01/11/2011

Le référendum grec et la dette: la moindre des choses


Quelle catastrophe! Le premier ministre grec Papandréou annonce la tenue d’un référendum sur le plan de désendettement de son pays et voilà toutes les bourses qui s’effondrent, les chefs d’Etat de l’Union européenne qui crient à l’irresponsabilité, à la décision suicidaire. Et l’un des maîtres du monde, l’agence de notation Fitch Rating, dénonce les risques que fait courir cette consultation du peuple.

Avec le plan adopté par l’Union européenne, sous la pression de l’Allemagne, les Grecs devront se serrer encore plus la ceinture, alors que l’Eglise orthodoxe – ah, la charité chrétienne, quelle splendeur éblouissante! – et les armateurs trouveront le moyen de continuer à user de leurs extravagants privilèges, comme d’habitude. Les efforts réclamés à ce peuple sont colossaux; de plus, le plan de désendettement provoquera la perte de la souveraineté de la Grèce. La «troïka»  -  les représentants des trois principaux créanciers du pays, à savoir l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - s’installera à demeure à Athènes afin de contrôler la politique budgétaire de la Grèce.

Paupérisation accrue, mise sous tutelle, abandon de l’indépendance nationale, tel est le programme de ce plan. Et les Grecs seraient interdits d’émettre leur avis à son propos? Ce référendum n’est pas un scandale, c’est la moindre des choses. Que le peuple soit consulté par une votation ou une élection - en cas de démission du gouvernement Papandréou - peu importe, pourvu qu'il ne soit pas bâillonné.

Actuellement, les violences de rue se propagent et s’intensifient. Sans référendum, c’est toute la marmite grecque qui risque d’exploser. Ce vote mettra aussi au pied du mur le peuple qui, selon les sondages, rejette le plan germano-européen à 59% tout en plébiscitant (72,5%) le maintien de la zone euro. La campagne référendaire expliquera en quoi, les Grecs ne peuvent pas obtenir les deux à la fois. Ils devront trancher ; seul un débat des citoyens est à même d’établir un choix qui, n’étant pas imposé d’en haut, peut être mieux accepté.

En vitupérant ce référendum et par le mépris du peuple qui semble les habiter, les dirigeants de l’Union européenne font le lit de tous leurs ennemis et ménagent à l’extrême-droite du continent de larges boulevards.
Parfois, il vaut mieux écouter le peuple que les marchés.


Jean-Noël Cuénod

 

 

16:29 | Lien permanent | Commentaires (53) | Tags : dette, union européenne, euro, grèce, agence de notation | |  Facebook | | |

Commentaires

Qu'ils votent. Mais demain. L'année prochaine il sera trop tard.

En attendant, que l'Europe ne verse pas un copek du deuxième plan d'aide, celui de plus de 100 Milliards, extorqué à de nombreux pays européens.

Et que l'on demande aux européens qu'ils se prononcent par referendum sur le 3ème et dernier plan en date, mais aussi sur le 2ème plan.

Écrit par : CEDH | 01/11/2011

Tout bien entendu dépendra de la question qui sera posée à ce referendum:
Oui ou non à l'accord?
Oui à l'accord et maintien dans l'euro ou non à l'accord et sortie de l'euro/UE?
C'est là que se situe la ligne de partage entre démagogie et démocratie.

Écrit par : Cara | 01/11/2011

Oui, on ne peut pas savoir, si les Grecs votent oui, c'est un bond en avant pour l'Union, et s'ils votent non, ce n'est pas plus mal, car au bout du compte, les élites qui imposent leurs vues géniales aux peuples, cela ne prend plus tellement.

Écrit par : RM | 01/11/2011

Les Grecs doivent en effet avoir le choix. Soit ils se serrent la ceinture, soit ils crèvent de faim. C'est le peuple qui décidera.

Écrit par : Urs Anker | 01/11/2011

La presse la plus hostile doit le reconnaître, les manifestations ont été les les plus importantes de l'Histoire du pays ; pas une horde, pas une populace excitée, des cortèges massifs, en rangs serrés derrière les banderoles des syndicats, tous unis, sans qu'aucun ne puisse s'opposer à la volonté puissante de l'unité, une leçon à méditer pour nous tous.

La puissance de ces manifestations n'était pas seulement dans le nombre, les mêmes mots d'ordre parcouraient tous les cortèges et sont devenus le manifeste du peuple grec.

-Prenez votre mémorandum et barrez-vous ! Ouste !

