04/06/2008

Arrivée de Daniel Peressini dans la Corse éternelle

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Le temps, ce mardi après-midi 3 juin 2008, a fait preuve de tact. Il fut exécrable comme un souvenir de février survenu dans un cauchemar. L’éclat du soleil et la douceur de l’ombre sous les frondaisons du Père-Lachaise n’avaient pas leur place en ce jour endeuillé, à l’image de ces nouveaux riches qui mettent mal à l’aise une assemblée car ils en font toujours trop. Le ciel avait choisi d’accompagner Daniel Peressini, dans son départ vers l’autre rive, en se mettant à l’unisson de nos larmes.

 

 

 

 

 

A Paris, sans doute sommes-nous nombreux à posséder un village et une forêt en nous. Un village pour les premiers émois. Une forêt pour les premiers mystères. Ce village et cette forêt nous le disent chaque jour : « Tu peux bien t’agiter à la surface du globe. Aller ici. Courir là. Nous ne te lâcherons jamais. Tu nous portes. Nous te portons. Nous sommes tes parents. Nous sommes tes enfants. Un jour, tu reviendras. Tu nous reviendras. Et la vie recommencera sa musique. Sa musique qui ne s’arrête jamais.»

 

 

 

 

Pour Daniel, ce village et cette forêt vibraient en Corse. Il n’y était pas né. Mais ses racines familiales irriguaient de corsitude son corps de chêne. Les racines entravent-elles la marche de qui veut progresser dans son être ? Oh non ! Elles n’étouffent que les cœurs faibles qui se réfugient dans leurs origines comme sous les jupes de leur mère. Pour Daniel, ses racines lui ont ouvert le ciel et balisé le chemin vers les autres. C’est toute la différence entre le patriote et le nationaliste. L’un aime son pays. L’autre déteste ses voisins. Daniel aimait son pays et faisait la fête avec ses voisins. Il ne fallait toucher ni à l’un, ni aux autres. Sacré bonhomme, va !

Aujourd’hui, Daniel a retrouvé sa Corse Eternelle. Il y fait meilleur ciel. 1493892531.jpg

 

 

 

 

Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris

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Commentaires

Pourquoi faire de la politique dans un tel moment ? Pourquoi critiquer les nationaliste ?

Je connais daniel, je suis plus que nationaliste, je suis indépendantiste et je ne me reconnais pas dans votre description.

Quoiqu'il en soit ce n'est pas lieu pour discuter de cela, je n'ai pas pu me rendre sur Paris pour un dernier au revoir, mais une seconde cérémonie doit avoir lieu a Ajaccio prochainement.

Écrit par : Jerome | 05/06/2008

Je voulais juste vous dire merci pour cet excellent article.

Écrit par : troubles sommeil | 21/04/2011

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