07/11/2009

A quand un Mur de la Honte à Moillesulaz ?

L’Europe célébrera donc,  lundi, la chute du Mur de Berlin. Au même moment, dans notre bonne vieille république de Piogre, le MCG rêve d’en ériger un autre à Moillesullaz, à Saint-Ju et ailleurs afin de faire barrage à ces vilains frontaliers.
Heureusement que les S. et consorts ne sévissaient pas au temps de mon enfance : il m’aurait été impossible de rendre visite à ma tante savoyarde. Quant à mes ancêtres, ils n’auraient pas pu se réfugier à Genève.
 La collision entre ces deux images illustre bien toute l’absurdité de la démarche de ce MCG qui veut installer deux des siens au Conseil d’Etat.

Il existe un plaisir morbide du Mur. Il donne l’apaisante illusion de la protection. Il conduit à la chaleureuse régression vers l’état infantile. Au fond, on vote pour ces partis extrémistes comme l’on suce son pouce. Sur le moment, ça fait du bien. S. donne-t-il des chiffres plus faux que les autres ? Ment-il comme un bataillon d’arracheurs de dents (ou plutôt de voix) ? Nous débite-t-il des mécomptes à dormir debout? Mais on s’en tape ! On veut continuer à somnoler à l’ombre de sa grande gueule.

Malheureusement, le réel est là qui cogne à la poterne du Mur.  Dans une société livrée au capitalisme financier et globalisé le plus sauvage, le problème ne se situe pas à quelques mètres au-delà du Foron. Pour affronter le XXIème siècle, il faudra d’autres recettes que des potions de charlatans.


Jean-Noël Cuénod

 

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Commentaires

Bonjour M Cuenod... excellente note !!! Heureusement, on a la solution pour torpiller ce MUR de la HONTE du MCG...notre arme s'appelle CEVA...c'est une torpille sol-sol(PATRIOT) à grande vélocité, avec une charge utile explosive de grande capacité et une puissance de feu qui s'apparent aux fameux "orgues de Staline" : 6 tirs à l'heure sur un très grand rayon d'action...!

Alors avec une telle arme, on va l'exploser le mur de Stauffer...on va se faire une révolution façon novembre 1989 à Berlin !!...:o)

Alors, VOTONS OUI AU CEVA, LE 29 NOVEMBRE 2009 !!

Écrit par : M.U.R | 07/11/2009

C'est comme vous le dites!

Tiens, le "murdelahonte", on n'y avait pas pensé

Tant pis pour les berlinois ... Quel manque de respect pour eux, cet usage que vous faites du "murdeberlin".
(j'y ai vécu & bossé, à Berlin, à l'époque du murdelahonte - Et vous ? )

clair que comme tout bon français, vous marchez aux trucs à la mode
Au fait, ne le construisez-vous pas vous-même, ce mur?

car grâce à vous et à vous entendre, les français frontaliers ont leur Röstigraben, leur murdelahonte !

à quant la statue aux héros JNC? les aides et les subventions européennes (les demander au GTE, qui en reçoit déjà) ? les indemnités en réparation aux victimes ?

la honte ces murs, comme ces séries de barres HLM de StJu à Moillesullaz bourrés de would-be frontaliers, de sans papiers parlant même pas français
(vu & revu - j'y habite - Et vous?)

On peut supposer que bien de vos lecteurs savent que le mur dont vous parlez
est celui-là même qui fut construit depuis les années 1990 et développé en grande force depuis 2002,

permis après permis, donnés à des chômeurs français provenant des 4 coins de France,

permis de frontalier obtenus au prix du licenciement d'employés en place,

licenciements après licenciements de suisses ou genevois, ensuite non ré-embaûchés, en sous-emploi ou en précarité d'emploi obligatoire, pour cause de discriminations interdites en France mais tout à fait praticables en Suisse: âge, nationalité, sur-qualification.

De notre côté, votre mur est constitué de licenciements sans motifs et répétés qu'appliquent des cadres français salariés de multis sur des employés séniors de préférence suisses,
des humiliations, critiques & moqueries quotidiennes que nous font subir les français, majoritaires sur les places de travail,
à côté des XX d'emplois au noir, c'est le dumping salarial, le clientélisme qui sont la prime à l'emploi,
c'est une grave dégradation du marché du travail (chantages, pressions, harcèlements, usage d'esprit communautariste, allant jusqu'au suicide de collègue harcelé par des frontaliers, dont certains touchaient leur chomdu en F),
Maintenant à Genève, c'est la disparition d'une éthique bien suisse (vous savez, les trucs dont vous vous moquez si allègrement : qualité d'un travail bien fait, fiabilité, responsabilité).
Super comme résultat!
Moi, c'est ce que je vis depuis 10+ ans - de toute évidence, pas vous.

Quelle fierté d'être un français frontalier et pouvoir se targuer d'être victime d'un mur de la honte!