-A bas le FMI ! A bas l'Union européenne !

-Le peuple en colère exige le départ du gouvernement,de l'Union européenne et du FMI !

Ces mots d'ordre n'étaient pas ceux d'une bande d'agités, mais ceux qui rassemblaient tous ceux qui manifestaient ; ils étaient repris dans les cortèges des syndicats du Public et du Privé, ADEPY et GSEE et même dans ceux de la fraction syndicale du PKE

Une foule immense est rassemblée Place Syntagma,face au Parlement qui doit voter un nouveau Plan de restrictions et de sacrifices

-Traitres, traitres ! hurle la foule en direction des députés qui arrivent, le PASOK se disloque, il est passée en quelques mois de 200 000 à 20 000 militants, sa fraction syndicale s'est solidarisée avec les manifestants et réclame le retrait du Plan.

Ce n'est pas seulement le PASOK qui est au bord de l'explosion, c'est tout l'appareil de l'État, les ministères sont occupés et paralysés, dont certains depuis des semaines

Les syndicats du Ministère de l'Intérieur ont pris le contrôle du bâtiment, ils en bloquent l'accès et paralysent son activité.

Dans les écoles, les lycées et les universités, chaque journée commence par une assemblée générale.

Le Vendredi 28 Octobre est appelé en Grèce le jour du Non, le Non à l'agression fasciste et nazie, c'est le jour de la Fête Nationale qui commémore l'entrée du peuple grec dans la résistance, ce fut ce 28 Octobre, le jour du Non au diktat de la Troïka, à Thessalonique la foule a empêché le déroulement du défilé militaire, envahi la tribune officielle, obligeant le Président Papoulias à fuir sous les huées et les crachats...

Oui, c'est bien d'un soulèvement qu'il s'agit en Grèce, contraignant Papandréou à organiser un referendum.

Dans les sommets de l'Union européenne et à la direction des Partis qui se sont soumis à la dictature de la Dette, tous expriment leur crainte de voir le peuple grec se rassembler dans le NON qui ébranlerait toute l' Europe.

Pour les travailleurs d' Europe au contraire, les évènements de Grèce sont un encouragement et un signal, celui du soulèvement général contre l'Union européenne.

Depuis des mois, les travailleurs inquiets voyaient leur avenir dans le sort qui était fait à la Grèce, nous regardons maintenant vers la Grèce avec l'espoir que le chemin qui s'ouvre est celui de la victoire.

Nous regardons vers la Grèce et nous que la peur est en train de changer de camp, que nous pouvons gagner, nous pouvons les faire reculer, les chasser avec tous leurs plans de misère et de pillage.

VIVE LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE GREC !

QUE LE NON RETENTISSE DANS TOUTE L' EUROPE !

Écrit par : mylèna | 01/11/2011

Les chantiers d'Etat, il faudrait arrêter. On va en Grèce, on voit de gros ouvrages d'art, ils ont été commandés par l'Etat grec à des industriels allemands ou français et financés avec des banques françaises et allemandes... Un manque criant de synergie réelle entre l'Etat et la population. Cela tombe de trop haut.

Écrit par : RM | 01/11/2011

Eh bien Mylèna, j'étais en Grèce ces derniers jours, et je n'ai pas vu ce que vous racontez. Bien sûr, je n'étais pas partout à la fois. Mais le 28 au matin, en Crète, j'ai surtout vu des milliers d'enfants, de jeunes et de moins jeunes, tous en bleu et blanc ou parfois en costumes traditionnels, qui défilaient en chantant. Au pas cadencé par les sifflets d'instituteurs qui semblaient pour certains assez heureux de ce quart d'heure martial. Au point que cela m'a fait penser au temps des Colonels.
Le cortège était effectivement suivi d'une manif, derrière une banderolle unitaire qui devrait bien rassembler 20 personnes. Le lendemain et les jours suivants j'étais à Athènes, où en dehors de quelques policiers, la place Syntagma ne présentait aucun caractère d'agitation particulière. Très loin en tout cas d'une athmosphère pré-révolutionnaire. Les gens de la rue avec qui j'ai parlé, que j'ai interviewé, semblaient surtout bien embêtés. Parfaitement conscients que leur sort est lié à l'Europe et que la folie consumériste les a emportés, probablement juste un peu avant les autres.
Il est significatif que les prix des hôtels à Athènes, aient été parfois divisés par trois (tout en restant assez remplis pour l'heure), alors qu'ils n'ont baissé que de 30% dans les Iles.
Maintenant un référendum, comme le dit Jean-Noël, me parait à première vue la moindre des choses. Juste dommage qu'il survienne l'an prochain, ce qui va coûter 3 mois de panique supplémentaire et au mieux des dizaines de milliards inutiles. C'est là sans doute le prix de la démocratie. Mais vos déclamations vengeresses ne mènent à rien. L'argent ne pousse ni sur les arbres ni sous les sabots d'un cheval, fut-il Pégase. Les Grecs auront le choix entre Charybde et Scylla. Refuser l'UE, qui les a généreusement enrichis, ne les avancera pas d'un iota.
Tout ça pour arriver à ce qu'un jour, fatalement, des décisions démocratiques soient prises à l'échelon supérieure, supra-national, comme c'est déjà le cas au niveau national qui prend le pas sur une décision locale ou communale, dans la plupart des démocraties, même en Suisse. Car le monde est aujourd'hui bien trop imbriqué pour le laisser sombrer dans la folie rien que pour satisfaire des intérêts locaux.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/11/2011

