19/11/2009

Les minarets et le confusionnisme

La polémique sur l’initiative visant à interdire la construction des minarets a fait naître une nouvelle confession : le confusionnisme, qui ne manque ni de liturgie alambiquée, ni de prêtres verbeux, ni de clergé pompeux.

A lire et à ouïr les commentaires, on confond minarets, bourkas, défense de la chrétienté et des droits de la femme, exigence de réciprocité entre l’Occident et l’Orient.  Tentons de démêler ce magma salivaire.

- Bourkas et minarets

Comme Le Plouc l’avait indiqué dans son blogue le 1er octobre (« Bourkas et minarets, pas le même combat »), la bourka ne relève pas du Coran. Le Livre sacré des musulmans n’en fait nulle mention. Il est d’ailleurs assez vague quant à la vestiture féminine (lire le blogue en question pour les références coraniques). De même, les Hadiths – tradition qui consigne les faits, gestes et déclarations du Prophète – ne l’évoquent pas.
 Par conséquent, interdire le port de ce sac à patates grillagé ne serait en aucun cas discriminatoire par rapport à l’islam. Il est le signe, non seulement de la soumission de la musulmane à son dictateur domestique, mais surtout de la non-existence de la femme sur la place publique. Dès lors, il serait légitime d’en interdire le port, non pas sous l’angle religieux – puisqu’il ne s’agit pas d’une marque confessionnelle comme un foulard, une kippa ou une croix – mais sous celui de l’égalité entre homme et femme. On peut aussi arguer de la sécurité ; après tout, le port des masques est interdit sur la place publique pour ce motif.

L’interdiction des minarets, elle, relève clairement de la discrimination à l’endroit d’une religion déterminée. Certes, le Coran et les Hadiths ne rendent pas les minarets obligatoires. Mais il en va de même pour les flèches des cathédrales et les clochers d’Eglises. La Bible ne les prescrit pas comme une ardente nécessité. Il s’agit, dans l’un et l’autre cas, de la marque architecturale d’une confession.  Lorsqu’en URSS, Staline a interdit l’élévation de nouvelles Eglises, c’était bien la religion chrétienne – et particulièrement l’orthodoxie - qui était visée. 
Dès lors, en voulant prohiber la construction des minarets, l’extrême-droite attaque en bloc toute une confession dont l’immense majorité  des fidèles ne suit aucunement les intégristes de l’Islam et serait ainsi collectivement punie sans raison.

 
- Défense de la chrétienté

Si la chrétienté est menacée, ce n’est certes pas par l’Islam. C’est l’indifférence des chrétiens envers leurs Eglises qui constituent sa menace la plus mortifère. Un minaret de plus ou de moins ne changera rien à cet état de fait.
A noter  que parmi les partisans les plus excités de l’initiative antiminarets se trouvent de nombreux intégristes de l’Evangélisme. En s’attaquant aux minarets, ils ne font que donner plus d’ampleur aux discours de leurs homologues musulmans. Ici, comme en Palestine, comme en Israël, comme ailleurs, les intégristes des différentes traditions religieuses se rejoignent dans leurs délires haineux et se renforcent mutuellement.

 Par leurs interprétations toutes de fumées et de violences, les intégristes du catholicisme et de l’évangélisme constituent un danger bien plus virulent que l’islam pour l’unité de la chrétienté.

- Les droits de la femme

Si le port de la bourka (ou du nikab, voile intégral) contrevient à l’évidence aux droits de la femme, la construction de mosquées avec ou sans minarets n’a aucun lien avec ces aspects.
 De même, on peut fort bien admettre les minarets dans le paysage helvétique et s’opposer à tous les éléments qui, dans le Coran et les Hadiths, contreviennent à l’égalité entre les sexes. Il vaut mieux  discuter et débattre des vrais problèmes. Et la place de la femme dans l’Islam fait partie de ces thèmes à critiquer en premier lieu. Mais cette histoire de minarets est le type même du faux problème.

