19/03/2009

Préservatifs: quand le pape capote !

pape1.jpg

Paraphrasons le politicien franco-corse André Santini, perpétuel ministre chargé des petites phrases : « La preuve que le pape ne comprend rien au préservatif, c’est qu’il le met à l’index ». Un index que Benoît XVI se fourre résolument dans l’œil, comme le démontre son ahurissante sortie sur la capote qui « pourrait même aggraver le sida ».
Et le patron de l’Eglise romaine de célébrer sa Sainte Trinité sexuelle : mariage immaculé, fidélité absolue et famille traditionnelle.
Cette rigidité conceptuelle se refuse à séparer le temporel du spirituel, et c’est pour cela que les Eglises conservatrices – et pas seulement catholiques – foncent dans le mur de la modernité en klaxonnant.
Cette confusion pollue tout particulièrement le discours papal sur la morale. Il est toujours malaisé de définir ce qu’on entend par « morale ». Risquons cette définition qui peut fort bien être remplacée par une autre que le lecteur jugera plus idoine :

Le mot « morale » a pour origine le latin « moralis » signifiant « relatif aux moeurs » , ces dernières étant l’ensemble des règles qui dictent le comportement des membres d’un groupe humain donné en fonction, non pas du cadre rigide de la loi, mais de l’usage. La morale dicte donc le comportement des individus membres du groupe afin que chacun puisse guider ses actes de façon à ne pas nuire à la collectivité mais pour, si possible, participer à son épanouissement.

La morale change selon les lieux et les époques. Se promener à poils sur une plage de Saint-Trop’ ne dérange personne. Déambuler dans le même appareil place de la Concorde vous vaudra embarquement dans un panier à salade, direction l’hôpital psy. La loi qui interdit la nudité publique est la même à Saint-Tropez qu’à Paris. Mais en termes de morale, ce qui est acceptable là-bas, ne l’est plus ici.
De même, la morale qui avait cours au Moyen-Age n’est plus celle qui régnait durant les Lumières et encore moins en ce début de IIIe millénaire. La morale n’est donc pas destinée à la fixité. Elle suit l’évolution des hommes et ne la précède pas. On peut le regretter. On peut gémir. C’est ainsi.

Or, toutes les visions conservatrices – Benoît 13 et 3 n’en est qu’un exemple – des institutions religieuses diffusent une image de la morale figée dans un lieu et une époque donnée. C’est l’Arabie du temps de Mohammed, pour les uns. C’est l’Israël du temps de Jésus, pour les autres, voire l’ère de la Contre-réforme en Europe pour le catholicisme.
Comme une digue trop rigide, cette conception est destinée à voler en éclat sous les coups de boutoir de la vie.

Que les hommes (il n’y a pas beaucoup de femmes dans cette sphère !) de Dieu laissent notre sexe tranquille. Et qu’ils nous parlent plutôt de l’Esprit.

Jean-Noël Cuénod

10:36 | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

Commentaires

André Santini fait fort! Et le 13 et 3 est pas mal non plus.

Je pense qu'il faut voir les sorties du pape en terme de stratégie délibérée. Il est intelligent, n'en doutons pas. Il connaît les règles du jeu médiatique et sait très bien que chacune de ses paroles sera amplifiée. Il ne peut pas le faire par inadvertance. C'est donc voulu. En deux mois (depuis la main tendue aux intégristes) il occupe 2 fois les unes mondiales. Simple campagne de comm' bien réfléchie et préparée.

Alors que veut-il? Peut-être se mettre en compétition avec tous les intégrismes religieux, qui font recette et gagnent des adeptes. Les "libéraux" de l'église sont perdus pour lui: ils ne font pas assez d'enfants pour faire nombre, et sont trop susceptible de relativisme, de tolérance, de palabre. Et puis, tout ce qui touche à la sexualité sur fond de culpabilité fait recette!

