20/08/2010

L'ETOILE

Toujours en vacances, Le Plouc vous offre ça.

 

 

L'ETOILE

 

 

 

Notre vie suit

      Le long chemin des nombres

      Invisible et lumineux

      Caravane dirigée

      Par la sagesse du fou

      Dont le cœur est un sextant

 

      D’oasis en mirages

      Elle touche au but

      Et saura que l’oasis

      Est devenu mirage

      Et le mirage, oasis

      Vérités des vérités :

                                                                                                       L’Eternel présent.

                                                            Jean-Noël Cuénod

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15/08/2010

Une sacrée Trinité : Dieu, Mitterrand et Brantôme

MitterrandBrantome.jpg

Dieu existe, François Mitterrand l’a rencontré à Brantôme – l’un des plus somptueux villages de France en général et du Périgord Vert en particulier. Cette mention signée de la main de feu le président de la République l’atteste. Elle est tirée d’un Livre d’Or, celui du fort renommé restaurant brantômais Chabrol.  Mitterrand l’a griffée le 15 septembre 1938 à la suite d’un repas sans doute émouvant qui l’a incliné à rendre au Dispensateur des biens de ce monde – dont le foie gras façon Chabrol fait partie intégrante – l’hommage de ses papilles gustatives.


A cette époque, Mitterrand va fêter ses vingt-deux ans. Quelques mois auparavant, il a décroché trois diplômes universitaires : lettres, droit public et sciences politiques. Durant ses études à Paris, ce catholique charentais a été hébergé au foyer des Pères Maristes, rue de Vaugirard, et baignait dans un bain aussi apostolique que romain. Cela dit, dans cet hommage à Brantôme, il fait allusion « à la neuvième preuve de l’existence de Dieu ». Or, à notre humble connaissance, dans sa « Somme Théologique », le docteur de l’Eglise catholique Thomas d’Aquin (1224 ?-1274) fait allusion à cinq preuves. Où Mitterrand a-t-il pêché les trois autres ? Dans la Dronne qui borde Brantôme ? Dans un verre de Monbazillac qui lui a fait voir presque double ?


C’est un excellent journaliste et photographe périgordin, Arnaud Galy, qui a transmis au Plouc ce fac-similé. Et puisque l’on évoque ce confrère, relevons qu’il a publié chez Geste Editions un superbe ouvrage « 365 jours en Périgord ». A chaque journée, correspondent une photo et un court texte qui détaillent un aspect de cet Eden du Sud-Ouest français. Les incomparables paysages des Périgord Vert, Noir, Blanc et Pourpre se déploient ainsi tout au long de l’année. Rappelons que ces couleurs se rapportent à la caractéristique de chacune des grandes régions de cette ancienne province qui épouse aujourd’hui les contours du Département de la Dordogne. Le Vert symbolise les forêts du nord, le Noir, vers Sarlat, une variété sombre de chênes amis des truffes, le Pourpre, les vignes près de Bergerac et le Blanc, le centre dont le sol est calcaire.


Nous avons choisi deux photos tirées de l’ouvrage d’Arnaud Galy. La première illustre le village de Brantôme, cher à Mitterrand et la seconde,périGaly2.jpg celui de Saint-Jean-de-Côle.


PériGaly1.jpgLe Plouc écrit ses lignes de son refuge périgordin, devant l’épaisse forêt du domaine de Beaurecueil et au-dessus de la Nizonne dans laquelle plongent des ragondins joueurs. Si Brantôme est la neuvième preuve de l’existence de Dieu, le Périgord Vert est bien la huitième merveille du monde.


Jean-Noël Cuénod

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04/08/2010

L'écharde d'odeur

En partant en vacances, Le Plouc lance ce poème dans le Cyberocéan. Qu'il vogue à son gré. La photo qui l'illustre a pour auteur Laurent Toussaint.

 

aurore.jpg

 

L'ECHARDE D'ODEUR

 

 

Parfum des nuits d'été sans lune

Qui porte le clair esprit du vide

 

Dans ce noir lumineux, l'Homme Droit voit

La vie et la mort dans le même tissu

Inextricablement dessiné, tramé

 

Mais l'aurore annonciatrice

Du monde divisé, efface tout

Avec ses soleils d'ombre et d'illusion

Il ne reste de ces instants sans instant

Qu'une écharde d'odeur plantée au cœur

De la mémoire qui donne corps au temps

 

 

 

Jean-Noël Cuénod

 

 

 

 

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01/08/2010

WC à la Grenobloise: Sarkozy assure ses arrières

Auteure d’un excellent reportage (Tribune de Genève et 24 Heures de samedi 31 juillet) sur les violences à Grenoble et la venue de Sarkozy dans la capitale de l’Isère, notre collègue Sophie Roselli en a appris de belles sur les coulisses de la visite présidentielle.

En effet, juste avant l’arrivée de Nicoléon Sarkonaparte, l’Hôtel-de-Police grenoblois a dû changer la lunette d’une de ses toilettes afin de la réserver au seul usage du séant élyséen. Car l’impérial fessier doit assurer ses arrières et ne saurait se poser n’importe où.  Il lui faut une piste d’atterrissage à la mesure de sa délicate carnation.

 Car ces gens-là ne sont faits pas comme nous. Ils relèvent d’une essence supérieure qui leur interdit d’éliminer ces inopportuns fardeaux dans les mêmes bas-lieux que le commun des mortels.  Imaginez-vous un derrière de chef d’Etat prendre séance là où des dargifs de commissaires voire – horreur ! – de sous-brigadiers ont marqué le territoire de leur roturière empreinte ? La Grandeur s’impose même au petit coin.

 On ignore si une plaque sera posée sur ces sarkocacatières : « Ici, le président de la République a tiré la chasse ».


Jean-Noël Cuénod

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