- Exigence de réciprocité entre pays musulmans et pays laïques ou chrétiens

Un argument souvent avancé par les obsédés du minaret se résume ainsi : dans la plupart des pays musulmans, les chrétiens sont maltraités et ne peuvent même pas y construire la plus petite chapelle.
La situation des chrétiens en terre d’Islam varie considérablement d’un pays à l’autre. Mais il est vrai que les Etats musulmans les plus rétrogrades, comme l’Arabie Saoudite, interdisent la construction d’Eglises et d’autres, comme l’Egypte, développent une attitude indigne vis-à-vis de leurs ressortissants chrétiens.
Si l’on suit l’argument minarétophobe, la Suisse devrait donc exercer les mêmes discriminations à l’endroit des musulmans. Notre démocratie changerait ainsi de logiciel pour prendre modèle sur les pires dictatures de la planète. Joli programme…

S’ils devaient courir le Tour de France – ce qu’à Dieu ne plaise – les obsédés du minaret prendraient la roue de la lanterne rouge plutôt que celle du maillot jaune !

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

"Mais cette histoire de minarets est le type même du faux problème."
A condition qu'il soit construit chez le voisin, bien sûr. Cela ne m'étonne pas du tout que vous ayez ce genre de mantalité, Plouc.

Écrit par : Géo | 19/11/2009

@ Monsieur Cuénod

Très bon propos auxquels je souscris entièrement (à l'exception que je ne comprends pas pourquoi vous écrivez que le port des masques est interdit sur la place publique, ou du moins j'ignore l'existence d'une telle interdiction).

Malheureusement, tout cela n'est pas "nouveau". Seulement, il est plus facile et confortable pour certains de ne pas vouloir faire la part des choses, voire pire, parfois, certains le font intentionnellement, afin de défendre des idéologies nauséabondes.

Écrit par : Ngabo | 19/11/2009

@Géo : parlant de "menthe à liter", c'est vous le plouc ! ;-)

@JL Cuénod : Confusionnisme aussi dans le vocabulaire utilisé pour évoquer les camps en présence : http://pikereplik.unblog.fr/2009/11/15/pro-minarets/

Écrit par : CCC | 19/11/2009

Cher Monsieur Ngabo,
A Genève en tout cas, le port de masques et de déguisement est soumis à l'autorisation du Département cantonal des Institutions. Naguère encore, cette autorisation ne pouvait être délivrée que par le Conseil d'Etat. Bien à vous JNC

Écrit par : Jean-Noël Cuénod | 19/11/2009

"La situation des chrétiens en terre d’Islam varie considérablement d’un pays à l’autre. Mais il est vrai que les Etats musulmans les plus rétrogrades, comme l’Arabie Saoudite, interdisent la construction d’Eglises et d’autres, comme l’Egypte, développent une attitude indigne vis-à-vis de leurs ressortissants chrétiens."

Tiens donc! Et où sont les exemples des pays les moins "rétrogrades"?

L'Indonésie peut-être?

http://www.asianews.it/index.php?l=en&art=16637

Le Bengladesh peut-être?

http://www.compassdirect.org/english/country/bangladesh/2904/

La Turquie peut-être?

http://www.anca.org/press_releases/press_releases.php?prid=827

Alors? En terre d'islam?


"Si l’on suit l’argument minarétophobe, la Suisse devrait donc exercer les mêmes discriminations à l’endroit des musulmans."

Ah! Parce que quand la Suisse a des problèmes avec la Libye, elle ne "devrait donc [pas] exercer les mêmes discriminations à l’endroit" de celle-ci?


Le plouc invente les discriminations à deux vitesses.

"Discriminer" les musulmans en leur interdisant la construction des minarets alors que le coran ne rend pas cette construction obligatoire, c'est pas bien.

Discriminer les musulmans en les condamnant sur l'inégalité du sort réservé aux femmes alors que ces prescriptions sont au coeur même du coran, c'est bien.

Le plouc attente gravement à la liberté religieuse des musulmans en voulant leur interdire ce qui est obligatoire pour eux.


Qui donc finalement sème la confusion?

Écrit par : Johann | 19/11/2009

Imaginons un parti politique présent dans de nombreux pays de la planète, y compris en Suisse. Imaginons que ce parti politique prévoie, dans son programme, entre autres joyeusetés :

- la peine de mort pour les transfuges,

- l'amputation de la main pour les voleurs,

- la limitation de la liberté d'action des autres partis,

- la perception d'un impôt spécial sur ceux qui n'appartiennent pas au parti,

- l'obligation scolaire d'apprendre par coeur les oeuvres complètes du fondateur du parti...