Votre article reflète très bien la réalité. Le pillage de la Grèce par la chrétienté orthodoxe, les armateurs et bien d'autres entrepreneurs, s'est généralisé dans tout le pays.

Si les Grèques veulent quitter la zone euro, ils s'appauvriront davantage et leur pays sera à la merci de la Turquie, je pense à Chypre, mais là on va droit vers un conflit majeur.

Ce n'est pas le référendum qu'il faut condamner, c'est la méthode de ce premier ministre de pacotille.

De toute les façons, cet accord (Merkel-Sarkozy) est un mensonge; c'est la manière sournoise d'aider les banquiers qui se sont endettés en rachetant la dette grèque sans garanties sérieuses de remboursement.Les assureurs n'ont pas à intervenir ou peu...C'est nous qui allons payer, c'est déjà le cas...

Nous allons bien vers une situation pire que celle des années 1920, protégez-vous petits épargnants, achetez de l'or physique sans passer par les banques et chargez la mule le plus possible..."www.aucoffre.com" "chronique agora" "l'edito des matières premières"

Il faut écouter les peuples, oui, tout autant que ceux ci soient bien informés et aptes à comprendre l'économie et la politique ce qui n'est manifestement pas le cas...on le constate pour bien d'autres problèmes liés à des croyances.

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

Oh, Philippe, même si vous avez peut-être raison d'ironiser sur les révolutions à venir, vous donnez souvent le sentiment d'abonder dans le sens des "élites". Alors que tout le monde savait que l'économie grecque fonctionne à partir d'une valeur ajoutée faible. Mais les Français et les Allemands étaient tellement contents de rêver qu'ils allaient s'enrichir, eux aussi, en laissant à l'Etat grec le soin de créer des entreprises à forte valeur ajoutée pour payer les ponts, les canaux que les "élites" de France et d'Allemagne créent en Grèce pour leur propre grand bonheur!

Écrit par : RM | 01/11/2011

Allons, les Grecs, pour rêver, n'ont plus que leurs jolies églises, si on les retire, il ne faudrait pas croire que les ponts fabuleux qu'on leur construit suffiront, car dans les faits, il reste meilleur marché de traverser les bras de mer en bateau, vu que les ponts sont payants et réservés aux riches! Pour l'armée, cela fait aussi partie du rêve grec.

Écrit par : RM | 01/11/2011

Si j'étais Français ou quelqu'autre Européen, je voudrais moi aussi un référendum qui me demande si mes impôts doivent servir à laisser les Grecs se branler gentiment dans leurs chères îles...

Écrit par : Géo | 01/11/2011

J'ai lu avec intérêt votre commentaire, concis, précis, je partage tout à fait vôtre avis et analyse. Je vous félicite, de temps à autre je laisse un commentaire, en l'occurrence vôtre article et le reflet de ce que j'aurai pu écrire et de ma pensée. Pas polémique encore bravo.

Écrit par : BENOUN | 01/11/2011

"Les Grèques n'ont plus que leurs jolies églises pour rêver"

Et nous nous n'avons plus que LISIEUX pour pleurer, car nous nous enfonçons dans un immense gouffre!

