05/12/2007

Les découvertes du Plouc: ours artistes ou artistes ours

 

Vous a-t-on assez bourré les oreilles avec ce proverbe: «Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué». Mais c’est tous les jours qu’on met sur le marché ces peaux-là avant que les plantigrades ne soient occis! En langage financier, on appelle ça «vente d’actions à terme». A ce jeu-là, on peut transformer la peau de l’ours en fourrure de vison. Ou alors se retrouver à poils.

Aujourd’hui, le Plouc ne va pas vendre mais louer, «La Peau de l’Ours». Rien à voir avec la bête noire des bergers pyrénéens. Il s’agit du nom que s’est donné en France un mouvement d’artistes professionnels qui comprend de nombreux talents reconnus des cercles initiés mais que le grand public ignore le plus souvent, les médias ayant perdu toute curiosité en matière artistique. Et pas seulement qu’en matière artistique, mais c’est une autre histoire…

Plusieurs participants du mouvement «La Peau de l’Ours» exposent jusqu’au 22 décembre dans le treizième arrondissement à Paris, juste derrière la place d’Italie (métro Tolbiac) à la galerie «Valeurs d’Art» qui appartient à Gérard Payen. Son adresse est, en soi, tout un programme puisqu’elle niche au 11 de la rue Henri Michaux!

Vous y contemplerez des tableaux et de sculptures de Théa Bernard, Xavier Bertheau, Odile Frachet, Pascal Hemery, K. Vasili, Pierre Guerchet-Jeannin, Anne-marie Guerchet-Jannin, Frédéric Marquis, Dina Pickard, Anne Pourny, Philippe Rillon, Raurich.

Pour vous former une petite – ou grande – idée sur leurs œuvres, il suffit de surfer sur les sites internet de la galerie et de «La Peau de l’Ours», dont voici les adresses:

http://www.valeursdart.com

http://lapeaudelours.free.fr

Sur ce dernier site, vous découvrirez le manifeste du mouvement. Son but: revivifier la notion d’art qui est embrumée par la société médiatique, en rejetant les modes du «non-art» et des «non-œuvres». Mais «La Peau de L’Ours» refuse aussi de se transformer en défenderesse du retour à la tradition classique et figée qui ferait de l’art, non pas une force vivante mais un cadavre empaillé.

Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris

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