Imaginons que ce programme soit intégralement appliqué dans le pays où se trouve le siège de cette Internationale obscurantiste d’une part; qu’en Suisse, ce parti ait vu ses effectifs passé de vingt mille à quatre cent mille membres en une trentaine d’années, d’autre part.

Continuons, en essayant d’imaginer ce que serait, en Suisse toujours, la réaction unanime des partis politiques et des zinzintellectuels, des syndicats et des assoces, des Eglises et des médias …

Ce parti existe, même si ce n’est pas exactement un parti, mais un système totalitaire, religieux, politique, juridique et social, et c’est l’Islam.

Ses adhérents sont tenus de se rendre, une fois au moins au cours de leur vie, dans la maison-mère – l’Arabie saoudite -, là-bas où l’on pratique la peine de mort pour les transfuges, l'amputation de la main pour les voleurs, la perception d'un impôt spécial sur ceux qui n'appartiennent pas au parti, l'obligation scolaire d'apprendre par coeur les oeuvres complètes du fondateur du parti..., etc., etc.

Et quelle est la réaction unanime des partis politiques et des zinzintellectuels, des syndicats et des assoces, des Eglises et des médias ?

Pour le savoir, il suffit de se reporter au sermon du R.P. Plouc, représentant agréé de la Suisse bien comme il faut, démocratique, droits-de-l’hommiste et éclairée :o)

Comme disait Guy Marchand à André Pousse, dans une pub’ restée célèbre : - Va comprendre, Charles.

Reste qu'il y a quand même des moments où on s'interroge sur les motivations profondes de nos islamophiles et aussi sur les renoncements et capitulations qu'ils sont prêts à consentir par fidèlité à la tolérance fascinée qu'ils éprouvent face aux intolérants ?

Écrit par : Scipion | 20/11/2009

Je vote en faveur de l'initiative contre les minarets pour les raisons suivantes:

- Les minarets ne sont pas nécessaires pour la liberté du culte. La mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, 3ème lieu saint de l'Islam, n'a pas de minaret, et pourtant on y prie.

- Les musulmans bénéficient d'une totale liberté de culte en Suisse contrairement aux chrétiens dans certains pays musulmans. L'interdiction des minarets ne viole pas la liberté religieuse.

- Les minarets servent à lancer l'appel à la prière. Une fois construits, il est impossible d'empêcher leur utilisation, comme le démontrent des cas en Allemagne où pourtant les musulmans avaient promis de ne pas les utiliser. La constitution garantit le droit de prier... et pas de crier.

- Si l'initiative contre les minarets échoue, les musulmans auront le vent en poupe et multiplieront leurs revendications. L'Arabie saoudite, qui ne respecte aucun droit au culte non-musulman sur son territoire, se fera un malin plaisir à construire des minarets partout. Il y aura des oppositions à ne plus finir et cela envenimera les relations entre les communautés. Le minaret de Wangen a eu 70 recours et quatre ans de procédure. Qui paie ces recours? Comble de provocation, les musulmans ont installé le drapeau des loups gris devant la mosquée (emblème de l'extrême droite turque responsables d'attentats terroristes).

Pour plus de développement, voir ma position dans mon site www.sami-aldeeb.com
- en français: http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=404
- en allemand: http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=413
- en italien: http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=407

Écrit par : Sami Aldeeb | 20/11/2009

J'ai beaucoup d'admiration pour M. Aldeeb, notamment pour ses travaux très utiles sur les carrés confessionnels. Je me suis opposé avec force - et avec succès - à la velléité d'une partie de la classe politique genevoise d'autoriser des carrés confessionnels ou des cimetières privés confessionnels à Genève. Car j'estime que l'on ne sépare par les morts si l'on veut unir les vivants. Pour la même raison, je m'opposerai à toute demande d'exception de cours dans le cadre de l'école publique obligatoire pour des motifs religieux.