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

" et les armateurs trouveront le moyen de continuer à user de leurs extravagants privilèges, comme d’habitude. Les efforts réclamés à ce peuple sont colossaux; de plus, le plan de désendettement provoquera la perte de la souveraineté de la Grèce "

Quand tout allait bien ces privilèges n'avaient pas l'air de trop perturber la populace; tout comme les JO qui porte une bonne part de responsabilité de la faillite grec. Des JO qui fut la fierté du peuple grec. Quand le peuple dort sur ses lauriers; le réveil est généralement très dur. Et là; ils se sont réveillés avec la gueule de bois.

D.J

Écrit par : D.J | 01/11/2011

Franchement, il fallait bien que ca arrive un jour: que gronde la révolte contre les salles de marché qui ont unilatéralement décidé du destin des peuples. Que les Grecs, et après ça les Espagnols, les Portugais, les Italiens et bientôt même les Français et les Allemands soient sacrifiés sur l'autel du capitalisme pour le bénéfice des élites, cela ne saurait être accepté!

A un moment il faudra bien que l'économie revienne au service de l'humain et non l'inverse!

Écrit par : ielshikh | 01/11/2011

Les grecs doivent avoir l’impression qu’on se fout de leur gueule, pardonnez l’expression. Des plans d’austérité, toujours plus durs, mois après mois, et qui ne changent rien… Comme peuvent-ils croire que ce dernier accord franco-allemand sera celui qui mettra un terme à la crise ?

Plus personne n’a confiance en ce système financier mondial. Je regrette que les contribuables européens, qui acceptent sans broncher les plans de sauvetages successifs de la Grèce par solidarité, ne se révoltent pas tous ensemble, à l’image du mouvement « occupy Wall Street ».

Écrit par : Joelle | 01/11/2011

Les indignés sont manipulés par un financier et momie 2010 est inféodé.

Il faut s'informer avant de faire la pub pour les bandits.

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

"Car le monde est aujourd'hui bien trop imbriqué pour le laisser sombrer dans la folie rien que pour satisfaire des intérêts locaux."

MDR! Parce que la folie de la mondialisation décidée contre les peuples et la folie de la finance mondialisée ne servent pas à satisfaire des intérêts très, mais alors très particuliers, et donc très localisés?

Mais comment la Grèce en est-elle arrivée là? En trichant, pas le peuple, mais les gouvernants et goldman sachs, qui ont maquillé l'ampleur de la dette qui s'accumulait. Et ce n'est pas un crime? Aucune loi pour sanctionner ce qui s'est passé?

La solution passe par la préservation de l'indépendance, par la démocratie, par l'annulation de la dette souveraine. Le monde de la finance n'est qu'un gigantesque château de cartes et c'est, on le voit aujourd'hui tout ce qu'il y a de plus clairement, une ennemie jurée de la démocratie. Il serait temps de se débarrasser de ce monde de la finance sans moralité. Que les Grecs se révoltent contre cette tyrannie! Nous ne pouvons que les en remercier.


"la place Syntagma ne présentait aucun caractère d'agitation particulière"

Point de vue d'un "touriste" sur une place... qui ne sait même pas lire le commentaire de Mylèna.

Écrit par : Johann | 01/11/2011

@ Joelle

J'ai surtout l'impression que se sont les grecs qui se foutent de la gueule du monde. Leurs mensonges, antérieurs, ne justifieraient-il pas que la Suisse dénonce l'accord de libre circulation conclu avec la Grèce ? Quant à Schengen ce pays est une vraie passoire.

N'a-t'on pas à faire à un failed state ? N'est-ce pas l'UE et non seulement la zone euro que ce pays non occidental devrait quitter ? Les considérations géostratégiques pertinentes lors de son adhésion sont-elles toujours d'actualité ?

N'a-t'on pas atteint un point de rupture ? Point où les pays sains de l'Europe doivent constituer une union renforcée ? Et laisser tomber le Clubmed.

Écrit par : CEDH | 01/11/2011

Si vous pensez que le problème est la Grèce, continuez la lecture...


"Erreur, grave erreur...
Une sortie de l'Euro ne coûterait pas si cher que cela à l'Allemagne. Ils ont fait leurs comptes (en privé) et UBS aussi. La banque suisse a publié ses propres conclusions dans un document intitulé Euro break-up – The consequences.

Voici donc mes conclusions :
Nous vivons une crise sans précédent historique. Nous sommes passés d'une crise financière à une crise économique, puis une crise politique grave et profonde. La seule réponse des autorités sera in fine d'imprimer de l'argent fondé sur aucune richesse tangible.

