14/01/2011

Quand la délinquance française débarque en Suisse romande

 France-Soir lui consacre une pleine page et Le Figaro, un important article. La presse d’outre-Jura découvre avec stupeur ce phénomène: la délinquance française débarque en Suisse romande, principalement à Genève et dans des localités vaudoises comme Le Sentier.

Le phénomène, pourtant, n’est pas nouveau. Les milieux marseillais, lyonnais et italo-grenoblois ont été attirés par les lumières dorées de nos rivages dès les années 50. Mais la truanderie d’alors respectait, sinon des «principes», le terme serait malvenu, du moins certaines règles dictées avant tout par la prudence: on ne tue pas les flics, on use d’un nombre limité d’armes, on évite de mettre à feu et à sang les objectifs visés.

Leurs héritiers en banditisme ne s’embarrassent plus de telles considérations; la sauvagerie a remplacé la règle. Prise d’otage, usage d’explosifs et d’armes de guerre, les malfrats de l’Hexagone ne font dans la dentelle que dessinée à la kalachnikov.

Bien entendu, les sectateurs de l’UDC se sont emparés de ce phénomène pour aussitôt réclamer que la Suisse sorte de l’espace Schengen et suive l’exemple de la Grande-Bretagne et de l’Irlande qui collaborent avec Schengen tout en conservant le contrôle de leurs frontières. L’extrême droite oublie juste un léger détail: la Suisse n’est pas entourée par la mer. Chaque jour, 75 000 frontaliers passent la frontière à Genève et dans le canton de Vaud. 

 Bien avant l’entrée de la Suisse dans Schengen, les gardes-frontière procédaient déjà à des contrôles par sondage. Etablir une surveillance stricte à la frontière n’aboutirait qu’à asphyxier notre économie. En outre, sur le plan de la sécurité, sortir de Schengen risquerait de se révéler catastrophique. La frontière franco-romande n’a jamais été rendue étanche, même durant l’Occupation. Les malfrats de la banlieue lyonnaise passeront à travers ce filet aux mailles forcément larges comme ils l’ont fait avant et après Schengen.

Si elle sort de cet Espace, la Suisse risque de perdre un atout majeur, l’accès à la banque de données commune des polices européennes, le système SIS. Or, le renseignement et l’échange international d’informations sont devenus le nerf de la guerre contre cette délinquance désormais sans frontière. Dès lors, en faisant sortir la Suisse de Schengen, l’UDC rendrait un fier service aux criminels et accroîtrait l’insécurité. Il reste à espérer que ce n’est pas là le but recherché!

Cela signifie-t-il que tout va bien dans le meilleur espace Schengen possible? A l’évidence, la réponse est négative. Les autorités cantonales et fédérales doivent absolument faire pression sur la France afin que celle-ci prenne enfin des mesures efficaces dans les banlieues lyonnaises et cesse de supprimer des postes au sein de sa police. Force est de reconnaître que la méthode Sarkozy en matière de sécurité est un fiasco. Genève et Vaud sont en train d’en payer le prix fort.

Jean-Noël Cuénod

(Version plus longue de la chronique parue jeudi 13 janvier 2011 en rubrique "Perspective" de la Tribune de Genève et "Réflexion" de 24 Heures.)

LE PLOUC SE REND SAMEDI ET DIMANCHE AU CONGRES DE TOURS DU FRONT NATIONAL. IL VOUS TIENDRA AU COURANT DE LA SUCCESSION DE JEAN-MARIE LE PEN DES DEMAIN.

09:27 | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook | | |

Commentaires

C'est un peu normal que les braqueurs français viennent ici; en France il n'y a plus rien à voler, tout l'argent des riches est dans les banques suisses. ;)

Écrit par : alena | 14/01/2011

A mon avis, même si la responsabilité du gouvernement sarko dans cette affaire, il ne faut pas trop compter sur eux pour nous sortir de la mouise.

L'UDC veut bloquer l'augmentation du nombre de douanier à Genève. Pas étonnant que les moyens soient insuffisant.

