15/03/2009

Violences des banlieues. Inégalité gravée dans le béton

Banlieue.jpg 

Les nations demeurent fascinées par ce qui leur manque.  Gravé aux frontons des mairies, fleurissant sur les lèvres microphages des politiciens, le mot « Egalité » fait, en France, partie des obsessions rhétoriques. Or, l'inégalité s'invite partout, dans tous les pays, mais avec une constance toute particulière outre-Jura. Elle y est même inscrite dans le marbre ou plutôt le béton armé. Car c'est dans l'urbanisme qu'elle exerce ses effets d'une façon délétère. Effets qui se traduisent par la mise en zone de non-droit de nombreux quartiers de banlieue et le développement du communautarisme de bande, devenu le principal marqueur identitaire d'une grande partie de cette jeunesse déscolarisée qui multiplie les affrontements avec les policiers. Le guet-apens antipolicier de ce week-end aux Mureaux en est l'exemple le plus récent.

 

Le « cercle vicieux » du Périph’

 

La vision centralisatrice de la vie sociale se traduit par l'autocratisme de la métropole. Il est symbolisé par cette forme bien connue du « Périphérique » qui encercle Paris - lieu des beautés architecturales et de la raison urbanistique. Ce « Périph’ » est aujourd’hui le « cercle vicieux » de l’apartheid social et rejette dans l'ombre les banlieues pauvres formées de bric et de broc, sans principe directeur et où domine la laideur. Les grandes villes françaises, pour la plupart, sont construites sur ce schéma.

 

Dès lors, les projets qui dessinent le futur Grand Paris – et qui devrait inspirer les métropoles régionales - prennent une importance cruciale pour désamorcer la violence sociale. Car tous, peu ou prou, donnent des pistes intéressantes pour faire voler en éclats le mur des banlieues.

 

A quand l’ « union sacrée » pour les banlieues ?

 

Hélas, ces projets – s'ils voient le jour – prendront du temps. Et la France se trouve en situation d'urgence. Les divers « plans banlieues » n'ont donné aucun résultat. Seul un investissement massif appuyé une « union sacrée » des principaux acteurs politiques apporterait à ce problème ardent un début de solution.

 Pour l’instant, la droite qui gère le pays et la gauche qui règne sur les régions se tirent dans les pattes. Et c’est la France qui boite.

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Il n'est pas inutile de préciser que les émeutes des Mureaux ont commencé le 8 mars, comme l'a immédiatement signalé l'excellent sitge "fdesouche.com", quil a fallu attendre le 12 mars, pour que les médias commencent à en parler, et que le "guet-apens" de ce week-end n'est donc que le dernier en date des incidents graves qui ont marqué la semaine. Des coups de feu ont été tirés, ce que le télétexte de "France2" rapporte pudiquement sous l'expression "tirs de plombs" !

Les émeutes font suite à "la mort d’un jeune homme de 29 ans, originaire de la ville. Ce dernier a été abattu le 7 mars au péage de Courtevroult (Seine-et-Marne), lors d’une course poursuite avec la police sur l’autoroute A4. C’était une figure du quartier des Musiciens. Médiateur de la ville, il totalisait déjà trente-cinq condamnations. Dans la voiture, les forces de l’ordre avaient retrouvé des cagoules et des armes." (fdesouche.com et "Le Parisien")

Il n'est pas inutile non plus de préciser que Les Mureaux (31'500 habitants, 46 % de logements sociaux) sont aux mains d'une de ces municipalités de gauche qui multiplient les initiatives destinées à favoriser l'intégration des populations "émotives" et où la prévention est l'objet de préoccupations constantes.

"«On n'hésite pas à tirer sur des policiers», a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance. «Si on ne sanctionne pas plus durement les agresseurs de nos collègues nous allons à la catastrophe et on ne s'en sortira pas».

«On n'hésite pas à tirer sur des policiers», a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance, un syndicat des gardiens de la paix. «Si on ne sanctionne pas plus durement les agresseurs de nos collègues nous allons à la catastrophe et on ne s'en sortira pas».