En revanche, M. Aldeeb dans ce dossier a perdu un peu de son habituelle sagesse. Tous les Suisses qui souhaitent que rien ne change doivent voter NON à cette initiative. En votant non, ils ne donnent pas un blanc-seing à l'érection de minarets, qui resteront soumis à de longues procédures et à des référendums municipaux. Mais en votant oui, ils donneraient des arguments aux extrémistes musulmans qui, dans le monde arabe, tentent de faire monter la haine de l'Occident.

Je constate à ce jour que ce ne sont pas les 4 minarets qui enveniment les relations entre communautés, mais bien l'initiative populaire de l'UDF.

Enfin, pour ce qui est du muezzin, M. Aldeeb est certes professeur de droit musulman. Mais il semble ignorer le droit suisse, qui est le seul à nous intéresser ici. Et le droit suisse exclut l'appel à la prière. Et plus encore le droit genevois, avec la loi interdisant le culte extérieur - loi de 1875 visant à protéger l'ordre public et la paix religieuse.

Dans toute l'histoire de Genève, une seule fois nous avons entendu un muezzin appeler à la prière. C'était il y a deux semaines, un enregistrement diffusé par quelques écervelés des "jeunesses identitaires". Le constituant radical Murat Alder, très attaché à la laïcité, a dénoncé cet acte de culte extérieur à la justice. Car la laïcité doit être respectée.

Je finirai en rappelant que si Genève est devenue une cité permettant la liberté de culte, ce n'est pas à Calvin ou à la réforme qu'on le doit, mais à James Fazy. En particulier parce qu'en 1957, il a offert des terrains pour que l'on construise la Synagogue, l'église catholique de Notre-Dame vers Cornavin, l'église orthodoxe russe, le temple maçonnique qui est aujourd'hui l'église du sacré-choeur près du Grütli. Et il avait dit: "S'il y avait des mahométans à Genève, nous devrions leur construire une mosquée." Pourquoi? Pour que chaque individu, quelle que soit sa croyance, puisse être fidèle à sa croyance ET à la république, et non placer l'une contre l'autre. C'est à cette occasion d'ailleurs que Genève, en 1857, s'est rendue compte qu'elle ne pouvait parler de République sans accorder les droits civiques aux juifs, qui en étaient privés jusqu'ici....

Ainsi l'on constate que, non pas du point de vue religieux, mais du point de vue politique et juridique suisse, interdire ou autoriser la construction d'un symbole religieux a une forte dimension politique. On décide d'intégrer, ou d'exclure.

Écrit par : Bernard Favre | 20/11/2009

@Géo : parlant de "menthe à liter", c'est vous le plouc ! ;-)
Je transmettrai au responsable de l'éclairage assez défectueux de la table d'où j'écris...

"Ainsi l'on constate que, non pas du point de vue religieux, mais du point de vue politique et juridique suisse, interdire ou autoriser la construction d'un symbole religieux a une forte dimension politique. On décide d'intégrer, ou d'exclure."

Mais c'est bien là la question ! L'érection d'un minaret est un acte politique ! Alors que disez-vous d'autre que les initiants, M. BF ?
Le minaret symbolise la présence d'une religion qui ne fait aucune différence entre temporel et spirituelle. Pourquoi les fidèles auraient-ils sinon insulté des jeunes filles qui couraient non loin de la mosquée de Genève un vendredi, jour sacré chez les Musulmans ? Quand à la puissance du droit suisse face à la détermination de tout une population d'utiliser les minarets pour la seule chose à laquelle ils servent, l'appel à la prière, les relativistes comme vous arriveront sans peine à la contourner. Intégrer ou exclure, dites-vous ? mais vous n'y êtes pas du tout. C'est nous qui ne devons pas nous laisser intégrer ou exclure, et vous ne l'avez même pas réalisé. En tous cas, sachez que vous êtes déjà exclu de certaines piscines à certaines heures...

Intégrer

Écrit par : Géo | 20/11/2009

" Il y aura des oppositions à ne plus finir et cela envenimera les relations entre les communautés. Le minaret de Wangen a eu 70 recours et quatre ans de procédure."

Vous avez entièrement raison. L'autorisation de construire des minarets se traduirait pas une guérilla oppositionnelle du type de celle que mènent les écologistes contre tout et n'importe quoi.

