23/12/2010

De Marine Le Pen à Mélenchon en passant par l’extrême droite suisse : vraie et fausse laïcité


Avec une redoutable efficacité, Marine Le Pen s’est emparée du drapeau de la laïcité pour s’indigner des prières musulmanes qui débordent sur la voie publique dans certains quartiers des grandes villes françaises. A Paris, c’est toute la rue Myrha, à la Goutte d’Or, qui se trouve interdite à la circulation entre 13 h. et 15 h. lors de la grande prière du vendredi. Ni la préfecture de Police qui dépend du ministre de l’Intérieur Hortefeux, ni le maire socialiste du XVIIIème arrondissement n’ont réagi à cette entorse évidente aux principes laïques de la République française.

Selon ces autorités, tant que les deux nouvelles mosquées en projet ne sont pas construites, elles ne peuvent empêcher ces prières sous peine de déclencher des échauffourées. C’est typiquement le genre d’argument qui fait le lit de l’extrême droite. Il appartient à une communauté religieuse de prendre les mesures nécessaires pour ne pas troubler l’ordre public. Et si elle le trouble — ce qui est le cas en l’occurrence— l’Etat doit intervenir afin de conserver à l’espace public sa neutralité confessionnelle sans laquelle il n’y a pas de cohabitation harmonieuse entre les différentes religions.
Les socialistes et les sarkozystes ont offert à Marine Le Pen un fagot de verges pour se faire fouetter.

Ainsi, la laïcité se trouve-t-elle au centre du débat en France, mais aussi en Suisse et dans tous les pays d’Europe où l’islam est présent. Il convient donc de rappeler en quoi elle consiste.

Il s’agit avant tout de mettre la tolérance en actes, de la traduire dans les faits quotidiens, d’écarter les institutions confessionnelles de l’exercice du pouvoir politique, de déterminer les lieux et les conditions où elles peuvent exercer leurs cultes sans semer la discorde et de ménager un espace public où chacun, quelles que soient ses convictions, se sent libre de vaquer.

Mais il faut se garder des fausses laïcités qui circulent pour servir de véhicule à des idées qui sont tout sauf tolérantes. Marine Le Pen et le Front national — il en va de même pour l’extrême droite suisse — utilisent le masque de la laïcité pour mieux vendre l’islamophobie, l’intolérance religieuse et le rejet des boucs émissaires. Il s’agit, non pas d’instaurer la paix confessionnelle, mais au contraire d’agiter le peuple avant de s’en servir pour gagner des voix.

Il existe aussi une fausse laïcité qui est promue, elle, par l’extrême gauche. En France, elle est incarnée notamment par Jean-Luc Mélenchon, le patron du Parti de Gauche. Elle se pare du masque laïque pour, en fait, imposer une sorte d’athéisme officiel et limiter au maximum la pratique religieuse. Chez le député européen Mélenchon, cette tendance est moins apparente dans ses programmes - qui usent d'une rhétorique laïque plus classique - que dans ses interventions médiatiques où ses feux de bouche font office de bûcher. 

Or, la laïcité n’a pas pour fonction de promouvoir l’athéisme, mais la liberté de conscience. L’athéisme est une philosophie, respectable comme d’autres, qui ne saurait bénéficier d’un monopole d’Etat. Le souvenir des repressions staliniennes antireligieuses devrait servir de leçons.

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

La limite entre laïcité et athéisme d'Etat a d'ailleurs manqué de clarté, en France. La problème apparaît notamment quand l'Etat intervient dans la culture, qu'il donne de l'argent. On a vu des inspecteurs de l'Education nationale déconseiller fortement aux instituteurs d'utiliser les écrits de l'entomologiste Fabre, parce que, disaient-ils, celui-ci avait une forme de spiritualisme, dans ses idées, qui dans les faits favorisait l'Eglise catholique. A fortiori, quand l'Etat républicain subventionne, ou promeut ou encourage l'achat, par les fonctionnaires professeurs ou leurs élèves, ou les manuels qu'il estampille, il est susceptible d'avoir des vues sur la culture qui dépendent de son positionnement face au pouvoir des religions. Si l'Etat ne libéralise pas la culture, c'est inévitable. Mélenchon ne peut donc pas focaliser ici d'une manière trop simpliste un excès. Le problème ne se limite pas à un excès de fougue dans ses convictions laïques, mais bien du contrôle formel de l'Etat sur la culture et de l'éducation.

Ensuite, pour Marine Le Pen, on peut toujours créer des catégories, mais enfin, ces dernières années, les partisans de la laïcité en ont eu clairement après l'Islam, en général. Il faudrait lui demander ce qu'elle pense de la tradition des processions religieuses propre au catholicisme, et qu'on mettait dans la rue, qu'on met encore dans la rue dans beaucoup de pays. Un bâtiment public comme est une église oblige aussi à la contourner, quand on veut se rendre de l'autre côté. Ce n'est pas très clair. Il n'est même pas clair si ce ne sont pas les élus qui à force de discuter sur son autorisation, ont trop retardé la création d'un lieu de culte spécifique. Pourquoi se voiler la face, en prenant les choses dans les généralités? Certains ont du mal à accepter les évolutions. Autrefois, tout changement était regardé comme salutaire, c'était la voix de Marx qui libérait le peuple, maintenant, tout changement renvoie à une régression, c'est la France en danger, la République qui se délite, le retour des idées médiévales, etc. L'absence presque totale de dynamisme culturel des "élites" empêche simplement que rien de nouveau qui soit en même temps valable apparaisse. Solution? La fin des grandes écoles peut-être. Leur remplacement par des bourses.

Écrit par : RM | 23/12/2010

le contrôle de l'Etat sur la culture et SUR l'éducation.

