28/02/2012

La politique genevoise se noie dans un verre d’eau

Doux Jésus, quel barouf ! En pleine pérégrination dans le Périgord, le plouc apprend, par des voies internettes, l’épisode de ce verre d’eau staufférien qui a mis le feu aux poudres. Ce qui est très fort pour un verre d’eau et prouve, une fois de plus, que les lois de la chimie ne se vérifient plus lorsqu’elles sont plongées dans le chaudron du Grand Conseil de Piogre-les-Bains.

Certes, il aurait mieux valu que nos deux députés dépités vidassent leur querelle à la buvette en éclusant quelques décis de blanc, de rouge ou de rosé au lieu de se contenter de ce triste liquide. Mais enfin l’important est que l’enthousiasme pour la chose politique ne soit pas douché par ces feux de bouche. Après tout, ce n’est pas la première fois que la politique genevoise se noie dans un verre d’eau. Et Genève tient enfin sa flotte de guerre.

VIDEO: ET VOICI LA GOUTTE QUI A FAIT DEBORDER LE VASE

 

Jean-Noël Cuénod 

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27/02/2012

Triomphe de « The Artist » aux « Oscar » : du jardin à la française à Dujardin à l’américaine

 Pour les ressortissants de quelques planètes éloignées qui viendraient à débarquer sur notre bonne vieille Terre, rappelons que « The Artist » qui, comme son titre l’indique est d’origine française, a raflé cinq « Oscar ». Triomphe total. Avec deux « premières ». Il devient le premier film non-anglo-saxon à recevoir le sacre de « meilleur film » et Jean Dujardin est le premier français à être couronné « meilleur acteur ». Même Georges Clooney, représentant de la maison veveysane  Nestlé, est battu. Et Bride Patte a eu beau faire des pieds et des mains, il est ressorti manchot de cette cérémonie oscarolâtre.

 Mais loin de démontrer que Hollywood s’est enfin détaché de la contemplation fascinée de son monstrueux nombril, ce succès massif confirme qu’il reste accroché à son Narcisse.

Tout d’abord, les Etats-Unis ont récompensé un film français, certes, mais muet. Tout un programme. Les Américains aiment les Gaulois mais à condition qu’ils ferment leur grande gueule. Ces damnés socialistes – car tous les Français le sont, même Sarkozy, la famille Bettencourt et le Comte de Paris - ,  on ne saurait les entendre et encore moins les écouter.

Ensuite,  le thème du film, caressant dans le sens du vison la nostalgie de l’âge d’or de Hollywood, ne pouvait que flatter la vanité américaine. L’hommage était d’autant plus savoureux qu’il venait d’ailleurs.

Enfin, de nombreux internautes d’outre-Atlantique assurent maintenant que le véritable héros  de cette aventure n’a pas reçu d’Oscar. Il s’agit de Harvey Weinstein, le distributeur américain de « The Artist », qui a exécuté rituellement toutes ses danses de la pluie pour décrocher cette averse de récompenses. Et voilà les yankees rassurés : c’est bien l’un des leurs qui se trouve à l’origine de la razzia.

Ce n’est donc pas la France qui a été récompensée, mais Hollywood qui s’est autocélébré dans le regard d’une autre. Du jardin à la française à Dujardin à l’américaine.

 

Jean-Noël Cuénod

 

Et voici la vidéo consacrée au triomple de Jean Dujardin


"And the Oscar goes to Jean Dujardin" par lemondefr
Jean-Noël Cuénod

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25/02/2012

Le présimonarque Nicolas Sarkozy saisi par la référendite

Nicolas Sarkozy a passé tout son premier – et peut-être dernier – quinquennat à éviter les référendums. Car, en France, c’est le chef de l’Etat qui décide si le peuple peut ou non se prononcer sur un sujet majeur de la vie nationale.