Écrit par : najya | 07/11/2009

@ Jean-Noël Cuénod: il faut corriger la lecture de votre note.

Vous parlez d'Annemasse et d'un mur de la honte frontalier,
mais vous n'êtes pas frontalier - vous travaillez à Paris.

Définition d'un frontalier, selon le groupement transfrontalier européen d'Annemasse: celui qui vit en France et travaille en Suisse.


NB: le cerveau masculin ne fonctionne pas en mode bicéphale.

Écrit par : najya | 07/11/2009

Depuis que vous êtes à Paris cher Monsieur Cuénod on ne peut pas dire que votre sens de l'analyse se soit affiné!

C'est vous qui faites des amalgames malheureux. Nier les problèmes que génère une certaine population à Annemasse revient au même qu'à dire que Sarkozy est un saint!

Non là vous n'êtes pas sérieux, dommage on vous aime bien.

Ce n'est pas parce que Stauffer n'a pas votre éducation que c'est un imbécile. Ce qu'il dénonce est réel et ceux qui le nie sont soit des fonctionnaires de l'enseignement soit des gens qui ne sont pas au chômage et qui voient les jobs leur passer sous le nez pour passer la frontière. Ca c'est une réalité que nous ne connaissez pas!

De plus je ne pense pas que vous habitez dans le 13e!!!!

Écrit par : jules | 07/11/2009

...Ce qu'il dénonce est réel et ceux qui le nie sont soit des fonctionnaires de l'enseignement...

Allez, je vous donne un tuyau. Intéressez-vous à la politique de recrutement au Collège des Coudriers...

Écrit par : Georges | 07/11/2009

Construisons l'agglomération! Construisons le CEVA, l'outil de toute une région! Le RER permet de gommer l'effet frontière que les partis populistes tentent de renforcer.
Mobilisons-nous pour l'ouverture, le partage, le bien-être dans une région transfrontalière commune. Faisons barrage à ce discours anti-frontlier,

VOTONS massivement OUI au CEVA le 29 novembre

pour doter Genève, le canton de Vaud, la France voisine d'un réseau efficace de transports publics, une infrastructure durable, écologique, sociale et dynamique pour tous!

Écrit par : Nico | 07/11/2009

Votez contre l'ultime arnaque de notre gouvernement, votez NON au ceva.

Écrit par : anti ceva | 08/11/2009

Ce M. Cuénoud n'a rien, mais alors strictement rien compris au discours du MCG.

Écrit par : mcg | 08/11/2009

Genevois: sachez ce que veulent vraiment les responsables français avec le CEVA!

Intérêts défendus avec acharnement par Michel Charrat et le Groupement transfrontalier européen :

qu'à leur place, les suisses dépensent, s'endettent à long terme et fragmentent leur parcelles de terrain pour la circulation des frontaliers entre Annemasse-Eaux-Vives-Cornavin,

pour que ce ne soit pas eux les français qui aient à réhabiliter leur déficitaire liaison gare d'Annemasse-Eaux-Vives, (transports & liaisons pourtant déjà financés par l'UE dans le cadre du développement transfrontalier, non?)

Avant de voter en aveugle,
vaut mieux se demander pourquoi les Michel Charrat et autres supporters du CEVA sont si avides de pousser les genevois à s'engager pour des années à se défriquer, dégrader leur qualité vie, réduire les surface constructibles disponibles pourtant déjà si rares, en votant oui pour le CEVA, qui n'est qu'une solution parallèle à celle déjà existante depuis la gare d'Annemasse ?

En effet, la liaison ferroviaire reliant la gare d'Annemasse à la gare des Eaux-Vives (qui donc rejoint Cornavin) est pratiquement inutilisée, avec big déficit!
(jetez-y un oeil: à peine la queue d'un chat frontalier par wagon aux heures de pointe, tandis que les bus TPG transfrontaliers, eux, traversent les frontières bondés de lycéens & d'employés),

facile de comprendre que, bien sûr, pour que la liaison ferroviaire existente soit utilisée donc rentable, encore faudrait-il que les français déboursent (& souffrent de voir leur horizon perdu! comme le dit Charrat), & aménagent arrivées & parkings aux alentours de la gare d'Annemasse ...

clair que le CEVA solutionnerait leur problème de non-exploitation & hyper déficit de leur ligne actuelle...

A propos, voici donc ce que dit ces jours Charrat du CEVA & des genevois,
à ses brebis frontalières :
(http://www.frontalier.org/alaune36.htm)

>> Le CEVA: pas de plan B !

L'enjeu de la votation du 29 novembre prochain à Genève sur le Ceva dépasse de loin la simple réalisation d'une voie de transport collectif. Un vote négatif entraînera la disparition définitive du projet. Le problème est qu'il n'y a pas de plan B. Si le CEVA ne se fait pas, l'agglomération genevoise prend 20 à 30 ans de retard sur le développement de ses axes de transports collectifs.

