08/04/2012

Les baha'is crucifiés par le pouvoir iranien

En cette période pascale, il est temps de se rappeler les crucifiés d'un régime d'oppression qui a Dieu dans la bouche et le diable dans ses actes. Dès son avènement, la dictature de Téhéran a voué une haine tenace aux fidèles d'une religion, née pourtant en Iran, qui professe le pacifisme le plus absolu, le baha'isme.

 

Ne menant aucune action antigouvernementale, ne soulevant aucun trouble, prônant la non-violence en toute occasion, les baha'is ne sont coupables aux yeux des Mollahs que d'un «crime», celui de reconnaître un prophète, Baha'u'llah, apparu après Mohamed. Or, celui-ci, selon l'islam, clôt le cycle des prophètes. Toute révélation qui lui est postérieure relève du blasphème, d'après le dogme musulman.

 

Depuis une semaine à Paris et dans d'autres grandes villes du globe les portraits géants de sept dirigeants baha'is - emprisonnés en Iran dans des conditions épouvantables - ont été placardés par l'organisation de défense des droits de l'homme «United4Iran». Donnons leur identité, puisque le régime de Téhéran fait tout pour que le monde les oublie:

 

 Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Atif Naeimi, Saied Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfam.

 

Cette action internationale marque les 10 000 jours d'incarcération cumulés par les sept anciens responsables de la communauté baha'ie d'Iran. Ils ont été arrêtés en 2008 et condamnés chacun à 20 ans de réclusion pour «espionnage» - l'inculpation favorite des dictateurs - à la suite de procès de type stalinien.

 

La semaine passée la Commission américaine sur la liberté religieuse dans le monde a consacré deux pages à la situation des baha'is en Iran relevant «des traitements de plus en plus impitoyables, y compris l'accroissement du nombre d'arrestations, de détentions, d'attaques violentes des domiciles privés».  Le rapport d'Amnesty international 2011 dressait le même constat (se référer au lien).

 

Naguère, les religions révélées avant l'apparition du Coran - le christianisme, le judaïsme, le zoroastrisme - étaient moins persécutées par la mollarchie. Ce n'est plus vrai maintenant, constate la Commission américaine. Si elles sont, théoriquement, reconnues et protégées par la Constitution iranienne, ces communautés deviennent «l'objet d'une discrimination croissante, d'arrestations et d'emprisonnements.» Les Iraniens convertis au christianisme sont particulièrement visés. Même certains musulmans ne sont pas épargnés, comme les soufis qui pratiquent un enseignement ésotérique dépassant l'espace borné des dogmes.

Dans l'Iran d'Ahmadinejad et du Guide Suprême, le poète perse Omar Khayyam aurait subi mille tourments. Puisse sa voix surgir un jour des ruines de cette dictature:

 

Qu'il est vil, ce cœur qui ne sait pas aimer, qui ne peut s'enivrer d'amour! Si tu n'aimes pas, comment peux-tu apprécier l'aveuglante lumière du soleil et la douce clarté de la lune?

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Mais tout cela n'a probablement rien à faire avec l'Islam!

Écrit par : Mère-Grand | 09/04/2012

Cher Monsieur revoyez vos connaissances en histoire et tout spécialement celle de l'Iran durant le règne du shah Pahlevi et de son père Reza Shah. Ils étaient beaucoup plus persécutés par ces deux tyrans qu'aujourd'hui.

Rappelons que cette secte fondée par Mirza Ali Muhammad fut immédiatement réprimée par le pouvoir en place que ce nouveau messie fut arrêté et fusillé sur ordre du shah en 1850.

Afin d’expliquer la fureur des chiites envers cette secte il est bon de rappeler que depuis le 21 mars 1909, ses cendres sont ensevelies sous le mausolée du Mont Carmel, près de Haïfa, devenu depuis le lieu saint de la Foi Mondiale Baha'ie. Source : Wikipédia

Quant à nous occidentaux il ne faut pas les sous-estimer car ses adeptes sont devenus des propagateurs du Nouveau Ordre Mondial

Écrit par : Hypolithe | 09/04/2012

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