La gauche en voulait un pour s’opposer à la privatisation de la poste française. Refus immédiat. Les eurosceptiques en souhaitaient un autre afin que le peuple ratifiât le Traité de Lisbonne, qui modifiait les institutions de l’Union européenne. Pour l’Elysée, pas question de risquer un nouveau vote négatif après celui qui avait causé la mort prématurée de la Constitution européenne lors du référendum de 2005. Les syndicats en exigeaient un troisième sur la réforme des retrai- tes. Ils ont voté, mais avec leurs pieds, en manifestant, sans le moindre succès d’ailleurs.

Et puis, voilà, dès l’annonce de sa candidature le «présimonarque» est foudroyé par une crise de référendite aussi soudaine qu’aiguë! Il placera son second quinquennat – si second quinquennat – sous le signe de la parole enfin donnée au peuple, en usant du référendum comme d’un talisman destiné à le réconcilier avec le succès.

Dans l’esprit du candidat président, le référendum serait une arme en sa possession pour surmonter les obstacles dressés par les syndicats sur la route de ses réformes. Il veut ainsi jouer les «élites» – parmi lesquelles Sarkozy range les organisations ouvrières – contre le peuple.

Cette tactique pourrait se révéler payante dans un pays qui dispose d’une longue expérience de la démocratie directe. Ce n’est pas du tout le cas de la France. A part quelques exemples bien particuliers, les rares référendums organisés outre-Jura se sont conclus de la même manière: les électeurs ont voté pour ou contre le gouvernement, sans égard pour la question qui leur était posée. Compte tenu des institutions actuelles, il ne peut guère en aller autrement, quel que soit le président.

En effet, il y a en France confusion entre le plébiscite et le référendum. Dans le premier cas, l’exécutif pose une question au peuple. Dans le second, c’est le peuple qui – par la récolte d’un nombre de signatures donné – se pose une question à lui-même. A l’évidence, ce que l’on nomme en France «référendum» est, en fait, un plébiscite. Or les électeurs ne répondent pas de la même manière dans l’un ou l’autre cas. Lorsque le «haut» questionne le «bas», le «bas» a tendance non pas à répondre à la question posée, mais à interpeller le «haut». Lorsque le «bas» se pose à lui-même une question, en bonne logique, il y répond.

L’Hexagone peut fort bien instiller de la démocratie directe dans ses rouages. Mais cela ne se fera pas de but en blanc. Il faudra, auparavant, procéder à une profonde réforme des institutions pour créer un véritable référendum, en trouvant des modalités d’application qui soient conformes au génie particulier de la France.

Jean-Noël Cuénod

(Texte paru jeudi 23 février 2012 dans cette version en rubrique "Réflexion" de 24 Heures et en version plus courte en rubrique "Perspective" de la Tribune de Genève)

 VIDEO: France-Soir a promené son micro sur les trottoirs de Paris pour connaître l'opinion des passants (réfrigérés) sur le référendum sauce Sarko

23/02/2012

Les oiseaux et les oiseux

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Un son étrange vient du ciel. Un son qui remue quelque chose de très ancien au fond des tripes, provoque des frissons préhistoriques, catapulte hors du temps. Il s'amplifie, s’avance vers la maison. Et le son prend corps. Des escadrilles de grues cendrées forment de gigantesques V sur l’écran des nuages. Le son qu’elles émettent provient du battement régulier de leurs ailes et de leurs cris incessants. Deux formations viennent du Sud-Ouest, une autre du Sud-Est. Elles se mélangent en dessinant une circonférence et tournent en rond pendant plusieurs minutes. Puis, les migrateurs se remettent en V pour se diriger vers le Nord.

Oui, vers le Nord. Le printemps débarque. C’est la grande nouvelle de la journée. Les grues cendrées annoncent la renaissance de la lumière. Eternel retour du réel véritable.

Le réel factice, lui, vibrionne comme à son habitude. Entre glapissements médiatiques et assassinats massifs, il va son train d’enfer. Que de flots de sang et de salive pour nous faire croire à son existence alors qu’il n’est que le reflet des vanités cupides qui encombrent les hommes !