Le problème à Genève c'est le laxisme du pouvoir judiciaire (et aussi le manque de moyens). On le voit, un mec qui se fait tabasser en italie peut donner lieu à de la prison ferme au pays de Berlusconi. Ici ils auraient été bien vite relachés....

L'attractivité de l'arc lémanique est dû à une mauvaise coordination policière, à un laxisme de la justice et un manque de moyen de tous les acteurs de notre sécurité.

Qu'on ne vienne pas s'étonner ensuite que l'UDC récupère tout ceci.

Écrit par : librepenseur | 14/01/2011

Exactement le même bullshit utilisé a l'époque pour nous vendre Shengen. Ca ne résiste pas une seconde a l'examen du bon sens. Les braqueurs a peine post-ados n'en ont rien a secouer de SIS, par contre un contrôle physique aux frontières par "échantillonnage" (entendez par délit de faciès, et généralement ils ont le faciès assez typé) c'est quand même plus concret.
.
D'ailleurs je me demande pourquoi les bobos n'arrive pas a être objectif sur ce sujet. Dans le fond l'idée d'une base de donné et d'un espace sécuritaire unifié n'est pas spécialement "de gauche". Est ce que c'est uniquement parce que ça nous rapproche de l'UE que c'est "forcement bien" et que ça se discute pas ?

Écrit par : Eastwood | 14/01/2011

Un peu de contrôle, face à la France vaut mieux que pas de contrôle du tout. Actuellement, 7 garde-frontière végètent à l'aéroport, pour veiller à taxer l'alcool importé en trop par les passagers et confisquer le saucisson qui n'a pas le stampel du véto cantonal. Même ces 7 seraient mieux à la frontière, pour ralentir les grosses voitures transportant 4 personnes au faciès intéressant.
Et, dans Schengen ou non, on voit mal la Suisse demander quoi que ce soit à la France, incapable de mettre de l'ordre chez elle.

Écrit par : Frank Leutenegger | 14/01/2011

Un peu de contrôle, face à la France vaut mieux que pas de contrôle du tout. Actuellement, 7 garde-frontière végètent à l'aéroport, pour veiller à taxer l'alcool importé en trop par les passagers et confisquer le saucisson qui n'a pas le stampel du véto cantonal. Même ces 7 seraient mieux à la frontière, pour ralentir les grosses voitures transportant 4 personnes au faciès intéressant.
Et, dans Schengen ou non, on voit mal la Suisse demander quoi que ce soit à la France, incapable de mettre de l'ordre chez elle.

Écrit par : Frank Leutenegger | 14/01/2011

Nous sommes bien tous d'accord que passer d'un extrême à l'autre n'est pas la solution. Mais que l'on restaure les contrôles à la douane et la restriction de passage de frontière, s.v.p! Transformer le pays en camp retranché n'est pas possible mais ce n'est pas une raison pour ouvrir toutes les portes. A ce stade, autant mettre un panneau à l'entrée disant "Servez-vous, c'est gratuit". Parce qu'actuellement, c'est le cas. J'ai déjà fais à mon insu un "gracieux don" de mon vélo neuf à l'un d'entre eux lorsque j'étais absent. Mais je m'en tire encore chanceux comparé à ce qu'ils font habituellement.

Écrit par : L'Intondable | 14/01/2011

Ne pas oublier que les braqueurs Français ne sont pas Français ! Ce sont des étrangers naturalisés Français

Écrit par : Pierard Guy | 14/01/2011

@Pierard Guy: donc ils sont français...

@Frank Leutenegger: mais l'absence de contrôles douaniers aux frontières est bien antérieure à l'adhésion à schengen... aux "petites douanes" comme à la douane d'hermance, par exemple, je n'ai plus vu de douanier, français ou suisse, de manière régulière depuis au moins 20 ans!