Écrit par : RM | 23/12/2010

Je pense que vous aurez mal interprété le discours de Mélenchon, qui défend effectivement une laïcité promotrice de liberté. Liberté de conscience, de culte. La rigidité de son discours est justifiée par les entorses nombreuses en France de ce principe universel, et sa remise en cause répétée par les élites catholiques. L'athéisme mérite d'être défendu au même titre que les autres formes de pensées, là où la pensée unique française tend, à l'instar des Etats-Unis, à la rendre illégale. Mélenchon ne se prétend ni athée ni croyant, mais défend le droit et le devoir, en tant que responsable politique, à ne pas rendre publique ses pratiques privées. Cordialement.

Écrit par : SL | 23/12/2010

Mélenchon ne peut pas servir de bouc émissaire non plus, je veux dire: symboliser tout ce qui est excessif et qu'ensuite, on soit débarrassé de tous les problèmes, comme si tout le reste était parfait, alors qu'en France, l'Etat a un contrôle sur la culture qui est énorme.

Écrit par : RM | 23/12/2010

Mélenchon ayant critiqué avec pas mal d'agressivité les écoles en langue bretonne, en laissant entendre qu'il y avait derrière du religieux, il faudrait qu'il dise aussi ce qu'il appelle la liberté, cependant. Car l'Etat, en France, a quand même pour habitude d'être très directif dans le domaine culturel, et la culture est en fait liée à la religion. Le breton a été proscrit pour des raisons religieuses, aussi: cela s'est dit officiellement, en 1793. Mais ici, cela s'accompagnait du désir d'uniformité sur le plan culturel, comme dans les pays socialistes.

Écrit par : RM | 23/12/2010

L'extrême gauche française est en parfaite adéquation avec l'Islam rigoriste, Mélanchon est laïque sauf quand il s'agit d'aller récupérer les voix des musulmans, comme le NPA du pitre Besancenot d'ailleurs.

Écrit par : Courant alternatif | 23/12/2010

L'extrême droite n'existant pratiquement pas en Suisse, on voit mal à quoi corréler vos propos dans notre pays. Si vous vous référez à l'initiative dite des minarets, elle n'émanait pas de l'extrême droite (pas même de l'UDC) et a été approuvée par une majorité du corps électoral. Vous maniez la notion d'extrême droite avec une certaine désinvolture, depuis plusieurs billets, semblant désigner par cette expression tout ce qui se trouve à droite de vos idées.

Quant à la gauche, extrême ou non, à partir du moment où elle est marxiste, elle considère toute religion comme une denrée toxique, le fameux "opium du peuple". Il est donc normal qu'elle vise à la propagation de l'athéisme, comme d'ailleurs le rappelait l'article su rla liberté religieuse dans la constitution de la défunte Union soviétique, pour qui la liberté religieuse consistait à pouvoir croire en ce qu'on voulait, mais où le prosélytisme n'était admis que pour l'athéisme...

Écrit par : Pierre Vautier | 23/12/2010

Eh! bien mon pauvre Plouc, me voilà bien coincée entre les défenseurs de Mélenchon et ceux de l'UDC (qui comme le FN hurle qu'il n'est pas d'extrême droite!) !.. je ne reste pas longtemps!

Ce qui me surprend le plus c'est qu'on se plaint de l'encombrement de la voie publique par les musulmans, mais personne ne proteste ni devant l'encombrement de la chaussée pendant des heures lors des pèlerinages de Paris à Chartres, et dans les deux sens par des chrétiens intégristes qui ne s'entendent pas suffisamment entre eux pour pouvoir péleriner ensemble, ni devant les blocages de la rue de l'Annonciation à chaque sortie de messe ou d'enterrement pendant une demi-heure chaque fois.

Ce sont là de petits inconvénients, vite surmontés, si on y met un peu de compréhension et de bonne volonté (après tout, qui circule vraiment rue Myrrha?), la laïcité c'est tout de même et avant tout laisser chacun pratiquer sa foi sans trop déranger les autres, il faut juste que tout le monde tente de faire preuve de compréhension, ça ne peut pas marcher que dans un sens: on ne peut pas dire "rue Myrrha, ça gêne, rue de l'Annonciation, ça gêne pas!"

Écrit par : Eliane | 23/12/2010

Vous devez être particulièrement bête ou de bien mauvaise foi pour insinuer que Mélenchon veut instituer un athéisme d'Etat. Vous êtes un idiot utile des cléricaux en tout genre, et surtout des islamistes. Déjà vous utilisez le terme d'islamophobie, décrié par tous les laïques, musulmans, athées, agnostiques ou autres, qui fait l'amalgame entre racisme et critique de la religion (qui est LEGAL et même NECESSAIRE), un droit de liberté d'expression acquis au prix d'intenses luttes contre l'Eglise catholique. Mais après vous dites que Mélenchon voudrait instituer un athéisme d'Etat? Vous vous fichez de nous ma parole?

Mélenchon n'est pas d'extrême-gauche premièrement mais bien de la gauche de la gauche, contrairement à Besancenot. Deuxièmement, Mélenchon est l'un des rares leaders de gauche à n'avoir JAMAIS oublié ses valeurs de LAICITE (et non pas d'athéisme, il ne veut même pas se prononcer sur ses convictions spirituelles tellement il est intègre à ce niveau là), contrairement aux Martine Aubry, Besancenot et compagnie, qui n'ont cessé de poignarder la laïcité dans le dos en faisant le jeu des islamistes. Il est l'un des plus grands défenseurs de la séparation entre Eglises et Etat, pour TOUTES LES RELIGIONS, et pour TOUTES les convictions philosophiques, athéisme aussi donc.