Un bon dogme bien dur capte les plus perdus de notre société, ceux qui feront les kamikazes (du corps ou de l'esprit). Une église dure sera plus active qu'une église humaniste. Le glissement intégriste de Benoît 13 et 3 est à considérer comme voulu, ayant un objectif et une stratégie. Que l'église ne représente plus les valeurs humaines des débuts, peu lui importe. La puissance temporelle du Vatican chute encore et toujours, rien de tel qu'une bonne pub sur des thèmes porteurs pour faire des adeptes soumis et déterminés.

Écrit par : hommelibre | 19/03/2009

"...son ahurissante sortie sur la capote qui « pourrait même aggraver le sida »."

Nous sommes en présence d'un véritable cas d'école en matière de désinformation sectaire - le sectarisme étant ici, anticatholique. Voici textuellement ce qu'a déclaré le Souverain Pontife a un journaliste qui l'interrpeait :

"Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l’Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l’Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n’étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

"Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant’Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu’on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n’y met pas l’âme, si on n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l’un avec l’autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l’homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d’épreuve. Il me semble que c’est la juste réponse, et c’est ce que fait l’Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante."

Dans le "Matin bleu", ça a donné "il a banni l'utilisation du préservatif contre le sida"; Pour "2o minutes", l’autre gratuit, "Le Pape a déclenché un tollé en déclarant que l'usage du préservatif aggravait le problème du sida"; pour "Le Temps", quotidien à prétentions, le pape "s'est opposé à la distribution de préservatifs" et a déclaré, puisque c'est entre guillemets : "leur utilisation aggrave le problème".

Le subversif de Madrid, qui n'en manque pas une et n'allait pas rater celle-là, s'est empressé de prendre le contre-pied de l'Eglise en faisant envoyer un million de condoms en Afrique, de quoi couvrir les besoins du continent pendant à peu près dix minutes. Droit dans ses bottes, Alain Juppé a parlé d'"autisme total" et Cohn-Bendit, l'ancien combattant cossu de Mai 68 a utilisé la formule "presque du meutre prémédité".

Il est certes difficile de trier entre les imbéciles qui ne comprennent rien et les faussaires qui font leur propagande, mais il reste deux choses :

- Benoît XVI n'a rien dit qui ne l'avaît été par son prédecesseur et dans des termes pas moins "carrés", donc nous assistons bien à une instrumentalisation, de surcroît basée sur une déformation de ses propos.

- L'impact de ses propos est pratiquement nul sur ceux qui seraient susceptibles d'être mis en danger par la prohibition du préservatif.

Et voici pourquoi : la position de l'Eglise est aussi simple que cohérente. Pour éviter la propagation de la maladie, il faut être chaste hors du mariage et fidèle dans le cadre du mariage.

A partir de là, il faudrait expliquer en vertu de quelle aberration des gens qui n'obéissent pas aux préceptes de la religion en matière de sexualité extraconjugale retrouveraient subitement l'obéissance perdue face à l'interdiction du présevatif.

Le premier qui balance : "- Ouais mais avec des Africains, il faut s'attendre à tout !" je le balance, moi, à Mme Boël Sambuc :o)

Écrit par : Scipion | 19/03/2009

Permettez-moi de saluer, sans plus, la qualité de l'article et des deux commentaires qui le suivent . C'est très rare de ne pas être irrité à ce stade déjà par l'intervention que quelque hurluberlu incapable d'argumenter de manière lisible et même agréable.