Rares sont les observateurs qui pensent que les agresseurs seront durement sanctionnés et que la catastrophe sera évitée. Il faut dire que depuis qu'on sait que le Kärcher du candidat Sarkozy était, en réalité, un pistolet à eau, il y a du souci à se faire...

Écrit par : Scipion | 15/03/2009

Longtemps on nous a fait croire que la violence en banlieue était dûe à l'architecture des cités. Mais le mal est bien plus profond. L'économie souterrainne a pris le relais depuis plus vingt ans dans ces ghettos à la française. Entre la bienveillance de gauche et la répression en carton de la droite, je préfère ne pas choisir!

Écrit par : Riro | 16/03/2009

violence de maintenant et de jadis!
jadis les seigneurs féodaux(puis les ducs,prince,roi et papes)se "cognaient" joyeusement pour garder leurs "prés carrés" et si pozssible conquérir celui du voisin,le "bon" était "forcémebt" le vainqueur" sans que personne ne se soucie du bon peuple pris entre la "gabelle"(variable selon le lieu et la politique)et les "écorcheurs" que les puissants n'hésitaient pas à utiliser contre "l'ennemi rétif"!
une affaire de propriétaire du sol!?

ceci pour accroitre "de son bien",(les français réclamaient que le roi vivent dun sien exclusivement!)les impots pour "la cour" et pour salarier les mercenaires(qui vivaient sur le pays faute d'intendance et encore p^us en cas de non paiement ou de chômage)
L'important étant "la sécurité locale" on n'hesitait pas à envoyer les "reitres" chez le voisin!
Partout ,des gardes aux "féauxd"Les boucliers et "armes" proclamaient tres visiblement que telle ou telle portion de territoire était "le'" bien" de son "vray" détenteur, et ses prétentions sur les "apanages" du voisin!

Des cas de possessions!et de spoliations de biens!
celui ci l'occasion en était dépossédé par un seigneur rival,le duc,voir le dauphin,sa femme,un autre roi! et le roi lui même était tué soit par un parent,un cousin,voir un passant dans la rue..sans compter les maladies infantiles ,vénériennes ou inconnues aprés "un long voyage"(en terre de barbarie par exemple)etpar les rites "pas catholiques" jusque dans l'entourage du zsouveain "tres chretien" en majesté solaire!
sans compter,polygamie,divorces et excommunications plus ou moins sévéres!

DU royaume de france à la république souveraine

c'est ainsi que le royaume de france se constitua au détriment de ses voisins(bourgogne ou bourbonnais,bretagne ou flandres))sauf si un "arrangement par mariage" entre bandes rivales'duc de savoie et roi d'écosse,ou dauphin et princesse de savoie) permettaient-un jour-de réunir les deux terroirs"-parfois tres distants entre eux-

en litiges!Point d'égalité,de liberté ni d'égalité ni de fraternité "entre cousins"(le marché de la princesse à marier étant étroit et les candidats exigeants) mais des morts "brutales",empoisonnements,spoliations,don et dépossessions arbitraires,etc...
securité ou diplomatie,fessée ou prison?
ceci quand le monarque "tout sécuritaire" privilégiait la guerre sur la diplomatie..Même chose pour la papauté ou parfois 3 papes existaient simultanément avec l'accord de tels ou tels "royaumes". contre les autres..(on posa la question à jeanne d'arc de savoir lequel était le bon et elle repondit ne point le savoir..faute d'insdtruction)..
aprés nos ancétres les "gaulois"
.nous revoila revenu au temps féodaux et des "écorcheurs"(maintenant voleurs de sacs à l'arraché ou "propriétaire en viager" d'une portion du sol de la république "une et indivisible"!)
que faire du "bon droit"?
Il y a donc un "seigneur de droit"(la république)et une "puissance de fait"(les bandes)..bref question de propriété spoliée et de rapines! Quand au seigneur "fort de son vray droit"-si ce n'est le bon-il s'évertue à restaurer-en vain-sa monarchie "toute puissante" avec "sa garde" qui visiblement ne l"intéresse pas plus que "sa cour"!celle ci étant fina&lement plus dangereuse pour "sa sérénité"
le manant de la république est fatigué

le peuple étant invité à subir et à payer les impots(ceux du prince et ceux des écorcheurs) trouve souvent l'inneficacité de la prison et de ses effets(longs et couteux) la justice(payé par le "bon peuple" dans tous les cas)