Dire que Mélenchon serait un intégriste de l'athéisme, voulant instituer un Etat athée ou convertir tout le monde à l'athéisme est d'une sottise sans nom. Il veut la stricte séparation entre Eglises et Etat, et une école publique LAIQUE (et non pas athée) forte qui puisse former le peuple à un esprit critique et des valeurs rassembleuses. Tout simplement.

Écrit par : Galaad | 23/12/2010

Oui, la tradition religieuse est tolérée, mais les nouveautés, en matière de religion, ne le sont pas: car l'Islam est quand même bien nouveau, sur le sol français.

Sinon, je ne parviens pas à comprendre pourquoi on ne conteste pas le droit aux hommes politiques de dire ce qu'il doit y avoir dans les écoles en particulier. Qu'il garantisse qu'il y ait des écoles de tous les genres possibles, cela paraît normal, mais comment depuis la sphère politique parvenir à créer une école réellement libre, je ne le comprends pas, car la sphère du politique aura toujours tendance à se favoriser elle-même, dans ce qu'elle organise. De fait, il s'agit d'une orientation culturelle spécifique, que de favoriser la politique, c'est à dire l'Etat, par rapport à la vie culturelle associative ou à la vie économique. On voit bien justement que dans les pays où les hommes politiques prennent en charge l'enseignement même qui se fait dans toutes les écoles, que l'Etat apparaît comme le centre de tout, et qu'il est censé diriger l'économie et la culture; or, ça ne va pas de soi.

On parle de valeurs rassembleuses. Celles de l'Etat central? De l'Etat unitaire? Mais une éducation entièrement soumise à l'Etat et subordonnant à celui-ci la vie économique et la vie culturelle, est-elle vraiment équilibrée? L'être humain n'a pas en lui seulement ce qui l'unit aux autres, il a aussi ce qui le rend individuellement spécifique. Une éducation vraiment humaine admet aussi le développement de valeurs propres à chacun, par lesquelles s'additionnent les individus, à côté de ce qui les rassemble.

L'athéisme, par exemple aux yeux de Sartre, renvoyait en fait au matérialisme qui imposait finalement la même vision de la nature à tous, puisque tout le monde peut faire l'expérience de la matière et de ses lois, les âmes ensuite donnant sens à ces choses de façon assez individualisée ou du moins personnalisée. Mais si l'école est faite forcément pour rassembler, alors, on ne donne plus les moyens de créer ce sens, on se contente de livrer un enseignement conforme au matérialisme. Même quand on n'en avait pas l'intention, si on cherche forcément à rassembler, si on s'appuie sur le corps collectif, au lieu de s'appuyer sur l'individu, c'est ce qu'on fait.

Écrit par : RM | 23/12/2010

"Qu'il garantisse qu'il y ait des écoles de tous les genres possibles": je voulais dire l'Etat (erratum).

Écrit par : RM | 23/12/2010

C'est une très mauvais connaissance des institutions françaises qui amènent de plus en plus de commentateurs, français ou étrangers en l'occurrence, à confondre laïcité et sa mauvaise traduction anglophone, le "sécularisme".
La séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905 est pourtant claire : "la République ne reconnait ni ne subventionne aucun culte". C'est bien là que le bât blesse lorsqu'un Joffrin utilise une vision anglo-saxonne de cette même séparation qui reconnaitrait les cultes pour permette leur liberté. Il n'en est rien !
C'est dans un contexte de domination chrétienne et d'omniprésence catholique qu'il faut comprendre ce formidable mouvement qui a permis la "laïcisation" de l'Etat et la déchristianisation de la France (je n'ose même pas utiliser le terme de nation française, qui donnerait certainement une connotation à mon propos que je ne souhaite surtout pas lui conférer).
Or, aujourd'hui certains voudraient remplacer l'émancipation de la société civile vis à vis de la religion dominante par la soumission de celle-ci à une autre religion dominante. Il n'est pas question ici de la religion dont il s'agit, mais du silence des forces républicaines censée incarner la laïcité et qui, une fois de plus, abandonnent une de nos plus belles conquêtes à ceux qui n'ont guère que ça pour essayer de fédérer.

Vive la République !

Écrit par : Nicolas | 23/12/2010

L'islam n'est pas compatible avec l'occident!!!C'est ça la réalité des faits,l'islam ne désire pas s'intégrer mais dominer,c'est encore ça la véritable doctrine islamique!!

Écrit par : FrançaisETfier | 23/12/2010

J’ai la faiblesse d’aimer cette définition de la laïcité que je fais mienne :

Il s'agit de la sécularisation des institutions politiques d'un État, à savoir que cet Etat ne s'adosse à aucune religion officielle, ni ne suppose quelque onction divine.

Le principe de séparation des pouvoirs politique et administratif de l’État du pouvoir religieux en est une application. On ne doit donc pas confondre le caractère séculier d'une société (la population manifeste une certaine indifférence religieuse) avec la laïcité proprement dite (les institutions d'Etat ne sont soumises à aucune contrainte ni même ne relèvent d'aucune justification de nature religieuse, spirituelle ou théologique).

Dans un Etat laïque, il ne saurait exister de religion civile, serait-elle négative (proposant comme chez Rousseau l'exclusion des croyances fanatiques, ou imposant l'athéisme comme dans les Etats communistes).

Au sens contemporain, elle est le principe d'unité qui rassemble les hommes d'opinions, religions ou de convictions diverses en une même société politique, distincte par conséquent d'une communauté.

Dans une perspective laïque, les croyances et convictions qui ont rapport à la religion (religions proprement dites, croyances sectaires, Déisme, Théisme, Athéisme, Agnosticisme, spiritualités personnelles) ne sont que des opinions privées, sans rapport direct avec la marche de l'État.