Écrit par : Mère | 19/03/2009

La position de l'église catholique officielle a beau être simple et cohérente, elle n'en est pas moins déplacée et dangereuse, pour plusieurs raisons. D'abord, pour avoir une relation, il faut être deux, et même si l'on applique le dogme, on ne peut jamais être certain à 100% que son ou sa partenaire le fasse.
L'utilisation de préservatifs dans le cas d'éventuels rapports extra-conjugaux, même non avoués, peut-être un pis-aller consensuel. Hypocrite, soit, mais prudent et efficace. Pas la peine d'ajouter la contamination à l'adultère.
Par ailleurs l'église catholique n'est pas encore totalement dépourvue d'impact moral et financier. Lorsqu'elle condamne le préservatif et qu'elle lui attribue une part de responsabilité - ce qui est particulièrement gonflé en Afrique, vu l'utilisation qui reste très faible du morceau de latex en regard de l'importance de l'épidémie - on peut s'attendre à ce que certains organismes embrayent le pas, ou hésitent. C'est d'ailleurs aussi le but.
Derrière tout cela, en effet, il y a aussi une guerre frontale, entre islam et christianisme, partout au sud du Sahara. Une guerre qui se mène aussi sous forme de pression numérique et c'est bien là l'une des seules choses qui rassemblent les fondamentalistes des deux parties: faites des enfants, le plus possible...
A part ça John, le bon dogme bien dur, dans le contexte...

Écrit par : Philippe Souaille | 19/03/2009

Qui a vu la décapotable du Pape ? A rouler à toute trombe sans recapoter, son projet de sans capote va capoter (ça ferait presqu'un slam, dis donc)

Écrit par : duda | 19/03/2009

le preservatif à été inventé par les hollandais au traité d'utrecht(je crois!) et depuis il à rendu des services à tous,diplomates,marins,maris trompeurs et epouses trompeuses,(y compris la maitresse de voltaire!)ecclésiatiques et profanes.Reste que le fond du probléme est récent vu qu'au moyen âge jusqu'à Henry IV le "deduit" se faisait sans complexe,selon l'envie et n'importe ou,parfois aux bains publics ce qui donna les "bordiau"puisqu'il était en bord de seine!.
Le pape n'à donc pas tort puisque selon un dogme XIXe siecle la procréation doit se faire par obligation et le plaisir doit être banni(surtout pour les femmes).

Reste à savoir aux gens de quelle époque le pape parle maintenant et si ce n'est pas pour "dorloter" un peu les intégristes nonobstant les "crises" qui ruina,le credit et les finances,de certaines églises (catholiques et protestantes)par suite des actes délictueux des religieux(parfois importants)pédophiles.;mis à l'indexe parfois tardivement.
Pour le reste si exister impose d'abord qu'on en parle,le pape existe bien,mais que pense t il réellement en dehors des "objectifs à atteindre"(récupérer la droite exclure l'extreme gauche?)

quand au préservatif,-conseillé aux chinois à l'enfant unique-il bénéficie d'une pub mondiale grace au pape.!mais le dogme n'est pas évident et la morale non plus!quand à la critique systématique même les catholiques savent y faire!seraient il decvenu anti papistes?heureusement grace à la "papamobile" à réaction(incontrolées?)et au "siege papal" de luxe offert par de pieux américains on aura d'autre sujet à évoquer dans les jours à venir grace au pape!


la presse people française aura enfin un autre sujet à évoquer que le seul président de la république française!ses voyages et ses amis plus riches que lui!(le roi soleil n'aurait pas accepte,lui,de se laisser éblouir! fouquet en sait quelque chose!)

Écrit par : gpradet | 20/03/2009

M. Pradet, les Romains utilisaient déjà des préservatifs, en vessie de porc... Et au Moyen-âge, les moeurs ont changé du tout au tout à plusieurs reprises d'un siècle à l'autre, en fonction de l'humeur des papes, de la dénatalité à combler aprés les guerres ou les grandes pestes, etc...

Écrit par : Philippe Souaille | 20/03/2009

Chers lecteurs

Merci de lire l'information qui suit, afin de vous forger une opinion par vous-même et de vous rendre compte du tort (volontairement) causé par la presse en tronquant les propos du Pape.

Prions pour que les journalistes parlent également du rôle de bienfaisance de l'Eglise et pour que tous les malades du Sida reçoivent paix, amour et soutien dans leur épreuve.