Un "gentil seigneur", à cheval sur le "bon droit" ,ayant "vocation a pauvreté,sincérité et humilité" plus que sur des principês que l'on contourne si l'on peut,serait déja une "avancée".
on cherche plombier et réparateurs toutes mains
.on peut même immaginner un "travail de réparation et peinture" pour dédomager les victimes et autre chose encore,en plus,pour dédomamger le "bon" seigneur et le fisc.

..A droite comme à gauche on manque d'immagination et d'idéal et on méprise l'histoire sauf pour l'instrumentaliser sur le plan électoral!
Reste "l'esprit civique" à définir et les punitions "mineures" comme le pélerinage ou le travail volontaire et durable pour les pauvres comme acte de contrition avant "d'aller aub diable"!
va&leurs civiquezs en bernes?
Malheureusement il y a beau temps que les "valeurs civiques" on eu le sort des "valeurs monétaires" et que le moralisme bien pensant,avec contradiction systématique de la morale dite "élémentaire" est perdue tant par l'état(qui donne souvent le mauvais exemple et accuse ses fonctionnaires-boucs émissaires")l'administration(pas la derniére à retarder l'application des lois,voir à les détourner de leurs objectifs connus et votés)et la république
un seul être vous manque;
de nos jours,en France,le pouvoir d'un seul(fut il maire ou président) est si indispensable que 6o sujets(de mécontentements et plus)ne font pas le poids à ses côtés!
methodes primitives et subtilités maffieusers légales?
Pourquoi voulez vous que "ceux qui sont en bas" avec leurs methodes primitives et "féodales" de "mauraudeurs" en fassent moin que "ceux qui sont en haut" qui agissent en général plus subtillement en sachant trés bien user des lois ,même quand la circonstance ne s'y préte pas!

?aprés le "grand vidame" on inventerait le monarque(né)mais "sans pouvoirs politiques mais moralement "coherent" et si possible polyglotte(le cas était jadis fréquent) et revenir à "la république des citoyens" responsables et ne voulaént pas à la fois le beurre et l'argent du beurre!

bref,la VE république part en morceau parce qu'elle oublie que l'hommo simplicissimus passe avec "l'hommo économicus" et qu'il faut du temps,non pour réagir,mais pour penser comment être efficace selon les mentamitées de population aux mentalitées diverses(mais depuis les vépres siciliennes on sait que les monarques français ont du mal à ce sujet)

Écrit par : gpradet | 17/03/2009

Vous savez, la France ne se révolte que tous les 1789 ans ! On a encore de la marge ...

En attendant, il s'organise doucement mais sûrement un véritable exode des français vers les petites villes de province, voire vers la campagne où les jeunes sont moins brûlants ... pardon, bruyants !

Écrit par : zorro | 08/03/2010

Pour sortir les jeunes de la délinquance, pour en finir avec les violences urbaines, il faudrait tout d’abord que les parents leur apprennent les bases qui fondent une société, il faudrait que les méthodes d’éducation des parents soient proches de celles de l’école, il faudrait plus d’animation dans ces quartiers isolés, il faudrait en finir avec la discrimination et le racisme et surtout il faut tout mettre en œuvre pour redonner du courage aux jeunes de banlieue !

Écrit par : sandrine | 26/01/2011

En voici une idée intéressante qui porte à réflexion

Écrit par : achat lampadaire exterieur | 21/04/2011

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