03/08/2011

Les découvertes du Plouc: un Haut-Médoc qui vaut le détour

En vacances dans le Périgord Vert, le Plouc a entamé sa descente vers l’Océan en traversant la paradisiaque et anglophile région d’Aubeterre, ponctuée par un arrêt sympathique dans un restaurant perdu au milieu de la verdure saintongeaise, «La Laiterie» à Fouilloux (souvenir ému d’une côte de veau aux cèpes cuite juste ce qu’il faut).

Arrivés à Blaye, le Plouc et la Plouquette ont embarqué sur le ferry qui traverse l’estuaire de la Gironde pour rejoindre sur l’autre rive, Lamarque. Là commencent les choses sérieuses avec ces noms qui font rêver: Pauillac, Moulis, Saint-Julien, Margaux. Et Haut-Médoc. Dans cettedernière région, travaille une famille de petits producteurs de grand talent, les Bonastre, propriétaires et créateurs du Château Hennebelle. C’est Martial qui a fondé en 1918 ce patrimoine viticole de 11 hectares situé à Margaux, vers Lamarque, dont les vignes sont plantées sur ce sol graveleux qui fait la richesse de cet incomparable terroir. Aujourd’hui, le descendant en ligne directe de Martial, Pierre Bonastre (photo), a repris de son père le Château Hennebelle. «Et la suite est assurée», relève le vigneron en un large sourire.bonastre.JPG

Le vin ressemble toujours à celui qui le fait. Hennebelle ne fait pas exception. Il est discret, robuste et sympathique à l’image de Pierre Bonastre. D’après la Plouquette, qui est la reine du palais, le Hennebelle 2003 s’annonce aujourd’hui velouté, rond, avec une pointe de cuir et un soupçon de tabac. Le 2002 est plus vif, plus riche en alcool, long en bouche, avec des notes poivrées. La caractéristique générale du Château Hennebelle reste son aspect bien charpenté. Il fait songer à ces églises romanes qui sont semées entre les Charente, la Dordogne et la Gironde.

Son encépagement: 50% de merlot, 40% de Cabernet Sauvignon, 5% de Cabernet Franc, le reste étant constitué de Petit Verdot et d’une pointe de Malbec.

Contrairement à nombre de ses confrères du Bordelais, Pierre Bonastre n’a pas été saisi par la folie des prix qui restent d’une étonnante sagesse avec, par exemple, la bouteille de 2001 à 7.50 euros. Le Château Hennebelle présente le meilleur rapport qualité-prix du Haut-Médoc.

Si vos pas vous conduisent au bord de l’estuaire, accomplissez donc un petit détour vers Pierre Bonastre. Un détour fort modeste, puisque son chais se trouve au bord de la route de Pauillac, en sortant de Lamarque. Et dégustez le Hennebelle avec la modération que vous jugerez bon d’observer.


Jean-Noël Cuénod

 

11:41 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vin, bordeaux, haut-médoc, gironde, aubeterre, fouilloux | |  Facebook | | |

Commentaires

Monsieur Cuéno. Comme d'habitude, je me chamaille avec les médias français qui me censurent pour un sujet très simple et qui pouurrait aussi concerner la Suisse. Selon mon humble avis, le rapport du BEA sur le crash du vol AF447 est un tissu de mensonges. Il est évident que l'on allait blâmer les pilotes qui étant morts, ne peuvent pas se défendre. La Marine Nationale Française a supervisé et pratiqué la remontée des cadavres, des boites noires et d'une partie de l'avion. Le BEA est lié à l'état français, à Airbus et à Air-France. Personne n'ignore les considérations financières impliquées dans une telle tragédie. Donc, je mets en cause l'honnêteté du rapport et je suggère qu'une institution planétaire soit créée pour enquêter sur tous les crashs aériens (les avions sont fabriqués dans un ou plusieurs pays, les moteurs dans d'autres, les compagnies de transport dans d'autres aussi et les passagers viennent de partout). Alors, puisque l'on a le TPI pour la justice, l'IAEA pour le nucléaire; on devrait avoir un organisme planétaire pour enquêter sur les crashs aériens. Je ne vois pas ce qui pourrait déranger les médias français, à moins qu'ils soient les complices de ce système pourri. Très amicalement...
Jean-Claude Meslin

Écrit par : Jean-Claude Meslin | 03/08/2011

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