Olivier





Etape numéro 1 : lisez cette phrase, source du lynchage mondial
« (…) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. »
Etape numéro 2 : lisez l’ensemble du texte suivant (question et réponse de la conf. de presse de B XVI dans l'avion)
Philippe Visseyrias, France 2 : Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre
le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?
Benoît XVI : Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités
diverses. Je pense à la communauté de Sant’ Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service
des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.
Verbatim des déclarations de Benoît XVI lors de la conférence de presse dans l’avion vers l’Afrique
Source : salle de presse du Saint-Siège (traduction La Croix)
Etape numéro 3 : répondez aux questions suivantes
1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après l’étape 1 et après l’étape 2 ?
2. Qu’arrive-t-il lorsqu’on isole un morceau de phrase d’un propos global ?
Etape numéro 4
Sachant que :

- L’Eglise catholique est l’une des institutions internationales qui a le plus d’expérience de la réalité du Sida sur le terrain, parce que 26 % des malades du Sida dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques.
- L’homme qui s’exprime ici n’est pas un hurluberlu un peu simplet, mais un homme de très haut niveau intellectuel et spirituel qui connaît très bien à la fois la pâte humaine et la question du Sida.
Répondez à la question suivante :
Les propos du pape ne méritent-ils pas qu’on leur accorde un minimum de considération et de réflexion ?



--------------------------------------------------------------------------------

... et encore :
Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré :
Vous présidez personnellement le Comité national de lutte contre le sida. Pourquoi ?
C'est un engagement moral quand on est responsable d'une communauté de 12 millions de personnes. En Afrique de l'Ouest, le sida menace la vie de millions d'hommes et de femmes. Son impact sur la société est considérable. Le chef de l'Etat doit être à l'avant-garde. Le Burkina a développé un cadre stratégique classique avec les éléments clés de la lutte contre le sida : la prévention, le suivi épidémiologique, et la prise en charge des malades. Nous commençons à enregistrer des résultats - le taux de prévalence est passé de 7% en 1997 à 4% en 2003. [...]
Face aux organismes internationaux, il faut savoir résister. On peut nous conseiller, mais pas faire à notre place. [...] Les Européens n'éprouvent pas le danger du sida de la même manière que nous. Pour les Burkinabés, le danger est immédiat. La pandémie est une réalité visible, elle frappe votre famille, vos amis les plus proches. En Europe, vous avez peut-être le loisir de faire des thèses pour ou contre la morale. Au Burkina, nous n'avons pas le temps. [...]
Il y a souvent un gouffre entre ce que disent les médias et ce qui se passe sur le terrain. En Afrique, nous vivons avec le sida au quotidien. Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas. Les Français aiment la polémique, c'est leur côté gaulois ! Certains critiquent la position de l'Eglise en prétendant défendre les Africains. Soit. Mais la plupart n'ont jamais mis les pieds chez nous ! Je leur conseille de venir faire un séjour au Burkina. Chez nous, l'imam, le prêtre et le chef coutumier travaillent de concert : tous ont l'ambition d'affronter le même mal. Se focaliser sur le préservatif, c'est passer à côté du problème du sida. [...]
Beaucoup de gens ignorent le travail de l'Eglise en Afrique. En France, l'intelligentsia ne comprend pas cette proximité avec les responsables catholiques. Chez nous, l'Eglise est d'abord synonyme d'écoles et de dispensaires. Le débat sur le sida n'est pas théorique, il est pratique. L'Eglise apporte sa contribution. Si l'abstinence est un moyen de prévention, nous n'allons pas nous en priver ! [...] L'Eglise n'a pas le monopole de l'abstinence ! En tant que chef de l'Etat, j'ai pris des engagements dans ce sens depuis 2002 dans le cadre de la campagne "C'est ma vie". L'objectif était de mettre les gens devant leurs responsabilités. Parmi les engagements proposés, certains faisaient directement appel à l'abstinence : "J'ai décidé de m'abstenir de tout rapport sexuel quand mon mari (ma femme) est absent(e)", et "J'ai décidé de m'abstenir de toute relation sexuelle jusqu'au mariage"."