Le plouc deviendra-t-il un jour assez sage pour ne plus écouter les oiseux et suivre les oiseaux?


Jean-Noël Cuénod


(Photo prise jeudi 23 février à 15 h 35 à Saint-Sulpice-de-Mareuil au Périgord Vert)

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17/02/2012

Twitter et Facebook n'ont pas tué le «grand métingue»

 L'intérêt suscité par cette passion française que constitue l'élection présidentielle dépasse les frontières de l'Hexagone. Les journalistes étrangers se font inscrire en masse auprès des deux principaux partis, le PS et l'UMP. Les télévisions russes, brésiliennes, chinoises, japonaises suivent les candidats à la trace . Et que dire des médias provenant de pays voisins!

 

Ce phénomène s'explique, bien sûr, par l'extrême personnalisation de la politique outre-Jura. Il est plus aisé de mettre en scène des acteurs en chair et en os que des concepts idéologiques. Mais si les étrangers suivent avec tant de ferveur les épisodes de ce feuilleton électoral, c'est aussi parce qu'il leur sert de laboratoire. Il apparaît ainsi que les nouveaux moyens de communication offerts par l'internet - les réseaux sociaux de Twitter et Facebook, surtout - n'ont nullement chassé les bonnes vieilles méthodes pour marteler sa propagande.

 

Ainsi, les meetings restent essentiels pour aider à la montée en puissance d'un candidat. Le «grand métingue» cher aux prolos rouges du XIXe siècle demeure plus vivant que jamais. Lors de la campagne présidentielle de 2007, Ségolène Royal avait raté son premier rassemblement. Elle n'a plus été en mesure de remonter le courant par la suite. A contrario, François Hollande a réussi le sien au Bourget, et le voilà conforté dans les sondages.

 

Son adversaire, Nicolas Sarkozy, a soigneusement planifié ses meetings.
Le premier se tient aujourd'hui à Annecy. Les organisateurs attendent 4000 sympathisants à la salle Arcadium. Dimanche, on s'élève d'un cran. Le candidat Sarkozy rendra dans la deuxième ville de France, Marseille. Son rassemblement se déroulera au parc Chanot, qui peut contenir 6000 personnes. Les déplacements s'égrèneront ensuite comme des chapelets de fortes paroles. Le point culminant sera atteint dimanche 11 mars. Nicolas Sarkozy se lancera ce jour-là dans un «gigamétingue» à Villepinte - ville de la banlieue parisienne dont la maire est apparentée communiste. Les dirigeants de l'UMP tablent sur la présence 60 000, voire 80 000 militants dûment échauffés.

 

Une autre tactique vieille comme la démocratie connaît un regain de vigueur, le porte-à-porte, soit tirer des sonnettes pour débiter des sornettes. Mais attention, il s'agit d'un porte-à-porte scientifiquement élaboré, portant le label «Maison-Blanche», comme nous l'a expliqué Pierre Moscovici, qui dirige la campagne de François Hollande: «Sur les conseils de l'équipe de Barack Obama, nous allons former 15 000 volontaires au porte-à-porte, qui en feront de même dans leurs lieux d'activité. Nous toucherons ainsi directement six millions d'électeurs.»

 

Les nouveaux moyens de communication ne remplacent donc pas les autres instruments de propagande, mais ils complètent la trousse à outils du candidat.

Jean-Noël Cuénod

VIDEO. Pour le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélanchon, le "métingue" est son terrain de prédilection. Voici un exemple capté le 1er décembre dernier à Talence, près de Bordeaux.

 
Meeting de Bordeaux, discours de Jean-Luc... par PlaceauPeuple

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15/02/2012

Le dernier pari de Nicolas Sarkozy

 

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Aventurier d’Etat, Nicolas Sarkozy entame son dernier pari en se lançant dans le grand saut électoral. Puisque l’actuel «présimonarque» français a fait acte de candidature, après avoir entretenu un faux suspens destiné à faire frémir la Toile.