C'est là considérer la politique comme une affaire humaine, seulement humaine.

Écrit par : Le Plébéien | 23/12/2010

Le problème reste quand l'Etat contrôle la culture, et qu'il impose sa marche propre à la vie culturelle, car alors, la culture soutenue par l'Etat se veut sans lien avec le divin, et alors, la culture qui tend à s'imposer grâce à l'Etat est bien au moins agnostique. L'exemple que je donne dans mon premier commentaire, qui a fait rejeter par des inspecteurs de l'Education nationale, les écrits de l'entomologiste Fabre parce qu'ils étaient trop teintés de spiritualisme, dévoilent malheureusement qu'au travers de l'étatisation de l'Education, il est toujours possible de favoriser telle ou telle culture, et même, j'ose le dire, il est quasiment inévotable qu'on ne cherche pas à imposer une forme culturelle unique à toute la population. Le vrai moyen de la laïcité bien comprise, c'est la libéralisation totale de la culture, y compris celle que tramsmet l'Education. Sinon, on aura toujours des mouvements d'uniformisation et donc de coercition. On peut énoncer de beaux principes, et que dans les faits ils soient impossibles à appliquer, parce qu'on reste attaché à des structures qui rendent impossible l'application du principe. Car dans les faits, il n'est pas vrai que la culture telle qu'on la transmet en public soit, elle, neutre, incolore. On prend un poète du programme de littérature, et on voit s'il est de telle ou telle tendance philosophique ou religieuse. Or, dans les faits, il n'est pas difficile de voir que certains courants de pensée ont posé moins de problème que d'autres aux enseignants fonctionnaires: j'en reviens à mon exemple de Fabre! Le problème donc n'est pas résolu. Précisément, il reste trop lié au contexte historique de lutte contre une religion en particulier, et les moyens n'ont pas été mis pour éviter la création d'un nouveau dogme d'Etat, parce que cela ne dépend pas d'une loi générale et abstraite qui énonce de belles intentions, mais du fonctionnement concret de la vie culturelle et de l'éducation dans un pays. Si on n'a pas changé, depuis l'Ancien Régime, le fonctionnement de la vie culturelle en France, si on ne l'a pas libéralisée, c'est justement parce qu'on est resté bloqué sur le contexte de la lutte contre l'Eglise catholique, le fait étant que la libéralisation de la vie culturelle gênait l'Eglise catholique sans lutter frontalement contre elle, comme elle gêne les dogmes d'Etat dans les régimes dits socialistes, sans pour autant lutter frontalement contre ces dogmes forcément. Le problème n'est donc pas tant la laïcité que l'excès de poids de l'Etat dans la vie culturelle du pays.

Écrit par : RM | 23/12/2010

InévItable (erratum).

Écrit par : RM | 23/12/2010

Quoi qu'on en dise, la laïcité interdit que les membres d'un groupe religieux s'approprie un lieu publique et en interdise l'accès aux autres.
Ces musulmans peuvent parfaitement faire leur prière dans une salle réservée, un préau ou même à leur domicile. Mais pas une rue publique, bon sang! Surtout en centre ville.
Surtout qu'ils en profitent, ces malins. Progressivement, ils augmentent la surface accaparée. S'ils croient qu'on ne voit pas leur petit jeu, ils se trompent. Mais si on ose dire quelque chose, ils crient à l'islamophobie et au racisme.

Écrit par : L'Intondable | 23/12/2010

S'agissant des processions catholiques, celles-ci ne peuvent se dérouler qu'après autorisation de l'autorité laïque.
En FRANCE, il y a donc 2 poids 2 mesures : les catholiques doivent respecter la loi de 1905, mais on laisse faire des musulmans qui bloquent des rues sans autorisation !

Écrit par : ERRE | 23/12/2010

@Eliane : Peut-être les habitants de ces rues qui ont parfaitement le droit de rentrer chez eux a n'importe quelle heure du jour..
La différence, c'est qu'autorisation ou pas les processions sont nettement plus espacées dans l'année et pas toutes les semaines. De plus c'est aux responsables religieux de trouver des lieux de cultes (quelques que soient les difficultés) pour les offices. Je verrais bien les fidèles chrétiens ou autres dans les pays musulmans, bloquer des rues pour leurs cérémonies. La liberté s'arrête ou commence celle des autres.

Écrit par : grindesel | 23/12/2010

M.Cuenod
Concernant Mélenchon, vous ne basez votre propos sur absolument aucun fait.
C'est de la pure invention. Mélenchon prône une laïcité véritable.
Je le cite sur son blog que visiblement vous ne lisez pas:
"La liberté de conscience, dans l’histoire de France, est la fille de la lutte pour la liberté du culte. Ces libertés sont sœurs jumelles."
lien :http://www.jean-luc-melenchon.com/2010/12/madame-le-pen-est-le-diable-de-confort-du-systeme/

Écrit par : HM | 24/12/2010

M.Cuenod
Concernant M. Melenchon, ce que vous dites est faux et ne repose sur rien.
Je le cite de son blog
"La liberté de conscience, dans l’histoire de France, est la fille de la lutte pour la liberté du culte. Ces libertés sont sœurs jumelles."
http://www.jean-luc-melenchon.com/2010/12/madame-le-pen-est-le-diable-de-confort-du-systeme/

Écrit par : HM | 24/12/2010

M.Cuenod

Concernant M. Melenchon, ce que vous dites est faux et ne repose sur rien.Je le cite de son blog"La liberté de conscience, dans l’histoire de France, est la fille de la lutte pour la liberté du culte. Ces libertés sont sœurs jumelles."http://www.jean-luc-melenchon.com/2010/12/madame-le-pen-est-le-diable-de-confort-du-systeme/