--------------------------------------------------------------------------------

Mgr Slattery, de Tzaneen, en Afrique du Sud, présente (http://www.zenit.org/article-17020?l=french) le documentaire intitulé «Semer dans les larmes», qu'il vient de réaliser avec le producteur Norman Servais, sur l'épidémie du SIDA dans son pays. Ce documentaire vient de gagner le «Grand Prix» au 22ème festival international multimédia catholique «Niepokalanow 2007» :
"En dépit de la promotion qui est faite dans les écoles pour le préservatif, il y a un taux de grossesse élevé parmi les filles en âge scolaire, parfois jusqu'à 20%".
Mgr Slattery explique que les avantages économiques d'une telle situation sont réels, l'industrie du préservatif étant une industrie multimillionnaire.
"L'Afrique du Sud et les pays voisins du Botswana et du Swaziland ont les taux d'infection les plus élevés au monde et les taux de distribution de préservatifs également les plus élevés. [...] la conclusion est évidente : plus de préservatifs signifient plus de cas de SIDA et plus de morts [...] il est bien sûr ‘politiquement incorrect' aussi bien ici que dans le monde occidental, d'envisager l'éventualité que le préservatif puisse en réalité alimenter cette maladie mortelle au lieu de la freiner".
L'objectif de l'Eglise dans le pays est de «lever le voile du secret sur le SIDA et d'inciter les gens à en parler ouvertement».
"On leur fait croire qu'il n'y a pas de véritable crise. Ils voient que beaucoup de jeunes meurent mais on leur dit qu'ils attrapent le SIDA parce qu'ils n'utilisent pas le préservatif correctement. Derrière tout cela il y a une croyance largement répandue selon laquelle les personnes qui meurent du SIDA ont été ensorcelées".
"L'Ouganda a été le premier pays à combattre résolument l'épidémie du SIDA au début des années 90. La position forte et claire du président Museveni a constitué l'élément décisif qui a ralenti la diffusion du SIDA,faisant passer le taux de personnes affectées de plus de 25% à 6% en 2002. Il a prêché le bon sens et non le préservatif, encourageant l'abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage, comme des valeurs culturelles".
Mgr Slattery précise que des rumeurs sur le rôle de l'abstinence et de la fidélité pour combattre le SIDA, circulent au sein du gouvernement d'Afrique du Sud.


--------------------------------------------------------------------------------

Les évêques africains défendent le pape
"Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l’abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida [...] Nous ne pouvons pas promouvoir l’utilisation du préservatif, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d’aider nos populations à se prémunir du sida : l’abstinence et la fidélité". (vidéo en ligne http://www.ktotv.com/)
Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, a dénoncé «le glissement de pensée» de l’Occident et son «hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable».
"Ce n’est pas le préservatif qui va diminuer le nombre d’infections du sida, mais certainement une discipline que chacun doit s’imposer pour pouvoir changer d’attitude, une attitude qui va l’aider à échapper à un hédonisme qu’il ne peut plus contrôler".
Pour sa part, l’archevêque de Kinshasa (RDC), Mgr Laurent Monsengwo, a expliqué que le préservatif
"aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n’en est pas toujours une".


--------------------------------------------------------------------------------

Des chiffres éloquents (source OMS), comparant la progression du SIDA dans les pays africains selon leur religion principale entre 1991 et 2001. Les pays catholiques étaient en moyenne plus touchés que les autres en 1991, et le sont moins en 2001. Catholiques ou pas, les pays d'Afrique touchés par cette immense tragédie méritent que cesse l'instrumentalisation qui est faite de leur souffrance par des groupes subversifs.

