03/06/2009

Des comédiens romands font vibrer les rues de Paris

« Macadam Cyrano » draine des centaines de spectateurs à la suite des "Batteurs de Pavés" (photos La Plouquette)

Ils viennent de Tolochenaz, Saint-Cergue, Lausanne, Vevey, Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds. Et les rues de Paris sont devenues leur IMG_0630.JPGroyaume. Durant le week-end de la Pentecôte, la compagnie chauxdefonnière « Les Batteurs de Pavés » a présenté dans trois arrondissements de la capitale française « Macadam Cyrano » qu’elle a interprétée sur les trottoirs, dans les squares, les places, conformément à la belle tradition du théâtre de rue qu’elle défend.

 
Dimanche après-midi, dans le villageois quartier de la Butte-aux-Cailles (XIIIe arrondissement) nous avons dénombré au moins 300 spectateurs qui ont réservé un accueil enthousiaste à cette version de Cyrano pimentée, ça et là,  d’allusion à l’actualité.
Les premiers actes se sont déroulés au carrefour de deux rues vierges de voitures. Les spectateurs se sont donc assis sur le pavé. Alors que Roxanne (Caroline Althaus) a investi un balcon au premier étage d’un immeuble, sur le trottoir, Cyrano (Matthieu Sessli) souffle au baron Christian de la Neuvillette (Renaud Berger) les mots d’amour à la belle. Puis, le comte de Guiche (Laurent Lecoultre), pour se venger d’avoir été évincé, envoie ses rivaux au siège d’Arras.
Juché sur une échelle, le narrateur Ragueneau (Yannick Merlin) invite les spectateurs à suivre les acteurs au siège d’Arras. Ou plutôt au square Adget, située à deux cents mètres. La foule toujours plus grosse les talonne non sans peine, les ruelles étant étroites.

IMG_0635.JPGRoxanne en 125cm3

Le metteur en scène – plutôt metteur en rue – Manu Moser organise ce flux formé d’une myriade d’enfants, de parents, de grands-parents et de passants hilares et éblouis. Chacun attend Roxanne et son carrosse. Elle arrive sur le siège arrière d’une 125 cm3. On pleure lorsque Christian se fait tuer. On hue l’infâme de Guiche. On se repaît de ce texte parfait.
Sur le plan technique, la performance des comédiens impressionne, surtout celle de Matthieu Sessli qui parvient à dire la langue d’Edmond Rostand avec force et modulations, en restant constamment audible ce qui, compte tenu des circonstances, relève de l’exploit.
Le spectacle terminé, le public fraternise avec les comédiens. Et si c’était ça, l’essence du théâtre ?

Jean-Noël Cuénod

Avisse à la population, pour des raisons ophtalmochirurgicales, Le Plouc ne sévira pas sur son blogue pendant quelques jours.

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Commentaires

votre chronique va me manquer!
Nous aimons bcp votre regard de "plouc"!!!!
Bonne convalescence!

Écrit par : Marie75 | 04/06/2009

Bonsoir!

Je tombe par hasard sur votre blog et sur cet article en particulier et, ce n'est pas que le reste soit in-intéressant (ça ne l'ai pas d'ailleurs, les avis sont argumentés -certes parfois un peu manichéens- ce qui est extraordinaire pour un blog et donc à entendre) mais il se trouve que j'étais aussi à cette séance et que le spectacle m'a bluffé!

En temps qu'animateur d'un tout débutant (et tout amateur) blog de web-reportages, j'en ai fait un sujet.

Si vous avez le temps et l'envie je vous invite donc a aller y faire un tour et de me dire ce que vous en pensez.
http://chantier-actu.blogspot.com

En tous les cas, je continuerai à suivre vos sursauts viscéraux de plouc, qui changent des visions beni-oui-ouistes du quotidien.

A bientôt
Arnaud

Écrit par : Arnaud | 08/07/2009

J'adore regarder les acteurs

Écrit par : caroline | 09/04/2011

Ma copine vient de m'envoyer cette article par email et je voulais vous dire qu' il a été bien écrit. Continuer ainsi ;=)

Écrit par : recherche numero de telephone | 21/04/2011

Photos fantastiques! Merci pour l'article.

Écrit par : muay thai thailand | 07/01/2012

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