La liaison Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse doit constituer dans les prochaines années l'épine dorsale irriguant non seulement Genève mais aussi toute l'agglomération et au-delà les régions voisines. Une vision partagée par l'ensemble des partis et des associations des deux côtés de la frontière. Il suffit de consulter le site du Ceva et de lire la liste de tous ceux qui soutienne le projet pour admettre qu'il fait quasiment l'unanimité.
A ce jour, seule l'extrême droite appelle à voter contre. Le Ceva étant perçu alors comme le moyen de faire entrer dans le canton des étrangers travailleurs ou non.
Ces mêmes partis dénoncent parallèlement les hordes de voitures qui envahissent la ville et constituent un danger permanent pour les riverains. Il est vrai qu'ils ne sont pas à une contradiction près !
Quant aux initiateurs de la votation, le constat est encore plus affligeant. Leur seule motivation réelle, en dehors de tous les discours démagogiques qui n'ont d'autre buts que de cacher la vérité, est de ne pas perturbent la tranquillité de leur quartier.

!Tous les maires de France comme de Suisse connaissent bien ce phénomène, en achetant leur résidence, certains pensent avoir aussi acheté l'horizon qui les entoure!

Reste que cette votation est dangereuse. Elle s'inscrit dans une période difficile où la politique et les partis traditionnels sont contestés par les extrêmes. L'objet de la votation lui-même est ambigu, puisque l'on demande aux Genevois s'ils acceptent une rallonge budgétaire. Le 29 novembre prochain, c'est toute l'agglomération qui retiendra son souffle. Notre avenir commun dépend de ce ce vote. >>

Pour moi, ça suffit cet esprit de gens qui veulent jouer les victimes tout en restant vautrés sur le beurre, l'argent du beurre et la crémière.

Disons que c'est pas une bonne affaire et qu'en bon suisse, on n'est pas d'accord de payer 2 fois pour un truc qui existe déjà, pour un budget qui va se gonfler encore 2 fois de plus avant d'être achevé.
Bon appêtit!

Écrit par : najya | 08/11/2009

Je commence à en avoir marre de tous ces préjugés de la part des Genevois sur nous, méchants Frouzes...
Laissez moi vous conter mon histoire/experience, puisque tous les suisses qui postent des msg sont apparemment la cible de moqueries et de licenciements.

Je bosse pour une multinationale americaine, qui comme beaucoup d'autres a choisi d'implenter son siege à Geneve pour des raisons fiscales évidentes.
En 2003, notre société à commencer à licencier à tour de bras en Europe... sauf à Genève où elle a consolidé ses activités back office. 400 personnes licenciées, 150 emplois crées à Genève. Sur ces 150 emplois, environ 100 ont été occupé par des nouveaux frontaliers, victimes du plan de restructuration européens, qui ont accepté de venir avec leur famille (leur conjoint perdant leur emploi au passage), Les 50 autres postes ont été pourvus par des Genevois et Vaudois. Dans ce cas on arrive à une proportion de 2/3 contre 1/3, mais au final, c'est 50 chommeurs de moins pour la Suisse et non 100 de plus comme semblent le suggérer certains potiliques et/ou chomeurs lassés de leur recherches infructueuses.
Au cours des 3 années suivantes, on a assisté à une vague de démission et d'embauches de non frontaliers... La raison : les locaux trouvaient de meilleurs jobs ailleurs... Je n'ai JAMAIS vu un seul Genevois se faire saquer ou licencier par un frontalier. Alors, même si ça doit exister, n'en faites pas la norme.
Quand à l'insérurité... la seule fois en 6 ans où je me suis senti mal à l'aise est le jour où j'ai assisté, sur le parking de MediaMarkt, à l'agression du vigile par un mal autru qui s'était garé sur une place d'handicapé... Le vigile avait eu la mauvaise idée de le lui faire remarquer. Devinez qu'elle était sa plaque : GE. Dois je en conclure que tous les genevois sont des imbéciles agressifs ? Ben non...

Écrit par : eric | 08/11/2009

Il y a des problèmes avec certains quartiers d'Annemasse, comme avec d'autres quartiers de l'agglomération (Lignon ? Meyrin ? Versoix ? Paquis ?). Eriger un mur n'y changera rien. La seule solution c'est d'avoir une justice qui applique la loi et qui se fait respecter.

Pourquoi est-ce que des délinquants viennent de plus en plus en loin pour écumer Genève, la Côte ou Lausanne ? Parce qu'ils savent bien qu'ils ne risquent rien.

A bon ententeur ;)

Écrit par : yab | 11/11/2009

merci éric... parfois on se sent un peu... seul! pas un mot à changer à votre message, je n'alourdirais pas le miens avec une énième expérience personnelle!
bon courage

Écrit par : matthieu | 12/11/2009

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