27/07/2009

Il y a comme un Sarkomalaise…

Sarkojogging.jpgDans le parc de Bercy-Village, tout près de la Seine, là où jadis les vignerons s’évertuaient à rendre buvable la piquette parisienne, Le Plouc se livre à un duel avec le soleil qui a pour objectif une glace à l’amarena. Assez logiquement, Le Plouc s’efforce de la manger. Alors que l’astre suprême cherche à la faire fondre le plus vite possible.
Le combat est arbitré par la sonnerie du portable. A l’autre bout du fil, le meilleur des confrères journalistes, l’excellent Jean-François Verdonnet, annonce que le président Sarkozy est victime d’un malaise.
La glace n’est plus qu’un souvenir. Le soleil a gagné. Le Plouc doit quitter la torpeur du parc pour la touffeur du boulevard de Port-Royal. Et faire le pied-de-grue devant l’entrée du Val-de-Grâce bouclée par des flics en civils – reconnaissables à leur mine arrogantissime de types vachement dans le secret des dieux – et d’autres en uniforme, armés jusqu’à la visière de casquette.

Sorcière aux dents vertes

C’est là - dans cet hôpital militaire qui représente la fine fleur de la technologie médicale - que Nicolas Sarkozy est soigné à la suite de son « malaise vagal », devenu par la suite « malaise lypothimique d’effort ». Au fil des ondes, les médecins expliquent qu’il s’agit, en gros, d’un coup de pompe, d’une de ces fringales qui vous donnent l’envie d’enterrer votre vélo ou votre paire de Naïques ou d’Adidasses. Bref, d’une défaillance que provoque l’effort produit en pleine chaleur par un homme surmené. Les cyclistes appellent ça « la sorcière aux dents vertes ».

Sur les pentes du Salève, vers la Croisette

Le Plouc se souvient d’un coup de fringale monstrueux qui s’est abattu sur lui, alors qu’il ahanait à vélo sur la montée vers La Croisette au Salève, dans l’un des lacets du milieu, celui qui élève la route jusqu’à l’indécence – oui, vous avez compris, là où Ocaña s’est envolé vers la victoire au Tour de France 1973. La tête vous tourne. Sensation de n’avoir plus la moindre goutte d’essence dans le moteur. L’esprit est vidé. La nausée vous tord l’estomac. Vous avez l’impression que votre existence se termine là, sur les gravillons qui bordent la route. Obligé de s’arrêter. De se coucher. D’attendre que ça passe. Mais ça ne passe pas. On se remet quand même debout. On prend sa bécane en flageolant et on la pousse en marchant avec des pas de grand-mère arthritique.
Des gars à vélo -  fringants, eux – vous dépassent en vous traitant de facteurs retraités et de panosses usagées. A l’épuisement, s’ajoute la honte. Et lorsque l’auberge des Bovagne devient visible, on préfère éviter de nouvelles avanies. Arrivé au bercail, du thé noir bien sucré et un petit roupillon suffisent à vous remettre d’aplomb.

Branle-bas de combat médical

C’est là qu’on s’aperçoit que les Présidentdelarépubliques sont tissés d’une autre étoffe que celle qui trame le citoyen mortel. Pour parer à ce coup de pompe, Nicolas Sarkozy a bénéficié aussitôt de l’aide de son médecin personnel qui doit le suivre partout avec sa trousse. Ensuite, un hélicoptère transfère la Précieuse Personne à l’hôpital du Val-de-Grâce. Là, des équipes médicales prennent en charge le Grand Chef et lui font subir une batterie d’examens neurologiques, cardiologiques, sanguins, sans oublier l’IRM.
Avec son thé noir sucré, Le Plouc à l’air vraiment couillon.

En détaillant les soins attentifs prodigués par l’élite médicale parisienne à Nicolas Sarkozy, Le Plouc songe à sa Plouquette qui a subi, l’an passé, une déchirure du mollet au Centre national de la Danse à Pantin. Transportée en ambulance à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, elle a dû attendre longuement qu’on s’occupe de son cas. Puis, après un examen rapide, elle fut installée dans un couloir sans autre explication qu’une ordonnance pour porter des béquilles et passer une échographie. Car cet examen ne pouvait pas être accompli dans l'établissement de Bobigny !

Evidemment, ni Le Plouc, ni la Plouquette ne détiennent le feu nucléaire dans leur sac à dos…

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Monsieur le Plouc,

Ce n'est pas bien du tout de se moquer d'un homme qui a eu un bobo lypothimique.
J'ai l'impression que votre titre "il y a commme un Sarkomalaise... " n'est là que parce que vous désirer bouffer du Président!
Vous n'êtes donc qu'un... "Sarkophage"!

Écrit par : Père Siffleur | 27/07/2009

Qui va payer les frais d'hélicoptère -entre autres- pour l'inconscience d'un président courant en plein soleil à l'heure de la sieste ... ?

Écrit par : Citoyenne | 28/07/2009

Sarkozy?
Sous-France .....

Écrit par : Marie 75 | 28/07/2009

Pour moi, il n'a rien eu, c juste pour faire monter sa côte de popularité, il est tellement prêt à tout pour être réélu en 2012, attention, messieurs les electeurs, soyons plus malin que lui est c sbire et rappelons tout ce qu'il a fait subir au peuple depuis son election, qui aide t'il ?
Les très pauvres, les très riches, et la classe moyenne et bien elle paye...

Écrit par : raiman | 14/08/2009

Pour moi, il n'a rien eu, c juste pour faire monter sa côte de popularité, il est tellement prêt à tout pour être réélu en 2012, attention, messieurs les electeurs, soyons plus malin que lui est c sbire et rappelons tout ce qu'il a fait subir au peuple depuis son election, qui aide t'il ?
Les très pauvres, les très riches, et la classe moyenne et bien elle paye...

Écrit par : raiman | 14/08/2009

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