Écrit par : HM | 24/12/2010

M.Jean-Noël Cuénod

Vous dites : "Il existe aussi une fausse laïcité qui est promue, elle, par l’extrême gauche. En France, elle est incarnée notamment par Jean-Luc Mélenchon, le patron du Parti de Gauche. Elle se pare du masque laïque pour, en fait, imposer une sorte d’athéisme officiel et limiter au maximum la pratique religieuse. Or, la laïcité n’a pas pour fonction de promouvoir l’athéisme, mais la liberté de conscience. L’athéisme est une philosophie, respectable comme d’autres, qui ne saurait bénéficier d’un monopole d’Etat. Le souvenir des repressions staliniennes antireligieuses devrait servir de leçons "

M.Mélenchon à l'extrême Gauche ? Où avez-vous vu ça ? Le PG, c'est "le Parti de Gauche": Une Gauche républicaine, démocratique et sociale. Point barre. Pas la peine de faire peur inutilement vous savez... Il est dommage que votre démonstration dérape considérablement en fin de parcours.
M.Mélenchon prônant soi-disant " l'athéisme "??? On a franchement envie de rigoler.

Mais où êtes-vous aller chercher tout ça ? Visiblement vous ne connaissez pas bien les textes de M.Mélenchon, les livres qu'il a écrit, ni les vues du Parti de Gauche dont il est le co-président avec Madame Billard et je trouve vos propos à limite du calomnieux au delà de leur simples faussetés gratuites.

Le but évident de votre part est ailleurs. Le but est grossièrement politicien. Vous voulez renvoyer dos à dos M.Jean- Luc Mélenchon et Marine Le Pen comme si le premier élu du Parti de Gauche n'était pas précisément le meilleur des remèdes à la xénophobie, à la violence contre les minorités et à la haine sociale basée sur la discrimination prônées par la seconde ( FN )et dont les partis d'extrême -droite se repaissent en ces temps de crise majeure du capitalisme financier. Il est d'autant plus étonnant de vous lire qu' à l'heure où en France l' UMP fait les yeux doux à l'extrême -droite et passe à l'acte en votant chaque année toutes une nouvelle batterie de lois liberticides et anti-sociales, vous amalgamez comme par strabisme idéologique obtus ce qui est antinomique et vous vous complaisez à taire ce qui se rapproche insidieusement.
Demain, c'est l' UMP qui fera alliance avec le F.N, n'en doutez pas !

Vos propos sont déconcertants dans un contexte politique tout à fait frappant où l'ancien "PS" est lui-même inexistant et mutique depuis trois années , comme tétanisé par son manque de substance idéologique et ses complicités avec certains des pires discours sécuritaires à courte vue de M.Hortefeu ministre UMP de l'intérieur. Quand ce n'est pas aussi avec les politiques néolibérales du FMI dont M.Strauss Kahn est le principal propagandiste pour le malheur des peuples Européens.

Oui, décidément on se pince à lire vos propos tirés dont on ne sait où contre M.Mélenchon et son mouvement politique de refondation républicaine quand dans le même temps M.Sarkozy se sacre à nouveau " Chanoine de latran " !!!

Il faut revoir votre copie M.Jean-Noël Cuénod car la meilleure défense de la
" vraie Laïcité" comme vous dites si bien, c'est le Parti de M.Mélenchon qui l'incarne le plus vivement. Au delà du PG, Le Front de Gauche dans son ensemble compte bien effectivement ne plus permettre dans le futur de dépouiller l'enseignement public pour habiller les entreprises privées de scolarité. La dérive clientéliste vis à vis des religions quelles qu'elles soient, doit rapidement cesser et nous devons de façon urgente revenir aux fondamentaux qui avait fait de la France un pays paisible où toutes les croyances et incroyances pouvaient librement s'exprimer dans l'espace public.

Que demande le peuple ? Le Front de Gauche ! Vite, la révolution citoyenne !
Vive la 6 ° république !

Écrit par : Jeff | 24/12/2010

- Le Plébéien

J'ai lu vos propos qui semblent bien étranges et en retard d'une époque sinon de plusieurs... Que l'État en un temps reculé ait influencé la culture cela ne fait aucun doute,et qu'il est voulu arracher le monopole de la culture à l'Eglise absolutiste, qui le nierait ? Que la peinture d'Histoire devint un genre artistique à part entière au XIX ° siècle sous l'aile bienfaitrice et parfois exagérée de l' État Français qui le nierait aussi ? Que l'invention de l'académie royale présida au bon goût et donnait le " la " des bonnes manières à travers toute l'Europe pendant un temps, cela ne fait oui, aussi, aucun doute non plus. Mais de grâce nous ne sommes plus ni à cette époque ni du temps de la troisième république en ce qui concerne la France !

Il est temps d'atterrir et de vous apercevoir que le goût aujourd'hui ce n'est plus " l'Etat "qui le donne, ni même bien sûr l'Eglise qui a vu son heure de gloire passer, mais bien les multinationales, les grosses majors, les puissantes maisons d'édition, etc... la modélisation des esprits et des corps ce sont les grosses firmes des entreprises culturelles qui les prescrivent dorénavant et le résultat est tout aussi " contraignant " qu'hier et tout aussi concentré, de plus en plus concentré. Une volonté de main mise totale guette tout autant qu'hier avec l' Église ou l' État, même si la diversité culturelle semble encore évidente actuellement. Mais n'est - ce pas illusoire ? Étant de plus en plus globalisé, le gôut tend à s'homogénéiser aussi du fait même de la logique de rentabilité à moindre coût.