Imprimer de l'argent n'a jamais créé de richesse ; nos autorités sont stupides, je vous l'accorde, mais elles ont quand même compris cela. Acheter du temps, c'est le principe des obligations. Le temps coûte de plus en plus cher. Vous le voyez puisque les rendements des obligations souveraines montent. Bientôt nous ne pourrons plus acheter de temps. Ce sera la fin.

Quand ?

Je n'en sais rien. Mais je vous livre la conclusion du rapport de l'UBS sur l'Eurozone : "la seule façon de se prémunir d'un éclatement de l'euro est de ne posséder aucun actif libellé en euro".

Voilà qui a le mérite de la clarté."

"ref: "l'édito des matières premières"

"www.aucoffre.com"

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

Excusez moi j'avais oublié..Le Franc Suisse sera très affaibli voir pire.

Il y a également des articles très éclairant sur aucoffre.com...

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

C'est un référendum à la grecque, c'est pour ça qu'on l'a pas vu venir.

Écrit par : L' Amer Royaume | 01/11/2011

Prendre une douche là ou il y a un Grèque,il ne faut surtout pas laisser tomber la savonnette!!

Les Italiens eux regardent l'ennemi dans un rétroviseur...

Le Belge se cache toujours au fond d'une piscine, par ce qu'au fond ils ne sont pas si cons..

Les Anglais ont leur monarchie qui telle des sangsues, sucent le peuple par le bas..

Les Luxembourgeois ont des petites mains car leurs femmes ont des petits seins...

Les Français n'éclairent pas leurs autoroutes car ils se prennent pour des lumières...

Les Suisses, ...?

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

Une sortie de l'Euro ne couterait pas si cher ?
Alors là, je voudrais bien voir les détails du raisonnement...
Quand aux banquiers, ils ont bon dos de nous faire la leçon et vous de boire leur parole. C'est quand même ces même banques d'affaire et leur portefeuilles toxiques qui nous mettent dans la merde... sans parler des supprimes et autres. Bref, à leur place je comptabiliserai mes pertes et la mettrait en veilleuse.

Écrit par : Tristan | 01/11/2011

" Le référendum grec et la dette: la moindre des choses "

Certes, surtout qu'en tant que Suisses, habitués à la pratique de la démocratie directe, nous serions bien mal placés pour contester ce droit démocratique aux Grecs.
Toutefois, on ne peut s'empêcher de songer à la manière péremptoire de l'annonce et ceci juste après l'obtention d'un accord financier arraché péniblement. Sans en avoir référé préalablement à son ministre des finances Evangélos Vénizélos, par cette annonce Georges Papandréou a pris tout le monde de court et s'est montré bien imprévisible.
Pourquoi a-t-il agi ainsi, alors qu'il se sait politiquement carbonisé, ainsi que son parti, le PASOK ? Pour laisser une trace dans l'histoire ?

Comme il a été dit dans les commentaires, nul ne sait encore la question qui sera posée aux citoyens grecs, mais lorsqu'on apprend que "selon les sondages, les Grecs rejetteraient le plan germano-européen à 59% tout en plébiscitant (72,5%) le maintien de la zone euro", on demeure perplexe.
Dès lors faudrait-il peut-être leur poser deux questions, l'une sur l'accord proprement dit, l'autre sur le maintien de la Grèce dans la zone Euro ?
Les Grecs, gens forts sympathiques et attachants, qui au cours de l'histoire ont inventé les mathématiques et la logique, auraient été bien inspirés d'en garder un peu pour eux !

Mais la vie n'est pas faite que de rationalité !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 01/11/2011

Voir l'article complet de Simone Wapler (spécialiste) dans l'édito des matières.

Écrit par : Pierre NOËL | 01/11/2011

Euh, touriste, Johann ? Peut-être, mais en attendant j'étais sur place, contrairement à vous. Et avec caméra et micro, précisément pour interviewer les Hellènes. Pas forcément les leaders politiques ou syndicaux, mais les gens de la base, ceux qui continuent de bosser, qui réfléchissent, qui se demandent de quoi sera fait, qui cherchent comment nourrir leurs enfants. De fait, le problème est plus grave à Athènes que dans les campagnes, parce que dans les campagnes, on possède toujours son petit lopin de terre, de quoi nourrir la famille.
Et les touristes, qui restent nombreux, notamment suisses, français et hollandais, (mais bien sûr pas assez) sont une bénédiction.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/11/2011

J'ai pas mal arpenté le net à ce sujet ce soir, et une info m'a parue extrêmement importante c'est celle -ci :