Je pense, depuis toujours, que l'initiative ne passera pas, mais je note aussi qu'avec une participation de 45 % et 45 % de OUI, la barre du million d'opposants à l'islamisation serait franchie. Ca fait du monde, et du monde déçu, qui ne laissera rien passer, en quelque domaine que ce soit.

Au lieu de cela, l'interdiction des minarets serait vraiment le moindre mal, puisqu'elle ne heurterait durablement une minorité d'intégristes plus ou moins virulents, de toute façon hostiles à notre civilisation inculte, polythéiste, niant astucieusement ou brutalement toute spiritualité - ces mots sont de Tariq Ramadan, qui souligne lui-même l'"inassimilabilité" de sa religion.

A l'opposé, la grande majorité des musulmans - dont on nous dit qu'ils ne sont pas ou que peu pratiquants - oublieraient très vite le "camouflet", leur place acquise dans la société suisse n'étant en rien remise en question.

De toute façon, ils savent d'ores et déjà que leur présence ostensible n'est pas appréciée par de très nombreux Suisses. Le débat en témoigne, et un sondage publié par "24 Heures" (12.11) a montré que 46 % des Suisses contre 32 % sont opposés à la construction de mosquées avec minarets.

Cela peut paraître paradoxal aux observateurs superficiels, mais nous en sommes effectivement rendus à un point où c'est le rejet de l'initiative qui portera le coup le plus rude, et le plus durable, à la paix religieuse.

Écrit par : Scipion | 20/11/2009

"...ils donneraient des arguments aux extrémistes musulmans qui, dans le monde arabe, tentent de faire monter la haine de l'Occident."

Totalement invraisemblable. Le rejet massif qui se manifeste dans toute l'Europe contre l'islamisation ne serait pas ressenti plus "cruellement" du fait d'une interdiction de construire des minarets en Suisse.

Sans compter que la haine de l'Occident trouverait déjà à s'alimenter au-delà du rassasiement avec la seule pornographie sur Internet, qui fut, on oublie souvent de le rappeler, l'une des "justifications" des attentats du 11 septembre.

Mais les racines profondes de la haine de l'Occident, c'est Tariq Ramadan qui nous les exposent :

"La résistance à cet Occident sécularisé, marchand, inculte, la seule résistance organisée provient de l’Islam, qui est d’une certaine façon inassimilable. Cette résistance constitue peut-être une chance pour l’humanité face au polythéisme d’aujourd’hui qui est l’argent, le pouvoir, la technique, le sexe, la violence, le bruit, la négation astucieuse ou brutale de toute spiritualité."

Vous avez bien lu, la religion des lapidateurs et des coupeurs de mains, une chance pour l'humanité !

"...le droit suisse exclut l'appel à la prière. Et plus encore le droit genevois, avec la loi interdisant le culte extérieur - loi de 1875 visant à protéger l'ordre public et la paix religieuse."

Les mêmes arguments qui sont utilisés en faveur des minarets le seront en faveur des appels du muezzin, pensez "quelques minutes à peine, uniquement le vendredi, après le coucher du soleil". Et ce sera le doigt dans l'engrenage !

Puisque vous évoquez le droit suisse, je voudrais préciser à l'attention de ceux qui disent que les islamophobes n'ont pas confiance dans nos institutions, que c'est, en réalité, de la tolérance de ceux qui seraient chargés de les faire respecter que nous nous méfions que de la peste.

"S'il y avait des mahométans à Genève, nous devrions leur construire une mosquée."

Chez nous, personne, jusqu'à présent, ne conteste la construction de mosquées, à la différence de ce qu'il se passe en Italie, en France, en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche... Informez-vous, si vous n'êtes pas au courant.

Écrit par : Scipion | 20/11/2009

Je suis de plus en plus persuadé que certaines personnes comme le plouc ne votent pas sur la question, mais par haine de l'UDC. Ils ne se rendent même pas compte que l'UDC a toujours accepté les règles du jeu démocratique, alors que l'islam jamais.

Écrit par : Johann | 20/11/2009

@Bernard Favre,
Au sujet de l'impartialité et justice...