Comment pouvait-on douter d’une telle décision? D’abord, les juges d’instruction attendent la fin de son immunité présidentielle pour lui poser quelques questions sur le financement de la campagne de Balladur en 1995 et celui de sa propre propagande électorale en 2007. Ensuite, Sarkozy éprouve une telle passion du paraître qu’il ne saurait abandonner la lumière sans combattre de toute son énergie, fût-elle désespérée. Conformément à son tempérament, il tente de jouer à «face, j’ gagne; pile, j’ perds pas».

Sarkozy se trouve dans la position de l’animal blessé qui redouble d’agressivité envers les fauves rôdant autour de sa tanière élyséenne. Ses talents d’improvisateur, sa promptitude tactique et sa méchanceté politique trouveront l’espace nécessaire pour se déployer. L’homme au Kärcher entre les dents a démontré dans le passé tout son savoir-faire. Pour ceux qui l’ont enterré trop vite, le réveil risque de faire mal aux gencives.

Toutefois, le Teigneux de la République sait que la guillotine du scrutin peut lui trancher le col. Et les blessures symboliques n’en sont pas moins durablement douloureuses. Giscard d’Estaing en offre l’exemple vivant, quoique parcheminé. Le traumatisme de sa défaite en 1981 fut tel que, pour survivre dans la mémoire des Français, il en est réduit à écrire des romans lestes et, pour demeurer immortel, il a dû quémander un siège à l’Académie. Le Rutilant Suprême ne saurait se satisfaire d’aussi obscurs expédients.
 
Si son bail à l’Elysée n’est pas reconduit, Nicolas Sarkozy prendra l’avenir à témoin pour dépasser sa défaite. Car, même s’il murmure le contraire aux oreilles des journalistes amis, l’Hyperactif ne se contentera pas de siroter un smoothie banane au bord d’une piscine comme un vulgaire Copé. Il fera entendre sa voix tous azimuts.
Si le sort de la France s’améliore avec le nouvel élu, Nicolas Sarkozy affirmera haut et fort que sa politique, pour impopulaire qu’elle fût, s’est révélée bénéfique. C’est donc sciemment qu’il a ordonné des remèdes amers avec effet retard bienfaisant. Son successeur – citons, au hasard, François Hollande – n’est qu’un vil profiteur qui récolte des blés qu’il n’a point semés. Sarkozy, le glorieux battu, sera le vrai vainqueur aux yeux de l’Histoire.

A contrario, si la France devient encore plus souffrante sous le règne de son successeur, Sarkozy n’hésitera pas à chanter sur toutes les antennes la chanson du «J’ vous l’avais bien dit». Et à se poser en recours.
Il prétend aujourd’hui qu’en cas de défaite nous n’entendrons plus parler de lui… Tu parles!


Jean-Noël Cuénod

PS: pour les Sarkofans, voici le lien qui leur permettra de se rendre sur le site Fesse-bouc du nouveau candidat

11:17 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : politique française, campagne présidentielle | |  Facebook | | |

10/02/2012

L’écologie disparaît de la campagne

La catastrophe nucléaire de Fukushima, c’était l’an passé. Autant dire il y a un siècle. Même en France où l’écologie ne suscite pas autant de passion que dans les pays de culture protestante, la protection de l’environnement devenait alors une ardente obligation.


Le Parti Europe Ecologie- Les Verts se considérait comme la future troisième force de la République voisine. Après tout, les écolos gaulois n’avaient-ils pas obtenu 16% aux élections européennes de 2009 et 12% aux élections régionales l’année suivante?

 
Aujourd’hui, changement de paysage radical, l’environnement a déserté la campagne présidentielle française. Certes, la crise de l’euro, les fermetures d’entreprises, le chômage qui grimpe et le pouvoir d’achat qui sombre expliquent en grande partie ce désintérêt.