Par rapport à vos propos, je voudrais vous avertir que le pouvoir totalisant ou la tentation totalitaire sur les esprits et les corps, se déplace dans l' Histoire. Cette tentation n'est pas toujours invariante. Hier ce fut l' Eglise puis l'Etat qui l'incarnèrent au faite de leur puissance mais aujourd'hui c'est le marché des industries culturelles qui étend son pouvoir total sur les êtres. Les choses ont changé. Il suffit d'attendre une grève en France sur le réseau public radiophonique pour s'apercevoir ce que serait la modélisation culturelle " non faussée " des esprits par des grosses firmes commerciales si elles étaient sans contre-pouvoir aucun : un désert d'intelligence et de grâce et un pur déversoir à nullité. Une machine vulgaire à production misérable.

En France, aujourd'hui, à la fois par ses missions "conservatoires et créatives" c'est heureusement encore pour un temps l'intelligence, la sensibilité qui sont encore au rendez-vous avec France Culture, France Inter, France Musique, etc...S'il n'y avait pas le réseau de Radio France, nous n'aurions plus qu'à jeter notre poste radiophonique à la poubelle !Paradoxalement, c'est dans ce cas précis "l' État " qui protège et la concentration d'un marché radiophonique qui aliène considérablement. L' État peut être dans certains cas, l'arbitre, celui qui équilibre la donne culturelle et même celui qui joue le rôle de contre-pouvoir contre les appétits bornés du marché.Il est bon de ne pas rester sur des idées fixes et gelées à tout jamais pour comprendre la réalité complexe contemporaine sinon on ne fait qu'illustrer des images d'Epinal et on se trompe d'époque.

Écrit par : Nicolas | 24/12/2010

Vous allez me traiter de monomaniaque, mais les événement s'accumulent et rpuove que ce débat sur la laïcité sonne creux.
L'islam dans ses fondements est restée identique à ses statuts originaux, cette religion largement liée à un ensemble dictatorial totalitaire.
Il y a des nations de gauche, de droite, catholiques, protestantes, bouddhistes, bref, nous pouvons énumérer de centaines d'adjectifs et aucun ne sera synonyme de nation exclusivement dictatorial, l'ensemble de ces adjectifs à l'exception de l'islam, quels qu'ils soient exprime des signes d'évolution et d'adaptation au objectif de démocratisation général, certes fragile au regard temporel de notre histoire récente mais néanmoins tous mobiles face à des objectifs propres à une relative évolution.
Il n'y a que l'islam qui reste monolithe vis-à-vis d'une seule et unique modalité politique, contrairement aux autres systèmes confessionnels, l'islam est le seul à faire preuve d'une totale solidarité avec le totalitarisme.
Bien sûr qu'il y a des dictatures de gauche, catholiques, bouddhistes etc. soi encore en fonction soit encore rattachées à des pratiques douteuses, mais il ne s'agit que d'exceptions alors que dans le cas de l'islam, l'ensemble des exemples connus dépeignent très nettement un refus catégorique déchaper à la règle, il n'y a pas d'exception !
Ce système de pensée amène irrémédiablement dans les faits vers des comportements sociaux inadaptés à l'évolution, tant politique que technologique et que tout ce qui incarne une dynamique permettant une adaptation vers la croissance démocratique mondiale.
Les paternes relationnelles symbolisant les nations musulmanes reflètent les mêmes paternes que celles pratiquées lors de croisades, (imposées à cette époque par les religions chrétiennes) une forme d'archaïsme paranoïaque protecteur indélébile dans la temporalité.
Maintenant, au niveau mondiale, il semble que c'est état de fait, n'a fait que desservir les intérêts du reste des nations non musulmanes, ce n'est que suite à des vagues d'émigrations massives de musulmans vers les nations démocratiques, que cela semble poser problème aux non-musulmans.
Pendant les décennies précédentes, les relations ayant soutenus les despotes, vois les ayant mis en scelle, n'ont jamais émis aucune critique et cela semble être encore le cas si nous observant et faisons un constat ne serait-ce que sommaire, l'occident collabore ouvertement avec ces dictatures totalitaires, leur achètent leurs carburants fossiles, leurs fournis les armement nécessaires au maintient des ces régimes parfois sanguinaires. en ce qui concerne des pays comme la Suisse, d'accueillir les énormes déséquilibres économiques justifiants ces comportements favorisant les inégalités et les comportements autocratiques.
Donc revenons un peu sur terre et ne parlons plus de façon simpliste de laïcité, mais plutôt de complot largement partagé par un tout ! ! !