"21h50. La Grèce annonce un changement de tout son état-major militaire. Un conseil de sécurité de l'Etat, réuni sous la présidence du Premier ministre Georges Papandréou, a remplacé les quatre têtes de l'armée, le chef d'état-major des armées, les chefs d'état-major de l'armée de Terre, de la Marine et de l'Armée de l'air, et a déchargé de leurs fonctions une douzaine d'officiers de l'Armée et de la Marine, indique le ministère de la grec Défense dans un communiqué. Une source au sein du ministère a affirmé à l'AFP que les réunions avaient été programmées il y a longtemps, que ce grand remaniement était prévu et n'avait aucun lien avec la situation politique qui pourrait entraîner la chute du gouvernement. "

(Source le Parisien : http://www.leparisien.fr/crise-europe/en-direct-referendum-en-grece-papandreou-persiste-et-signe-01-11-2011-1696617.php )

Alors voilà, j'ai le sentiment que ce ramaniement a bel et bien lien avec ce qui s'est passé aujourd'hui, ils se préparent à l'insurrection, au contraire de ce qu'il affirme. Il faudrait vérifier son allégation pour voir ce qu'il en est.

En tout cas, j'ai bel et bien le sentiment qu'il y a là une chance pour que la Révolution des peuples commence, en premier pays libéré, le Grèce.

Écrit par : Holly | 02/11/2011

Philippe, les campagnes, ce n'est pas très important, presque la moitié de la population grecque est concentrée à Athènes, tandis que le reste de la population est dispersé à la campagne.

Écrit par : RM | 02/11/2011

Heureusement que le francs suisse se comporte encore fort bien de même que le prix de l'or. De quoi passer d'excellentes vacances d'hiver hors de Suisse.
C'est un plaisir incommensurable que de voir les Français et surtout les Portugais nager et pédaler dans la semoule et tirer la gueule.

Quant au peuple grec qu'il continue joyeusement à frauder le fisc comme il l'a toujours fait pour son plus grand bien. Je l'encourage vivement !

Écrit par : Hypolithe | 02/11/2011

Pour toi le corniaud: "qui ri le vendredi pleure le dimanche" tu as un raisonnement de pinardier qui sort d'une cruche.

Écrit par : Pierre NOËL | 02/11/2011

les 2/3 de la dette grecque est sur des comptes à numéros, quand donc la Suisse va t-elle cesser de piller la planète ???

Écrit par : Corto | 02/11/2011

"les 2/3 de la dette grecque est sur des comptes à numéros, quand donc la Suisse va t-elle cesser de piller la planète ???"

Tiens, mois qui croyais que c'étaient les 3/3... peut-être en ajoutant les "biens" de l'église.


"Peut-être, mais en attendant j'étais sur place, contrairement à vous."

Oui, mais pas aux mêmes endroits que Mylèna, et pas pendant la grève, ou bien?
Et puis c'est très facile de sélectionner un "bon" interlocuteur pour satisfaire votre propagande.


"ils se préparent à l'insurrection, au contraire de ce qu'il affirme."

Ben non, puisque l'"insurrection" se pratiquera par la voie des urnes. Mais ils ont peut-être désamorcé un coup d'Etat. Et la diminution des dépenses militaires, quel bonheur ce serait!

Écrit par : Johann | 02/11/2011

Je serai très heureux si la Grèce sortait de l'euro et introduise un nouveau drachme qui serait immédiatement dévalué de plus de 50 % Les dettes seraient diminués de moitié et pour le solde les Européens peuvent attendre le jour où les poules auront des dents.

Les prix baissant ils verront les teutons déferlés chez eux et en bon commerçant ne se gêneront nullement de les plumer et de les rouler dans la farine.

Pour arriver à un train de vie correct il faudra compter 2 à 3 ans mais au moins ils seront indépendants et ne devront pas courber l'échine et passer sous le joug des technocrates européens.

Autres avantage la sortie de la Grèce de l'euro donnera des idées aux Portugais toujours à la recherche de combines pour ne pas souffrir des mesures d'économies imposés par les teutons et les hexagonaux.

Vive une Europe déstabilisée, honneur et gloire au franc suisse.

Écrit par : Hypolithe | 03/11/2011

Les commentaires plaignants ces pauvres grecs sont d'une innocence touchante.
Ce sont ces même Grecs qui fraudent à tour de bras pour ne pas payer le moindre impôt, et ce même gouvernement Grec qui a menti à l'UE pendant des années sur l'état réel de ses finances.
Non seulement ils sont entrain de mettre à genou la finance mondiale, mais en plus leur 1er ministre nous fan un magnifique bras d'honneur !