Il faut y ajouter la faiblesse confondante de la candidate des Verts. Eva Joly se traîne entre 2% et 3% des intentions de vote, soit 10% de moins que le potentiel électoral de son parti. En choisissant, lors de leur primaire, l’ancienne magistrate au détriment du «télécrate» Nicolas Hulot, les écologistes français ont préféré s’ancrer à gauche plutôt que de céder aux tentations de la société du spectacle.


Noble intention, certes, mais elle fait fi de cette réalité: les Français ne sont pas prêts à ouïr les sermons d’une paroissienne luthérienne, même si elle porte des lunettes qui font rire.


En voulant sauvegarder leur pureté idéologique, les Verts français ont raté l’occasion de rendre audible un discours sur la crise économiquequi soit différent de celui des autres partis et de peser sur les choix politiques du prochain quinquennat.

 

Jean-Noël Cuénod

(Editorial paru vendredi 10 février dans 24 Heures)

 

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02/02/2012

Marine Le Pen gagnante, sauf en cas de victoire

A deux mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle française, Marine Le Pen paraît gagnante dans tous les cas de figures. Enfin presque, comme nous l’allons voir.

Le scénario le moins probable serait qu’elle ne parvienne pas à réunir les 500 signatures d’élus exigées pour concourir au Grand Prix de l’Elysée. La candidate du Front national (FN) serait en droit de crier au déni de démocratie, et son discours contre le système «UMPS» (contraction d’UMP et de PS) prendrait consistance. La diva de l’extrême droite embourgeoisée aurait beau jeu de dénoncer les manœuvres conjointes des deux grands partis français.Dès lors, l’abstention atteindrait un taux vertigineux, le mécontentement populaire se transformerait en colère avec tous les risques de désordres sociaux que cela comporte. Le président sorti de ces urnes en carton-pâte perdait une part importante de sa légitimité.

Si elle réunit les 500 paraphes et qu’elle réalise un bon score au premier tour sans pour autant se qualifier pour le second, elle prendra encore un peu plus de grade et se posera en recours pour une droite qui risque fort d’être déboussolée, même en cas de victoire de Sarkozy.

Et si elle se propulse au second tour? A en croire l’hebdomadaire Marianne qui ne cite pas ses sources, Nicolas Sarkozy et François Hollande auraient en main un sondage aussi secret qu’explosif qui donnerait la candidate du FN au coude-à-coude avec l’actuel président. Sarkozy pourrait ainsi être battu par la frontiste dès le premier tour, comme le fut, en 2002,  le socialiste Lionel Jospin. Jean-Marie Le Pen, père de Marine et du Front national, avait alors affronté «en finale» Jacques Chirac, qui l’emporta très nettement avec plus de 82% des suffrages.

Si Le Pen fille rééditait cet exploit, son score serait, selon toute vraisemblance, bien supérieur aux 17,79% qu’avait obtenus le chef frontiste. François Hollande gagnerait certes, mais ne parviendrait pas à atteindre le même résultat que Chirac dix ans auparavant. Dès lors, Marine Le Pen deviendrait vraiment le deuxième personnage de la vie politique française, ce que son père n’a jamais été en mesure de réaliser, même en 2002.L’UMP serait réduite en miettes.

Ses élus les plus modérés partiraient vers le MoDem du centriste François Bayrou – autre vainqueur dans cette configuration. Quant à l’aile droite, elle s’envolerait aussitôt vers le nid frontiste.

Marine Le Pen serait donc toujours gagnante, sauf en cas de victoire. Une fois présidente, elle devrait appliquer son programme en sortant la France de l’euro, réduisant ainsi l’épargne des Français à un franc aussi nouveau que dévalué. Ou alors jeter ses propositions aux orties et décevoir profondément les électeurs.

Vaincre dans ces conditions, quelle tuile!

Jean-Noël Cuénod

Et voici une vidéo qui évoque ce sujet: comment réunir les 500 signatures d'élus pour être officiellement canidat à l'Elysée?


Présidentielle: La chasse aux signatures est... par canal32-wizdeo

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