22/11/2010

TRAVAIL DE L’EVIDENCE

Flamme.jpg
L’ombre cache ses nombres
Dans les replis de l’humain
Porteur de la vérité
Serviteur du mensonge
Ignorant tout du Trésor

Il suffit d’une braise
Animée par le souffle
Et l’incendie ravage
Le maquis intérieur
Rasées, les illusions !

Mais le feu ne s’éteint pas
Son éclat dissimule
Autant que la pénombre

Errance à travers nuit
Errance à travers flamme
Patient labeur de la mue
La chenille du regard
S’efface dans la cendre

Que l’Oeil enfin se déploie !
Et devienne maître
De la clarté obscure

Alors, les nombres devront
Se rendre à l’évidence

Jean-Noël Cuénod

17:24 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

Commentaires

Lueur d'espoir.

Écrit par : Dunand François | 25/11/2010

Magnifique poème!
Magnifique photo!
Qui évoque la sonate Nr 29 opus 106 de Beethoven (si possible incarnée par Maurizio Pollini pour une version profondément rhétorique et méditative).
En effet, c'est en fermant les yeux que les choses s'éclairent d'elles même, ce, indépendamment et loin de la fougue des flammes.
C'est en déposant la rampe de lumières qui fait obstacle que l'on aperçoit son chemin.
Souvent la médiocrité se pare d'habits flamboyants. Le bon sens populaire français dit de cette parure qu'elle est "un cache misère". En tout cas, un cache de beaucoup de choses. Un cache vulnérabilité.

Écrit par : Nepotin | 29/11/2010

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Écrit par : Aurelia | 09/07/2013

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