Écrit par : eric | 03/11/2011

A qui le revirement de Papandreou profite-t'il ? A l'UE ? Non. A la Grèce ? Non. Cherchez ... vous trouverez. Et pourrez commencer à réaliser ce qui peut avoir influencé Papandreou, qui comme tout homme politique est intègre et à la solde de ses électeurs

Écrit par : CEDH | 03/11/2011

Papandréou n'est pas intègre, il est inféodé à l'église orthodoxe à laquelle il n'a pas touché! Ils ont vendu le Pirée aux chinois, quoi d'autre la prochaine fois..La Turquie est à l'affût!

C'est un instruit-idiot qui connaît son bréviaire par coeur, et qui ne paiera pas ses dettes. L'Italie suit de très près la Grèce et les autres suivront.

Je rachète de l'or physique pour protéger mes petites économie. "www.aucoffre.com"

Un super dollar et un euromark vont voir le jour, les monnaies imprimées ne seront que du PQ

Écrit par : Pierre NOËL | 03/11/2011

On parle de dettes, mais qui sont les créditeurs dans cette affaires ? Des banques qui ont versé des milliards sur des comptes suisses ?

Des investisseurs institutionnels qui font payer la casse à leurs gouvernements ?

Si une seule fois, on se posait les bonnes questions !

toute cette affaire grecque sent l'arnaque à l'euro, il y a un an l'europe a versée 70 milliards d'euros au gouvernement grec, pour quoi faire ? pour les mettre sur des comptes à numéros, quand un pays comme n'importe qui, qui doit de l'argent, on ne lui donne pas l'argent à lui, mais à ses créditeurs, mais qui sont les créditeurs ? des banques qui font ce qu'elles veulent ? qui jouent avec des taux d'intérêts selon les apports consentis !

Cette un énorme casse organisé par sarkosy, combien touche t-il de la part de ces banques impliquées dans ce gâchis !!!

Écrit par : Corto | 03/11/2011

Le mauvais délire paranoïaque de Corto...

Écrit par : alban | 04/11/2011

Paranoïaque, alors qu'est-ce que faisaient une trentaine de directeurs de banques genevoise à Cannes ?

Écrit par : Corto | 04/11/2011

je le répète, 200 milliards de la dette grecque de 300 milliards sont sur des comptes à numéros bien helvétiques !!!

Écrit par : Corto | 06/11/2011

C'est la raison pour laquelle aucun politique grec ne souhaitera de référendum, ce qu'ils veulent, c'est simplement de la fraiche made in Deutchland pour les balancer sur leurs comptes, comme ce fut le cas pour les derniers 70 milliards alloués par l'Europe il n'y a pas un an !!!

Sinon pourquoi Sarko se bougerait autant, lui, il ne se bouge que quand ça parle de milliards de la banque européenne, soit pour les banques et maintenant pour des pays comme la Grèce.

Écrit par : Corto | 06/11/2011

Corto parlez nous des milliards de shekels détournés par les politiciens israéliens et cachés aux USA, ce ne serait que justice !

Écrit par : Hypolithe | 07/11/2011

Les petits Suisses s'accrochent au fric comme des sangsues, ce peuple de mercenaire devenu receleurs, quelle histoire !!!

Dites-vous bien Hypoolite, que c'est l'époque des factures, tous les comptes vont se régler dans les prochaines années, ils est temps pour les Suisses de travailler !

Écrit par : Corto | 07/11/2011

Si l'on est financièrement bien assis aucun souci à se faire.
Tout le reste n'est que blabla.

On peut fort bien vivre en Suisse pour autant que l'on habite hors des villes où grouillent tous les aigris du système.

Écrit par : Hypolithe | 07/11/2011

Hypolite, c'est finit les guerres avec cahier des charges et contrat à la clé !

Maintenant ce sont les milices privées qui contrôle une bonne partie de ce monde, allez à Moscou et regardez les géorgiens qui ressortent avec permission du GHB pour des missions spéciales, allez voir leur têtes, après on discute !!!

Écrit par : Corto | 07/11/2011

Corto pour autant qu'ils s'attaquent à des personnes ou à des institutions qui me déplaisent je dis alors pourquoi pas.
Vous oubliez que la Suisse a toujours aimer avoir dans la main droite les armes d'Oerlikon-Buerhle et dans la gauche la ouate et les pansements de Flawil !
Ah! Les bons profits que nous avons engrangé au fil des ans.