Écrit par : Corto | 24/12/2010

Nicolas, en fait, vous me répondiez à moi. Que l'Etat défende les libertés populaires contre le monopole des marchés, c'est très bien, mais je ne pense pas que cela justifie un éventuel monopole d'Etat. Or, dans l'Education, en France, l'Etat détient réellement un quasi monopole, qui date de la IIIe République, mais qui ne s'est jamais arrêté depuis. Il s'est même sans doute renforcé, depuis le milieu du XXe siècle. Mais l'éducation, c'est le noeud de la culture telle qu'elle existe dans un pays. Un adulte achète des livres pas forcément en fonction de la publicité qui est organisée par les gros éditeurs "multinationaux", mais aussi en fonction de l'éducation qu'il a reçue à l'école et ce qu'il a appris à regarder comme ayant de la valeur. En l'occurrence, ce qui vient des "multinationales" apparaît justement comme le contre-pouvoir, comme quand on voit que des écrivains français qui écrivent pour la jeunesse des romans imités de ceux des Anglais et des Américains (type, "Tara Duncan", qui fait en ce moment fureur, mais il y a eu aussi "Ewilan", ou "Tobie Lolness") vendent des centaines de milliers d'exemplaires sans que jamais les médias "nationaux" (et d'Etat) ne parlent d'eux, étant en fait dans le fil classique de l'Education nationale, et parlant des romans "à la française", contenant les "idées françaises". L'Etat représente ici un contre-pouvoir, si vous voulez (car tout pouvoir est aussi un contre-pouvoir, et l'équilibre peu à peu se modifie, c'est certain, mais je ne sais pas s'il faut vraiment s'en effayer, j'ai moi aussi plus envie de lire "Tara Duncan" que les livres de Régis Debray), mais il représente aussi la classe bourgeoise, qui se sert de l'Etat pour pouvoir continuer à imposer sa couleur culturelle propre, tandis que les classes populaires se laissent gagner par la culture "pop" d'influence anglo-américaine. Le problème n'est pas de rester "français", car ici, cela peut vouloir dire "soumis à la bourgeoisie propriétaire de France", mais de savoir en fait si, 1°, la culture "bourgeoise" (à la française, la culture "intelligente" que vous citez en parlant de France-Culture) vaut réellement mieux, comme on se l'imagine facilement sans examen, que la culture populaire (type "Tara Duncan"), et si, 2°, de toute façon, l'Etat a le droit de prendre parti, d'essayer d'imposer de "l'intelligence" à un peuple souverain qui n'en veut pas. Car rien n'empêche la culture "intelligente" de rester sous forme associative, et d'une façon garantie par l'Etat. Mais monopoliser les moyens de l'Etat, ce n'est pas forcément démocratique.

Écrit par : RM | 24/12/2010

(Et si on veut parler de Mélenchon, il faut quand même dire que ce ne sont pas les "multinationales" qui "imposent" l'idée d'écoles en langue bretonne, écoles que Mélenchon a pourtant combattues. Les multinationales, le breton, elles s'en moquent. Quant à l'Etat français, il a souvent été contre, et Mélenchon lui a donné raison de l'être. Les multinationales, c'est aussi ici un prétexte, une sorte d'épouvantail. Il faut faire l'union sacrée autour du français pour se défendre contre l'anglais, dira-t-on par exemple. Mais en fait, les écoles en langue bretonne sont issues de la vie associative, dans l'état actuel des faits. L'Etat et les multinationales ne sont pas ici en conflit. Pas vraiment. Du reste, les médias d'Etat ont vocation à l'internationalisme, car l'Etat français essaye de mettre ses entreprises dans le circuit de la mondialisation, et de les soutenir à ce titre contre les multinationales des autres pays. Ensuite, Mélenchon peut dire que le breton était lié autrefois aux écoles catholiques. Mais c'est à mon avis encore un épouvantail.)

Écrit par : RM | 24/12/2010

(Pour la question de Mélenchon et du breton, voir: http://remimogenet.blog.tdg.ch/archive/2008/07/20/archaismes-supposes.html

Écrit par : RM | 24/12/2010

@ Corto
"L'islam dans ses fondements est restée identique à ses statuts originaux, cette religion largement liée à un ensemble dictatorial totalitaire."
Cette sentence, à l'instar d'autres que des intervenants insèrent avec une insoutenable légèreté, dénote une ignorance pleine d'arrogance et de mépris.
Pour un historien qui a construit une approche un tant soit peu sérieuse du monde arabo-musulman qui compte environ 1 milliard et demi d'individus, parler d'"ISLAM" n'a absolument aucun sens. Les pratiques de l'Islam en Algérie, en Arabie Saoudite ou en Turquie, sont fondamentalement différentes. Il en est de même pour le Christianisme. Entre des anglicans de Londres, des Pentecôtistes de New-Yord, des Calvinistes lausannois, des catholiques fribourgeois, ses orthodoxes d'Athènes...Il est impensable de mettre dans le même panier des pratiques extrêmement hétérogènes avec des visions de la foi, du sacerdoce, des textes, du pouvoir du clergé...extrêmement différentes. Pour preuve, les guerres en Suisse (Cappell, Sonderbund) dont l'étude attentive révèle des tensions inter-religieuses durables et fortement ancrées dans la société helvétique.
Mettre dans le même sac les "musulmans" en se référant à l'idée figée, absraite et simpliste d'"ISLAM", ne peut que vous mener vers une impasse méthodologique et une vision "ESSENTIALISTE" du fait religieux.

Écrit par : agnostico | 24/12/2010

@RM

Vous avez raison. Favorisons les langues regionales pour faire de la France
un merveilleux etat multinational dont on constate le fonctionnement si facile comme en Belgique, en Yougoslavie, en Tchecoslovaquie, en Russie, au Tchad, en Cote d'Ivoire etc... etc...
L'aveuglement n'a pas de prix! Le vrai souhait dans tout cela est de demanteler les Etats-nations afin que ceux-ci soient suffisamment affaiblis pour ne plus opposer aucun pouvoir a la finance transnationale et ses sbires du FMI et de la commission europeenne.
Ah oui, concernant le Breton. Lors de cet ancien regime que vous semblez tant regretter , la Bretagne parlait une multitude de langues, la moitie d'entre elles etant celtiques ( a l'ouest),l'autre moitie etant latines
(les langues gallo a l'est). Le breton que vous souhaitez voir enseigne dans les ecoles est une langue synthetique creee dans la premiere moitie du 20eme siecle par des organisations qui furent ensuite discreditees par la collaboration avec l'occuppant allemand. Quel formidable heritage culturel!