Voici donc en 2 colonnes ces quelques données édifiantes sur le SIDA en Afrique Sub-saharienne et les religions.


En 1991, le virus ne s'est pas développé dans une zone religieuse particulière. Les catholiques ont même été au centre du foyer de l'épidémie : le Congo, le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda occupent les dernières places





En 2001, après 10 ans de prévention dans ces pays (et la fameuse "irresponsabilité" de l'Eglise catholique), le classement n'est plus le même et se passe de commentaire…





PAYS_RELIGION PRINCIPALE_% infection

en 1991
en 2001

Guinée Equatoriale Catholique 0,34

Guinée Equatoriale Catholique 3,4










Lesotho Protestant 0,35


Gabon Catholique 3,63










Afrique du Sud Protestant 0,81

R.D.Congo Catholique 4,9










Mozambique Animiste 1


Ouganda Catholique 5










Angola Catholique 1,1


Angola Catholique 5,5










Cameroun Animiste 1,34


Congo Catholique 7,2










Namibie Protestant 1,62


Tanzanie Catholique 7,8










Gabon Catholique 1,86


Burundi Catholique 8,3










Swaziland Animiste 2,13


Rwanda Catholique 8,9










Tanzanie Catholique 4,16


Cameroun Animiste 11,8










Kenya Protestant 4,49


Centrafrique Animiste 12,9










R.D.Congo Catholique 4,57

Mozambique Animiste 13

Écrit par : Renoird Olivier | 28/03/2009

"Et voici pourquoi : la position de l'Eglise est aussi simple que cohérente. Pour éviter la propagation de la maladie, il faut être chaste hors du mariage et fidèle dans le cadre du mariage."

Aussi simpliste que débile. Les curés pédophiles sont-ils chastes malgré tout? Utilisent-ils le préservatif? Ah zut, j'oubliais, le Pape condamne l'utilisation du préservatif... Toujours la même rengaine: faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Tartufe, va.

Écrit par : Johann | 28/03/2009

j'ai vu un tee shirt sur Benoit qui m'a fait mourir de rire , regardez ça :
http://www.tshirtvip.com/product_detail.php?id=420&code=le-pape-t-shirt-homme

Écrit par : Léa | 28/03/2009

Donc, pour ceux qui disent que le pape n’est pas contre le préservatif, disons les choses clairement : l’Eglise (et pas seulement le pape, comme s’il s’agissait de son opinion personnelle) voit dans toute forme de contraception (pilule, préservatif, etc.) comme « intrinsèquement mauvaise ».

Comment en est-on arrivé à là ? Un peu d’histoire ne fait pas de mal. Il suffit d’ouvrir un livre un peu vieux, d’avant le Concile Vatican II, pour comprendre qu’il n’y a pas si longtemps, l’Eglise considérait la sexualité comme un mal obligé, un péché nécessaire à la survie de l’espèce qui permettait de donner à l’Eglise ses « fils ». Cette théologie cléricale considérait le célibat comme la vocation suprême et seule exempte du péché de concupiscence. Il faudra l’arrivée du Concile Vatican II pour voir le rôle des laïcs revalorisé. Il faudra aussi toute la catéchèse sur la sexualité de Jean-Paul II pour que l’Eglise voie dans l’acte sexuel un moteur de l’amour et pas seulement le péché de concupiscence nécessaire à la perpétuation de la race humaine. L’Eglise reconnaît à présent que l’engendrement n’est pas la seule raison légitime et morale de l’union sexuelle d’un homme et d’une femme, mais qu’il existe aussi une réelle fécondité spirituelle.

Écrit par : deguisement disco | 20/09/2010

Je viens d’enregistrer cet article dans mes favoris.

Écrit par : thalasso pas cher | 21/04/2011

Bonne site! Grand Merci de l'avoir fait.

Écrit par : comment perdre du poids rapidement | 27/05/2011

Les commentaires sont fermés.