Écrit par : Hypolithe | 08/11/2011

Hypolithe, n'oubliez pas que le proc genevois vient de tomber, si les mafieux ne sont pas derrière, je me les coupes !

Le suivant devra très vite se mettre aux ordres !!!!

Écrit par : Corto | 08/11/2011

La Grèce est l'état rlachevnom. C'est frustrant.

Écrit par : payday loans online direct lenders | 08/11/2011

Si vous pensez que le problème est la Grèce, continuez la lecture...


"Erreur, grave erreur...
Une sortie de l'Euro ne coûterait pas si cher que cela à l'Allemagne. Ils ont fait leurs comptes (en privé) et UBS aussi. La banque suisse a publié ses propres conclusions dans un document intitulé Euro break-up – The consequences.

Voici donc mes conclusions :
Nous vivons une crise sans précédent historique. Nous sommes passés d'une crise financière à une crise économique, puis une crise politique grave et profonde. La seule réponse des autorités sera in fine d'imprimer de l'argent fondé sur aucune richesse tangible.

Imprimer de l'argent n'a jamais créé de richesse ; nos autorités sont stupides, je vous l'accorde, mais elles ont quand même compris cela. Acheter du temps, c'est le principe des obligations. Le temps coûte de plus en plus cher. Vous le voyez puisque les rendements des obligations souveraines montent. Bientôt nous ne pourrons plus acheter de temps. Ce sera la fin.

Quand ?

Je n'en sais rien. Mais je vous livre la conclusion du rapport de l'UBS sur l'Eurozone : "la seule façon de se prémunir d'un éclatement de l'euro est de ne posséder aucun actif libellé en euro".

Voilà qui a le mérite de la clarté."

"ref: "l'édito des matières premières"

"www.aucoffre.com"

Ecrit par : Pierre NOËL | 01.11.2011

Écrit par : Pierre NOËL | 08/11/2011

La situation est très grave, elle dépasse de loin la Grèce.

Le plan de Sarkozy est à l'image de son auteur et de sa bande très médiocre.

Nous sommes en guerre économique depuis que les Européens ont sacrifié des pans entiers de nos industries qui ont été emmenées dans les pays à bas salaires et sans démocratie. La Chine, et d'autres.

L'euro qui est la conséquence d'une gestion économique et politique a appauvrit la majorité des européens.

Nous allons droit à la catastrophe c'est pourquoi il faut se préserver en achetant de l'or physique sans passer par les banques européennes.

Nous félicitons des régimes islamistes et collaborons avec les royautés du golfe persique, nous sommes en train de créer toutes les conditions d'un conflit majeur.

La dette des pays occidentaux est telle qu'il sera impossible de rembourser sans une dé-construction de ce monde.

Les "marchés" ne sont pas intelligents ils s'accrochent aux branches pourries en espérant que demain sera meilleur... Le départ éventuel du Berlusconi ne résout pas le problème de la dette italienne, ce sont les réformes drastiques qui sont une des solutions.

Nous continuons à fabriquer des salariés dont on ne sait que faire, et nous permettons une immigration qui coûte une fortune, contrairement aux affirmations des politiciens.(*) Celle-ci est demandée par les grands industriels et par la chrétienté qui souhaite plus de croyants en Europe.

Lorsque l'on a compris cela, on peut prévoir que l'avenir ne sera pas rose mais noir.Je ne fais aucune allusion à l'extrême droite...

(*) On peut considérer que celle-ci est un gain lorsqu'elle met en concurrence les salariés par la baisse des salaires et un abandon de notre système social.
Cette politique appauvrit les peuples européens, si la paupérisation des familles, des peuples est un gain pour les nations, nos républiques sont effectivement en très grand danger. Il faudra ressortir les armes.

Écrit par : Pierre NOËL | 08/11/2011

Sarkosy, les corrompus du système politique grec, et les banques Suisses dans cette histoire, vous avez oublié de parler des Banques Suisses, parce quand Sarko court comme dératé, c'est qu'il y a du ponion, et où il y a du ponion sale, y a des banquiers suisses, c'est vieux comme le monde !!!

Écrit par : Corto | 08/11/2011

He was in Paris at the AO was the granddaughter of his Pulitzer stations

Écrit par : big rig mudflap holders | 19/11/2011

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