Écrit par : matthieu | 14/01/2011

Le debat n est pas de savoir si ils sont francais, italiens, serbes, africains, arabes, ou esquimos...
Le plus drole c est que depuis que la suisse est entree dans shengen, la police si elle reconnait une augmentation des delits, clame aussi que la cooperation transfrontalire permet de resoudre beacoup plus de ces delits qu avant ! Mais ca tout le monde s en fou, ca ne doit pas faire vendre assez de papier ou faire le jeu de l UDC et du MCG. Et la seule chose qui les interesse, c est le sensationnel, le ressenti... Pour les chiffres officiels, on repassera....

Écrit par : Eric | 14/01/2011

On nous a vendu l'adhésion aux accords de Schengen comme étant un plus à la sécurité. Or il faut bien constater une dégradation de la situation depuis que ceux-ci ont été mis en place.

Je veux bien admettre que la sécurité s'est dégradée indépendamment de Schengen, mais que fait-on en Suisse et notamment à Genève pour remédier à la situation ?

A-t-on par exemple procédé à une analyse de la situation par secteurs géographiques ?

Où en est-on dans la collaboration et de la définition des tâches entre le Corps des Gardes Frontière et les gendarmeries et polices cantonales ?

Est-ce admissible par exemple qu'il n'y ait qu'un effectif de 7 personnes au sein du Corps des Gardes Frontière chargé de surveiller les quelques 100 km de frontière genevoise ?

Pourquoi l'effectif des Gardes Frontière n'est-il pas renforcé ?

Pour ceux qui ont regardé l'émission de Temps Présent hier soir sur la TSR, il y a effectivement de quoi être inquiet. Voyez ce garagiste qui dort dans son entrepôt et qui promet le pire à d'éventuels malfrats.

Les gens en ont vraiment marre et les réflexes d'autodéfense vont se développer au risque de créer de graves bavures.

A la veille de la prochaine votation sur l'interdiction des armes à la maison, il serait temps de se poser des questions.

Indépendamment de la base de données Schengen, qui constitue bien un plus mais dans la recherche des criminels, c'est-à-dire APRES LES BRAQUAGES, il ne faut pas se leurrer, c'est en amont qu'il faut agir pour dissuader les malfrats lyonnais et autres de venir commettre leurs méfaits en Suisse. Il faut notamment durcir le code pénal et les conditions de détention, il faut faire des exemples car il est bien évident que nous n'avons absolument rien à attendre des autorités françaises qui n'arrivent pas elles-mêmes à faire le ménage dans l'Hexagone !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 14/01/2011

parce que vous ne pensez pas que de savoir que de plus en plus de délit sont résolus, quand bien meme avant leur réalisation, permettra de dissuader les délinquants?

Écrit par : matthieu | 14/01/2011

@matthieu

Non, car un délinquant (et on a tous fait des bêtises plus ou moins graves) pense toujours "je ne vais pas me faire choper". Les délinquants braqueurs et autres ne perdent pas de temps à lire les statistiques de la police. Ils s'en fichent !

Écrit par : Jean | 14/01/2011

@jean:
c'est un fait qui favorise les peines plus... radicales. Supposons qu'un délinquant se fasse amputer une main en cas de délit grave. Le risque qu'ils prennent la chose à la légère diminuera considérablement.

Je crois que vous voyez où je veux en venir.

Écrit par : L'Intondable | 14/01/2011

Vendredi 31 Décembre, sur la petite route qui mène du magasin Leclerc à Puplinge, 3 voitures de "gardes Frontières" contrôlaient les sacs et cabas des genevois qui venaient de faire leurs courses!
Evidente priorité du jour, n'est-ce-pas?

D'autre part, la Suisse et Genève en particulier faisant office de grosse tirelire des fortunes Européennes, en quoi faudrait-il s'étonner que les voleurs de tous accabits s'y précipitent eux aussi. Le beurre, l'argent du beurre et le cholestérol qui va avec...c'est la régle!

Écrit par : Azrael | 14/01/2011

Bien dit Azraël !

Écrit par : Stroumpf Patient | 14/01/2011

Jean, détrompez-vous, la jeunesse est certes persuadée d'être immortelle, mais des études sociologiques tout à fait sérieuses ont prouvé que ce qui était le plus dissuasif, c'était moins la peine encourue que la probabilité de se faire choper. En revanche, il est clair que si "se faire chopper" amène à ressortir de prison quelques jours après un braquage, on n'est pas sorti de l'auberge.

