de sa curiosité.
  • Le plouc cherche sa poussière d'étoile : « Je la trouverai, dussé-je faire couler en moi le vitriol.»
  • Quand l'espoir meurt, naît l'espérance.

Jean-Noël Cuénod

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06/07/2012

Les aphorismes du plouc (5)

  • Le jour où une tribu accepta pour chef le plus malhonnête d'entre les siens plutôt que le plus costaud, l'Humanité a franchi un pas décisif vers la civilisation.

 

  • " Le mental est une forge à illusions, détourne-t-en! ", clame le Donneur de Leçons. " L'éteindre serait une illusion de plus ", raille le plouc qui passe son chemin.

 

  • C'est fou ce que l'austérité est attirante lorsqu'on a la gueule de bois!

 

  • L'ascétisme ne vaut que s'il conduit à la volupté.

 

  • Le roquet devient molosse si l'on prend garde à ses aboiements.

 

 

  • La justice humaine, toujours, danse sur le fil de l'arbitraire.

 

 

  • La sagesse est le sucre d'or de la vieillesse.

 

  • En explicitant trop, on explique moins.

 

  • Méfiez-vous de l'orateur qui vous annonce : « Je n'irai pas par quatre chemins ». L'expérience vous avertit qu'il en prendra un cinquième, beaucoup plus long.

 

Jean-Noël Cuenod 

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03/07/2012

Histoire de chat : la rédemption d'un délinquant du 9-3

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Le matou, dont vous pouvez admirer les crocs ci-dessus, présente un casier judiciaire chargé. Mais son exemple apporte l'éclatante démonstration qu'en ce bas monde, la rédemption peut transformer un lascar en bobo, un va-nu-pattes du 9-3 en nanti du 7-5.

Encore chaton, ce mastard - qui pèse aujourd'hui dix kilos de muscles, d'os, de poils et de croquettes - jouait les terreurs dans une école de Saint-Denis, ville de ce département de la Seine-Saint-Denis qui fut créé de toutes pièces en 1968 par le pouvoir gaulliste afin de briser administrativement les municipalités communistes qui entouraient Paris. Dans les médias, ce département n'a droit qu'à son matricule, 93, avec un 9 et 3 détachés.

Abandonné, le jeune félin devenu SDF avait fait le vide autour de lui. Et agressait tous les animaux qui avaient la mauvaise idée de lui disputer les déchets apportés régulièrement par une  dame du voisinage. Les molosses, les rats, les autres matous, tous devaient subir les rigueurs griffues et mordantes de sa loi. Affolée par ce diable noir et blanc (ou plutôt noir et sale), la bienfaitrice conçut le funeste dessein de l'euthanasier. Par chance, le matou fut pris en charge par une remarquable pianiste de Saint-Denis, Caroline Cuny. Comme il fallait s'y attendre, le monstre a semé la panique parmi la ribambelle d'animaux rescapés de l'abandon qui cohabitent avec la musicienne. Elle s'est donc retournée vers le plouc et la plouquette pour lui garder provisoirement la Bestiole, le temps de lui trouver une famille d'accueil.

A côté d'un chat, même Mitterrand n'aurait pu rivaliser en matière de manipulation. Le lascar a donc investi le domicile plouquesque, petit, minuscule même,  mais pourvu d'une cour intérieure qui ferait un terrain de chasse intéressant. En premier lieu, il déploie son offensive de charme vers la plouquette : yeux mi-clos, ronronnement sonore, pattes de velours en sautant sur les genoux de la belle. Puis, le matou conduit son assaut vers le plouc. Après avoir séduit la princesse, il faut convaincre le gros mâle de la maison. Et c'est le grand jeu, frottis-frottas sur les jambes, regard adorateur du genre : « Prends-moi chez toi, je serai ton ombre soumise, ton page fidèle, ô grand roi de la Butte-aux-Cailles ». Cinq minutes après, le voyou de Saint-Denis a trouvé sa famille d'accueil à Paris. Ce que chat veut, Dieu l'exige.

Baptisé Phélix - le « Ph », c'est pour faire plus bobo qu'un simple « F » - le matou est devenu un ancien pauvre en un frémissement de moustaches : « A moi, les coussins. Tous les coussins, surtout ceux en soie. A moi, les langoustes. A moi, le lit, le divan. » Quant la table est dressée, le néo-bobo s'installe à côté des assiettes pour piocher dans les plats, toujours avec la patte gauche. Les invités sont étonnés de prime abord, voire un brin scandalisés. Mais ils s'y font. Bien forcés. Et au café, si l'attention n'est pas braquée sur sa Seigneurie, Celle-ci se met à miauler. Phélix ne supporte pas de jouer les seconds rôles et encore moins de faire de la figuration. Le roi, maintenant, c'est lui.

Mais on n'oublie pas si facilement la misère passée. De vieux réflexes surgissent. Le même chat qui exige une eau pure pour accompagner ses croquettes, se jette sur une poubelle bien pleine, la détrousse, la met sens dessus-dessous, déchire les sacs, les vide, balance les boîtes de conserve pour se goinfrer d'une arrête de sardine.

C'est ça le luxe du luxe : s'offrir des plaisirs de pauvre en pleine opulence.felixdanslelacdessignes.JPG

 (Photo ci-contre, Phélix dansant le Lac des Singes dans le Périgord Vert)

Jean-Noël Cuénod

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02/07/2012

Les aphorismes du plouc (4)

 

  • "Cruel est le destin de l'homme soumis aux lois de la pesanteur et aux pesanteurs de la loi", soupire le plouc, saoûl à rouler au sol et traîné par une main policière.

 

  •  C'est en buvant que le plouc devient imbuvable.

 

  •  Chaque fois que le plouc veut piloter son destin, il le noie.

 

  •  Prendre le large et ne jamais le rendre.

 

  •  Le plouc se gratte la tête en murmurant: "Pourquoi les rêvolutions finissent-elles souvent en cauchemarolutions?"

 

  •  Le sang du futur est inodore.

 

  •  Les applaudissements font toujours un bruit de pluie.

 

  •  Les clés sont des âmes en penne.

 Jean-Noël Cuénod

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