Écrit par : HM | 24/12/2010

Quoi qu'il en soit, si des associations ont envie de créer des écoles en breton, et si un public est disponible, qu'on trouve ça bien ou pas, la liberté au sein de la vie culturelle, et la neutralité de l'Etat sur le plan culturel, suggèrent simplement qu'il n'y a pas à s'y opposer politiquement. Le vrai problème de la Yougoslavie n'est d'ailleurs pas la diversité des langues et des cultures, mais qu'une communauté ait voulu s'imposer aux autres. Celles-ci n'ont pas voulu, et le malheur, si on peut dire, est qu'elles ont eu les moyens de s'y opposer. A présent, dans l'ancienne Yougoslavie, tout le monde est en paix, la stabilisation des frontières permettra peut-être aux anciens ennemis de se réconcilier un jour. Si des aspirations profondes existent pour des écoles en breton, le pouvoir central ne doit pas s'y opposer, s'il ne veut pas créer des conflits. Il doit simplement accompagner, rester souple, et non pas cassant comme l'est Mélenchon. Car les problèmes, contrairement à ce qu'on croit, ne naissent pas forcément de désirs naissant à la périphérie, ils peuvent aussi venir du manque de souplesse du pouvoir central, face à ces désirs.

Écrit par : RM | 25/12/2010

(Et quoi qu'il en soit, les Etats-Nations sont en crise non parce qu'il y a un complot secret des multinationales pour les affaiblir, mais parce qu'ils sont dans l'incapacité objective d'empêcher ces multinationales d'agir: c'est un vrai problème. La communauté européenne est justement un moyen de dépasser les Etats-Nations et permettre de réguler l'action des multinationales; mais Mélenchon est contre, là encore, parce qu'il veut pouvoir rêver que les Etats-Nations ont gardé leur efficacité pour réguler la vie économique, ce qui est tout simplement faux, et illusoire. Il n'y a pas de complot: il y a un développement objectif de la vie économique mondialisée. Là aussi, il faut savoir l'accompagner en faisant des concessions, au sein des Etats-Nations, pour créer une gouvernance mondiale. Non pas parce qu'on estime que c'est l'idéal, mais parce que c'est la solution objective au problème.)

Écrit par : RM | 25/12/2010

qu'est ce que c'est que ces histoires sur Mélenchon encore ? C'est incroyable comme il est de bon ton de lui tomber dessus pour un oui ou pour un non. "Fausse laïcité", "athéisme d'État"... Il faut savoir raison garder, les mots ont un sens ! Mélenchon n'a jamais plaidé pour faire de l'athéisme une religion d'État ! Vous constaterez aussi que le PG prend régulièrement position contre l'islamophobie, comme on l'a vu récemment avec les prières dans la rue, les apéros saucisson-pinard etc. Alors bon, foutez un peu la paix à Mélenchon, on ne peut quand même pas rationnellement interpréter ses propos comme visant à imposer je ne sais quelle tyrannie athée !

La laïcité, ça consiste à dire qu'aucune orientation spirituelle n'est plus valable qu'une autre, et donc que les pouvoirs publics se doivent d'être totalement aconfessionnels et indépendants de toute forme d'orientation spirituelle. Ça ne veut pas dire qu'il faut subventionner tous les clergés et faire la promotion de la religion en général comme veut le faire Sarkozy et son concept de laïcité "positive".

La fausse laïcité, c'est celle consistant à dire qu'un peut préférer une religion à une autre, et/ou celle invoquant une espèce de soutiens public uniforme à tous les cultes.

La vraie laïcité, c'est celle consistant à laisser la religion dans le domaine privé, et de ne faire intervenir les pouvoirs publics que pour lutter contre les discriminations au nom des principes républicains d'égalité et de liberté. C'est aussi simple que ça.

Écrit par : AC | 26/12/2010

On ne doit jamais laisser la moindre porte ouverte à aucun des clergés qui peuplent toutes les religions quelles qu'elles soient. Car l'expérience prouve que ces forces ont toujours tendance à s'engouffrer en force dès qu'il y a en face du relâchement. On voudrait bien quîl en soit autrement, mais ça ne s'est jamais vérifier. Et que ceux qui prétendraient le contraire nous cite un seul exemple où la cléricature ( même chez les francs-maçons) n'a pas eu la fâcheuse tendance à exercer son pouvoir au "bénéfice" du plus grand nombre dit-elle, en réalité à la seule satisfaction de ses propres privilèges.

Écrit par : sarloveze | 26/12/2010

Cet article va pas chercher très loin. Comme d'habitude on compare la laïcité active avec le stalinisme... On parle juste de l'espace privé et l'espace publique... Enfin, on est pas à une contradiction près de la part de pseudo-journalistes qui défendent à la fois le mastodonte, aculturel et sans frontières, qu'est l'Europe, et à la fois l'indépendance nationale du Tibet...

Écrit par : warhol | 26/12/2010

Pas de marteau sans enclume

Marine : « c’est une histoire insensée non ? Tu m’entends petit mesquin ?
Je suis en train d’enfoncer un clou dans le dos d’un clandestin, autrement dit, je suis dans mon droit …
Et cette givrée, je dis ça avec le temps qu’il fait, arrive de Lille avec une tenaille
et arrache mon clou avec la conscience tranquille.
Tu as dû ressentir de ces douleurs. Mon père qui est un expert en la matière, m’a prévenu :
celui qui te rend service, ne te rend pas service !
Pourquoi est-ce qu’elle l’a arraché ? Pourquoi ? Parce que figure-toi,
je vais devoir le réimplanter. Que je me retape de nouveau cette corvée…
et dire que ce n’est pas mon métier… je ne suis ni juge, ni policier mais un digne représentant de l’Etat nation qui estime que pour mettre un terme à ce bourbier, chacun a son rôle à jouer.

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Mediator

Écrit par : le journal des tueursnet | 27/12/2010

Necu staviti votare url nego ovde http://www.nedeljnihoroskop.com i to je

Écrit par : bik | 01/09/2012

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