Écrit par : Philippe Souaille | 14/01/2011

Sorry - made a mistake - I did not read your post with enough attention.
PLEASE REMOVE MY LAST COMMENT.
MERCI.

:))

Écrit par : Ardan Michael Blum | 14/01/2011

je pense que lq suisse est entrée dans schengen pour acceder au fichiers des criminèles en europe et à mon avis ça pa marcher et maintenant on paye

Écrit par : das | 14/01/2011

@ matthieu :

**** Un "Jean" peut en cacher un autre ! ****

Je tiens à préciser que je ne suis pas la personne qui signe "Jean"

Par conséquent, si le commentaire de "matthieu" (ci-dessus) s'adressait à moi, ce qui semble être la cas, je tiens à préciser ce qui suit :

Je suis persuadé que la présence et surtout la visibilité de forces de l'ordre (gendarmerie, Gardes Frontières, voire l'armée par intermittence et à titre dissuasif uniquement, etc.) est dissuasive et c'est précisément une des lacunes dans la mise en oeuvre des accords de Schengen. Mais pour être visible, il faut disposer d'effectifs en suffisance. Or tel n'est pas le cas actuellement et ce n'est pas les 10 Gardes Frontières supplémentaires qui nous sont annoncés ce soir à Genève qui changeront radicalement la situation.

Pour qui voyage en France, qui n'a pas été frappé de découvrir la présence massive et très visible de forces de l'ordre dans les grandes gares parisiennes, dans les stations de métro et à Lyon-Part-Dieu par exemple. On y voit des policiers, CRS, agents de sécurité et même l'armée. Certes me dira-t-on, c'est parce que l'on y craint des attentats. Oui, mais quelles différences y a-t-il entre des terroristes et des braqueurs ? Les deux catégories ressentiraient-elles différemment la dissuasion avant le passage à l'acte ?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 14/01/2011

Ces "Français" dont on parle, Eric Zemmour peut vous en toucher un mot ! Je vais être censuré cette fois ?!

Écrit par : bruno | 14/01/2011

@ L'Intondable:

« c'est un fait qui favorise les peines plus... radicales. Supposons qu'un délinquant se fasse amputer une main en cas de délit grave. Le risque qu'ils prennent la chose à la légère diminuera considérablement.

Je crois que vous voyez où je veux en venir. »


Un peu à l'image de ce qui se fait en République Islamique d'Iran ou sous les Talibans..?!? Abandonner une justice démocratique pour revenir à la Loi du Talion, à la charia... bref à des pratiques de culs-bénits moyenâgeux..?!?

Est-ce cela que vous préconisez?

Sympa comme perspective...


'Faudrait essayer de réfléchir encore un peu, mon gars...


=:oB

Écrit par : L'avis de Brian | 14/01/2011

@ Jean d'Hôtaux:

« Pour qui voyage en France, qui n'a pas été frappé de découvrir la présence massive et très visible de forces de l'ordre dans les grandes gares parisiennes, dans les stations de métro et à Lyon-Part-Dieu par exemple. On y voit des policiers, CRS, agents de sécurité et même l'armée. Certes me dira-t-on, c'est parce que l'on y craint des attentats. »


En grossissant un brin le trait, on pourrait également souligner qu'il était plus sûr (mais pas pour tous...!!) de se promener dans les rues du Paris occupé, du Berlin des années 30 ou du Moscou de Staline et de ses successeurs...

On croisait effectivement plein de bonshommes en uniforme... et bien moins de gangsters! (Quoiqu'en ces temps-là, les deux étaient souvent les mêmes...!)


Bonne soirée.