Je reprends un post que j'ai publié ailleurs;

"
À relever la "vague d'indignation" suite à l'appel du faux muezzin au Petit-Saconnex - Et au silence religieux des mêmes "justiciers" lors de l'incident scandaleux ayant eu lieu le 03 avril aux abords de la mosquée, sur le terrain de sport de l'EC.
(pour mémoire, des insultes racistes, "sales blanches" "chiennes d'infidéles" , atteinte à l'honneur et à la liberté de croyances etc...ont été proférées à l'encontre de gamines d'une quinzaine d'années par des "croyants modérés" adultes, sortant de la mosquée et empruntant un raccourci coupant au-travers du terrain de sports- leur crime? pratiquer un sport durant la prière et ne pas être vêtues décemment!)

Suite à une interpellation de ma part, M. Murat-Julian Alder s'est justifié par:
Son absence au moment des faits!
Son appartenance religieuse; il est chrétien. (???)
Et a comparé la diffusion de l'appel à la prière du muezzin, à un appel à la haine!( Ah bon???)
Ainsi qu'à un culte sur la voie publique;je cite:
" j'ai également dénoncé le faux muezzin parce que s'il devait être interprété comme un réel appel à la prière, alors il tomberait sous le coup de la loi sur le culte extérieur, qui interdit cela !..."
(À relever que M.M-J Alder fut tout aussi remarquablement silencieux suite à la procession de jeunes portant un mini-minaret à Lausanne...Copie conforme des processions de "pleureuses" ou autres défilés religieux, donc un culte extérieur avéré!)

Autre point intéressant en comparant les 2 incidents, M.Alder s'exprime plutôt partialement, faisant semblant d'ignorer que "sale blanches" et autres joyeusetés sont des insultes à caractère racial,sectaires etc... donc passibles de poursuites d'office.

Je le cite:

"L'aurais-je dénoncé si j'étais présent à Genève ? Politiquement, très certainement. Judiciairement, aucunement. Pourquoi ? Parce que les insultes sont poursuivies sur plainte, alors que l'appel à la discrimination religieuse et l'atteinte à la liberté de croyance et des cultes sont poursuivies d'office. En d'autres termes, il aurait fallu que les jeunes filles déposent plainte elles-mêmes." Sic, sic et re-sic!!!

"Chiennes d'infidéles" "sales blanches", atteintes à l'honneur et réputation de mineures tombent sous le coup des lois citées par M.Alder, contrairement à un appel du muezzin itinérant!(Ne prêtant pas plus confusion que les sonnailles de cloches de supporters de foot passant devant la cathédrale de Notre-Dame, par exemple)

Et à quel titre M. Alder et ses amis Radicaux se substituent-ils aux personnes concernées?

En cela, ils prennent la même position de non-respect des lois d'un Etat de droits, que M. Youssef Ibram lorsque ce dernier s'est substitué aux autorités suisses en intervenant (tout en préservant l'anonymat des coupables) auprès du directeur du collège André-Chavanne.

Intéressant aussi la fronde lancée à Versoix contre des affiches, tout-à-fait politiquement correctes, apposées sur des emplacements adéquats MAIS pro-initiative contre les minarets!

Un point qu'il semble important de rappeler; La grande différence entre l'Islam et les autres croyances est que seul l'Islam est un dogme ou la foi et la loi islamique (charia) sont indissociables.

Il n'est pas possible de n'en prendre que la partie compatible aux lois suisses,d'où le fait qu' il ne serait pas possible d'interdit l'usage du minaret!

Et nous sommes déjà devant des demandes basées non pas sur la foi, mais bien sur la loi islamique! (non-mixité de cours etc...) ce qui est donc contraire à un Etat de droits et incompatible avec un mode de vie occidental.
(égalité des sexe, non-discrimination entre les sexes etc...)

Bref, il semble qu'il y ait quelque chose de pourri au royaume de Calvin ^_^

Bonne journée

Écrit par : Mireille Luiset | 20/11/2009

On accuse l'initiative d'agiter la population et de créer des tensions intercommunautaires?

Pour mémoire:

http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/Les_verites_de_Hani_Ramadan.html?siteSect=105&sid=1392120&cKey=1034430420000&ty=st&rs=yes

Nous sommes obligés de constater que, depuis, certaines idées ont fait leur chemin...

Plus tard, il sera TROP TARD

Écrit par : Mireille Luiset | 20/11/2009

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