=:oB

Écrit par : L'avis de Brian | 15/01/2011

@Brian:

Vous avez raison, aujourd'hui la France n'est plus occupée par les nazis,
mais par une nouvelle classe de fascistes qui ont délaissé les bottes
en cuir pour porter casquettes et baskets. Comme avec les nazis,
si vous les croiser dans la rue, en bande, il faut baisser la tête.
Ils ne brandissent plus de "heil hitler" mais des "nique ta mère" à tue-tête.
Tout comme pour les nazis, la Shoah ça n'existe pas. Ils remplissez les prisons
de France par centaines de milliers, on ne comptent plus le nombre de leurs victimes ... mais ça ce n'est pas grave: tout le monde le sait, le danger c'est le gendarme !

Vous avez bien raison mon brave garçon. Passez faire un séjour à Lyon, mais avant de partir, pensez à faire corriger vos verres de lunettes !!!

Écrit par : bruno | 15/01/2011

On pourrait aussi assouplir les règles de proportionnalité de la légitime défense. Hobbes a été très clair sur le sujet :

"L'obligation des sujets envers le souverain s'entend aussi longtemps, et pas plus, que dure la puissance grâce à laquelle il a la capacité de les protéger. En effet, le droit que, par nature, les humains ont de se protéger eux-mêmes, quand personne d'autre ne peut le faire, ne peut être abandonné par aucune convention."

Mais ça ne restera qu'un voeu pieux puisque la légitime défense n'est pas un trouble à l'ordre public, mais une atteinte à l'"ordre étatique", comme Blueberry l'explique magistralement sur le site "ilikeyourstyle"* :

Les citoyens "ne doivent jamais avoir l’impression qu’ils peuvent se passer de l’État pour assurer leur défense. Parce que le jour où ils pourront s’en passer, ce jour-là, l’État ne sera plus qu’un oppresseur fiscal. Une association de voleurs."

"Le principe d’une légitime défense très restreinte n’a pas pour objectif de protéger la population de l’arbitraire, de la jungle et des voyous qui peuplent celle-ci. Elle vise à assurer la prééminence de l’État dans le règlement des conflits par l’infantilisation de la population**. Elle vise à assurer au chef des voleurs, l’État, ses revenus quotidiens."

* http://ilikeyourstyle.net/2010/09/03/trouble-a-lordre-etatique/

** Donc dans le même esprit, très exactement, que l'initiative contre la prétendue "violence des armes". Comme quoi tout se tient dans le monde de l'émasculation des citoyens.

Écrit par : Scipion | 15/01/2011

"Faudrait essayer de réfléchir encore un peu, mon gars..."

Ben ouais, parce que c'est pas terrible comme solution, dans des pays où existent des institutions comme l'A.I. ou la Sécurité sociale !

Ou aviez-vous donc la tête, l'Intondable ? :o)

Écrit par : Scipion | 15/01/2011

"Sorry - made a mistake - I did not read your post with enough attention.
PLEASE REMOVE MY LAST COMMENT.
MERCI."

De quoi Genève n'a pas besoin?

D'un AMB.

Écrit par : Johann | 15/01/2011

@ l'avis de Brian :

" En grossissant un brin le trait, on pourrait également souligner qu'il était plus sûr (mais pas pour tous...!!) de se promener dans les rues du Paris occupé, du Berlin des années 30 ou du Moscou de Staline et de ses successeurs... "

Comparer les moyens mis en oeuvre pour garantir l'ordre public de Paris occupé, de Berlin des années 30 ou du Moscou de Staline avec ceux de nos démocraties européennes actuelles n'a pas de sens, sauf à vouloir mettre sur un même plan les systèmes politiques nationaux-socialistes, fascistes ou communistes des années 30 et 40 avec l'Etat de droit tel que nous le connaissons actuellement dans nos démocraties occidentales.

Le billet de Jean-Noël Cuénod évoque les méfaits de la délinquance française en Suisse romande. Or, y aurait-il un idéal, ou une culture politique, qui sous-tend les braquages commis en Suisse ou ailleurs ? Assurément non !
Par conséquent comparer les délinquants et braqueurs dont il est question ici avec les résistants des années 40 est faire injure à ces derniers !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 15/01/2011

Très intéressant article. merci

Écrit par : mel | 29/04/2011

Brian a donné un avis de qualité !

Écrit par : Fred | 03/10/2011

Les commentaires sont fermés.